BLOIS. Le Loir-et-Cher vient de lancer la construction d’une trentaine de centrales photovoltaïques pour équiper collèges et bâtiments publics. Objectif : autoproduire 100% de leur consommation énergétique à l’horizon 2027. Le département du Républicain Philippe Gouet veut être le plus avancé sur ce plan à l’échelon régional.Premier d'un programme de création de 27 centrales photovoltaïques d'ici quatre ans, le dispositif installé sur le toit des archives départementales, à Vineuil dans l'agglomération de Blois, est entré en fonctionnement. A la clé, environ 600 m2 de panneaux photovoltaïques qui doivent, à terme, permettre au bâtiment d'auto-produire sa propre consommation d'électricité verte. La première phase des travaux d'équipement concernera la pose de huit autres centrales dans les collèges, gérés par les départements. « D'ici fin 2022, l'établissement de Saint-Aignan-sur-Cher sera aussi raccordé », assure Sébastien Depeyre, directeur du parc de bâtiments du Loir-et-Cher. « Le reste du chantier s'étalera pendant six mois avec une livraison en principe en juillet 2023 ». La collectivité présidée par Philippe Gouet (LR) en a confié la maîtrise d'oeuvre au groupe Enerlis.
Basée à Boulogne dans les Hauts-de-Seine, cette société, qui emploie 200 salariés et a réalisé un chiffre d'affaires de 130 millions d'euros en 2021, en assurera aussi la maintenance. Une seconde phase d'installation sera ensuite activée entre 2024 et 2026 avec l'objectif d'équiper non seulement les collèges mais aussi d'autres bâtiments administratifs de la collectivité. Au total 19 des 26 établissements scolaires secondaires seront dotés à cette échéance de panneaux scolaires, en fonction de leur orientation solaire. Enerlis équipera également la Cité administrative, un centre social, le laboratoire départemental, la maison de cohésion sociale et le parc routier à Blois, ainsi que le centre d'exploitation routier à Lamotte-Beuvron.
L'objectif affiché du département du Loir-et-Cher est de compenser à 100% la consommation énergétique des bâtiments concernés grâce à l'auto-production d'électricité renouvelable. Ainsi, la première phase de déploiement permettra la production d'1,7 GWh par an. En totalité, les centrales généreront annuellement 4 GWh. Représentant un investissement total de 11 millions d'euros, le chantier sera co-financé par la collectivité ainsi que par l'Etat dans le cadre de la dotation de soutien à l'investissement des départements. Ainsi, il injectera 2,3 millions d'euros sur les cinq millions d'euros correspondant à la première phase et à l'équipement des neuf premiers sites.
Guillaume Fischer, à Tours