Avancées dans les négociations salariales dans les banques

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Les salaires minimums des employés du secteur bancaire ont été revalorisés entre 4 % et 5 %. Aucun accord n'avait été trouvé en 2010.

La nouvelle est à replacer dans un contexte plutôt sensible, où les dernières annonces concernant les bonus accordés aux dirigeants et traders sont souvent mal perçues au sein des groupes bancaires. Alors que l'indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 1,8 % en 2010, les augmentations de salaires collectives sont comprises entre 1 % et 2 % selon les niveaux de salaires et les établissements bancaires.

Les négociations annuelles obligatoires (NAO), qui se sont déroulées entre fin 2010 et début 2011, ont donc abouti à une préservation du pouvoir d'achat des salariés du secteur bancaire. Au Crédit Mutuel Centre Est et au CIC, par exemple, l'augmentation collective s'élève à 1,9 % ; au Crédit Foncier, elle s'établit à 1,8 % avec un plancher de 500 euros, pour les salaires annuels bruts inférieurs à 35.000 euros.

Par ailleurs, les minima salariaux ont été revalorisés entre 4 % et 5 %, sachant que les négociations n'avaient pas abouti l'année précédente.

La CFDT signale aussi que les NAO ne portent plus seulement sur les salaires. Ainsi, des mesures en faveur des réductions d'écarts de rémunération entre hommes et femmes ont été actées. Société Générale débloque pour cela une enveloppe de 3 millions d'euros sur deux ans, HSBC France de 600.000 euros, La Banque Postale de 100.000 euros. Des primes diverses ont également été obtenues à cette occasion : 250 euros de primes pour les contrats en alternance chez Société Générale ou un supplément d'intéressement de 500 euros par salarié chez LCL.

Prime sur la valeur ajoutée

Des ajustements devraient encore avoir lieu cette année, puisque l'IPC a crû de 2,1 % entre avril 2011 et avril 2010, et que la « prime de partage de la valeur ajoutée » devra être mise en place. « Depuis les accords sur les NAO, le contexte économique et réglementaire a évolué. Le projet de loi sur le partage de la valeur ajoutée devrait notamment être promulgué courant juillet. Les entreprises concernées auront ensuite trois mois pour entrer en négociations sur ce sujet », précise Jean-Luc Vergne, directeur général ressources humaines de BPCE.

Une particularité est aussi à noter dans le paysage bancaire : malgré le rapprochement des deux groupes bancaires il y a presque deux ans, BPCE ne tient pas pour l'instant de négociations salariales au niveau du groupe. « Nos dirigeants ont voulu un seul groupe. Il serait donc logique que les négociations salariales se déroulent aussi au niveau du groupe », constate la CFDT. Certains efforts ont cependant été entrepris. « Nous avons mis en place des instances de dialogue social au niveau du groupe. Nous avons entamé une première négociation sur un thème qui pourrait s'avérer fédérateur, à savoir la gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences. Mais nous ne sommes pas encore prêts à fédérer les négociations annuelles sur les salaires réels », ajoute Jean-Luc Vergne.

 

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