La décarbonation de l'Île-de-France progresse mais reste encore loin du compte
César Armand
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L'Île-de-France est le territoire le plus riche de France et d'Europe, le plus inégalitaire, le plus peuplé et le plus dense, mais aussi le mauvais élève de la lutte contre le dérèglement climatique.
En 2020, les énergies renouvelables (EnR) devaient représenter 23% de la consommation finale de l'énergie à l'échelle nationale. Force est de constater que la région-capitale produit encore moins de 12% de l'énergie qu'elle consomme, dont seulement la moitié en EnR.
En réalité, l'Île-de-France n'a pas le choix. A l'échelle nationale, la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte de 2015 fixe l'objectif d'atteindre 38% de chaleur renouvelable dans la consommation finale de chaleur. Aujourd'hui, cette part dans la production atteint seulement 20%.
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Devant l'électricité renouvelable (1.285 gigawattheures), les réseaux de chaleur renouvelable (13.750 GWh) restent en effet les plus importantes sources de production d'énergies renouvelables en Île-de-France, mais 42% de ces derniers sont encore alimentés par les énergies fossiles, à 37% par le gaz et à 4,6% par le... charbon.
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