La mort programmée du Grenelle de l'environnement

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La décision de relancer le nucléaire, sans concertation et sans évaluation, est contraire à l'esprit et à la lettre du Grenelle de l'environnement. Elle risque de privilégier une consommation électrique tous azimuts, au détriment des objectifs communautaires en matière d'efficacité énergétique et d'énergies renouvelables. Et de compromettre l'émergence d'une industrie "verte" en France, estime Corinne Lepage, ancienne ministre, présidente de Cap 21, vice-présidente du Modem.

L'annonce de la réalisation d'un deuxième réacteur nucléaire EPR, puis, pour être agréable à GDF-Suez, d'un troisième, constituerait de facto l'avis de décès du Grenelle. Quelle est profondément la philosophie du Grenelle?? Faire entrer, tout d'abord, la France dans l'économie de l'éco-efficacité en valorisant les bâtiments à faible consommation énergétique et les procédés industriels fondés sur le cycle de vie du produit permettant de réduire simultanément la consommation de matières premières, l'énergie et les déchets. Permettre, ensuite, à notre pays de récupérer un peu de son retard en matière d'énergies renouvelables pour se rapprocher des objectifs communautaires en la matière et développer un secteur industriel dans le domaine phare de l'économie du XXIème siècle. Changer, enfin, le mode de prise de décision en associant les acteurs de la société civile autour d'un projet de société qui s'inscrirait dans le développement durable.

Or, le retour au tout nucléaire et à une politique du passage en force qui a caractérisé la mise en place du programme électronucléaire dans les années 70 tourne en tout point le dos à cette politique et rend en réalité impossible la réalisation effective de la loi Grenelle. En effet, construire trois réacteurs EPR aboutit à augmenter considérablement l'offre d'électricité et à répéter le scénario précédent?: pas de politique de maîtrise de l'énergie, des coûts astronomiques pour les logements chauffés à l'électricité, pas d'industrie du renouvelable.

On pouvait espérer que nos dirigeants avaient compris que le monde avait changé et les faux-semblants avec. La réalisation de trois EPR rend totalement virtuel l'objectif de 23% d'énergies renouvelables en 2020 et de 20% d'efficacité énergétique à cette date. En effet, pour vendre son courant, qui ne se stocke pas, et amortir le coût faramineux de réalisation des EPR (le prototype finlandais avoisine les 5 milliards d'euros et EDF a dû lui-même reconnaître que le coût de revient du kilowattheure nucléaire serait compris entre 55 et 60 centimes d'euro), les exploitants, aidés bien entendu par des pouvoirs publics devenus schizophrènes, vont devoir favoriser la consommation électrique, c'est-à-dire continuer à promouvoir le chauffage électrique et lutter contre l'efficacité énergétique.

Ils ont d'ailleurs commencé très activement à le faire avec l'amendement Ollier, pour éviter que les objectifs d'efficacité énergétique dans les bâtiments soient applicables aux bâtiments chauffés à l'énergie électrique d'origine nucléaire. Ils vont continuer en essayant de dissuader le législateur d'abord, les consommateurs ensuite, de construire des bâtiments à énergie positive a fortiori à énergie passive et d'investir dans l'isolation, politique qui aboutirait à réduire la demande électrique. C'est le secteur du BTP, celui des matériaux intelligents qui est menacé.

Et pour que l'énergie nucléaire soit vendue, il faut évidemment qu'elle n'ait pas de concurrents. Il est donc impératif de détruire le frémissement de développement de l'énergie éolienne et de tuer dans l'?uf l'essor d'une énergie solaire. D'où la bronca orchestrée contre l'énergie éolienne et la baisse de tarif de rachat de l'électricité solaire dans le tertiaire pour tuer la rentabilité des projets qui étaient en cours.

L'étape suivante sera la contestation du prix du rachat de l'électricité verte par EDF qui invoquera l'inutilité de cette électricité compte tenu de l'abondance d'électricité nucléaire. Ainsi, les projets seront de moins en moins rentables, aléatoires et les investisseurs les réaliseront partout, sauf en France. Nous n'aurons donc aucune industrie susceptible de jouer un rôle majeur dans le secteur des énergies renouvelables et aurons raté, de manière parfaitement volontariste, la chance de nous inscrire dans l'économie de demain.

Devenus pourvoyeur de nucléaire dans toute l'Europe et poubelle nucléaire du même coup, nous mettons en péril nos filières agricoles et agroalimentaires avec a minima un risque d'image immense. Il suffit de demander aux agriculteurs de la région du Tricastin ce qu'ils en pensent?! Dès lors, c'est exactement le contraire du mode de développement économique que promeut le Grenelle qui est très clairement programmé.

Pour imposer ce passage en force, il va de soi qu'il n'est pas possible d'appliquer les nouveaux modes de rationalité économique promus par le Grenelle, ni de suivre, dans l'esprit et dans les textes, les procédures de concertation, de participation prévues au niveau communautaire et transcrites dans les lois Grenelle. Une fois de plus, une décision industrielle majeure ne repose sur aucune évaluation indépendante des coûts comparés des différentes filières, des avantages et des inconvénients directs et indirects qu'elles génèrent, et a fortiori, aucune prise en considération des conséquences sanitaires et économiques des déchets n'est prévue. C'est le choix du nucléaire parce que c'est le choix du prince.

Ainsi, le modèle économique que construit cette orientation tourne délibérément le dos à tout l'effort mené dans le cadre du Grenelle et aux politiques suivies par les autres pays du monde, à commencer par les Etats-Unis. Malheureusement, une fois encore, pour des raisons idéologiques, la religion du nucléaire, notre pays se trompe d'époque, se trompe de choix industriels et pour satisfaire nos champions hexagonaux des lobbies, désormais tous rassemblés, condamne à mort les éco-industries du XXIème siècle qui avaient cru que le Grenelle leur ouvrait une nouvelle voie.

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a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
En lisant l'article de Corinne Lepage qui me semble très objectif et bien argumenté, je n'ai plus qu'une seule envie, vous inviter tous à manifester dans la rue contre le prince et sa politique infernale demain le 29/01/09
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
le chauffage électrique n'est pas plus cher que le chauffage au gaz: je suis passé d'un chauffage au sol avec chaudière à gaz à l'électricité par l'installation d'une chaudière électrique : la facture est à peu près la même, dépendant du prix du gaz ou du kw qui sont changeants...
(ceci pour des raisons de sécurité; risque trop important avec le gaz: explosion, CO)
Je ne connaissais pas Tricastin et depuis les incidents, je connais et achète ce vin (et rachète).
Les lobbies antinucléaires se trompent de cible et d'époque; leur religion est dépassée! la seule façon de réduire le CO2, c'est l'électricité (voir l'évolution des voitures) et les éoliennes, dont les immenses assises bétonnent les collines ne sont pas la solution; tout le monde est d'acccord pour l'isolation des immeubles et maisons qui ne sont pas au niveau des constructions actuelles.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Une centrale nucléaire EPR c'est 5 milliards
2600 éoliennes produisant la même puissance, c'est 4 milliards (cf.revue l'Ecologiste de ce mois-ci)
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Corinne Lepage expose clairement la contrainte économique, à long terme, qui résulte du choix de ces investissements lourds et qui freinera la mise en place d'un développement "durable" car adapté aux conditions nouvelles. A nos descendants le souci de l'amortissement.
Un raisonnement semblable peut être fait avec l'investissement autoroutier, toujours favorisé par rapport à l'investissement rail, malgré les impératifs énergétiques et les bilans de l'environnement .
L'amortissement des autoroutes étant fragilisé par le développement du rail (fret et passagers), celui ci est mis le plus souvent en deuxième priorité.
Avec la crise financière, les choix doivent être sélectifs. Tout ne peut être envisagé. D'où la nécessité d'un débat approfondi au sein d'une collectivité qui est concernée pour longtemps.

a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
@ thnikgreen :

Et le taux de disponibilité d'une éolienne est de 25% contre 90% pour un EPR. C'est pas 2600 éoliennes l'équivalent mais environs 10000 si on parle en terme de production et non plus puissance installée. Soit bien plus d'une douzaine de milliards d'?. (pour avoir un courant produit à des moments où l'on en a pas besoin et réciproquement...)

Si on fait des comparaisons, faut les faire jusqu'au bout hein...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Je suis du même avis que FL. le Prince s'est d'ailleurs fort opportunément débarrassé d'un (d'une) secrétaire d'état qui aurait peut-être eu du mal à justifier cette décision sur le nucléaire, compte tenu de son rôle reconnu comme positif dans ses fonctions.

La ronde continue, c'est dommage pour tout le monde. Il y a quelque chose de pourri dans le royaume de France.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le discours de Corinne Lepage est juste et cohérent . Pourquoi ne marque t-elle pas plus les esprits ? Son passage au Modem aurait du élargir son audiance ou du moins ses thèes, c'est le plus important . hors rien n'est moins sur ; alors où est la faille ? Je la vois dans la carence démocratique de son mouvement qui fonctionne sur un mode pyramidale, très hiérarchisé . Le plus préoccupant c'est qu'elle tant à reproduire au sein meme du Modem ce mode organisationnel archaique ; L'enfer est dans les détails ...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
La réaction de Philanne est caractéristique des oppositions "à la base" ... un contentement à court terme des effets qu'analyse C. Lepage dans son article (la promotion d'une énergie électrique nucléaire en low cost). Avec en plus un critère plutôt maladif (acheter du vin de Tricastin depuis l'incident nucléaire). En somme notre conscience environnementale est devant un défi : créer un rapport de force sur cette question cruciale nécessite l'engagement d'un débat d'idées, d'une lutte d'idées tant l'esprit humain peut être retors (toujours l'archéype Philanne). FL a sans doute raison : le débat et la lutte d'idées passe par un mouvement public. Je ne l'avais pas prévu mais je serai demain dans la rue. Cela semble utile et nécessaire ...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
corinne ferait mieux de lire les rapports sur la consommation de la France avant de critiquer le nucleaire. Vous tous ici combien d'année pensez vous qu'une centrale nucléaire pourra fonctionner sans incident ? nos reacteurs nucléiare sont VIEUX. il faudra bien les remplacer!

a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le nucléaire est pê plus propre en terme de CO2 mais ce n'est que remettre la saleté à vos petits-enfants: à ce jour AUCUNE solution de stockage des déchets radioactif pour 10à 100mille ans n'est possible! Lisez le monde: une ville allemande combine aeoliennes, photovoltaique, biomasse et cntrale par retention d'eau - elle est productrice et revend son electricité! Avec en prime le fait que l'ALL est à la point du dévelloppement des energies durables. Pourquoi la France edoit-elle être toujours à la traine?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il y a belle lurette que la France n'a de la démocratie que les apparences, Tonton avait fort justement rappelé à propos de Jospin, qu'il était intronisé et serait son succésseur - Alors les gérémiades de Corinne (que j'aime bien par ailleurs) sur l'abandon des idéaux démocratiques du Grenelle de l'environnement font bien rire ceux qui gèrent la monarchie qui gouvernent la France des fonctionnaires.
Pour l'instant, il n'est pas établi que le nucléaire soit moins bien que les autres moyens de produire de l'énergie et ce malgré les campagnes répétées des écolos... car finalement c'est de l'énergie propre - au sens où elle ne rejette pas de CO² comme le fuel ou le charbon. Si bien que le propos de Corinne (que j'aime toujours) est bien discutable.

Moi, je trouve que maintenir une forte capacité à produire de l'énergie est un atout pour notre pays - pour une fois que l'on ne se tire pas dans les pieds !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
C L nous parle fort bien ma foi mais malheureusement de ce qu'on ne veut pas. Pourquoi ne pas parler de ce qu'on veut : nous voulons de l'électricité pour avoir de l'eau chaude ou froide même quand il y a trop de vent ou de neige sur les fils. Le nucléaire ne sait pas faire alors que le solaire, distribué naturellement partout, sait faire en permettant une production sur le lieu du besoin. Que les victimes de la dernière tempête s'équipent et les besoins en nucléaire disparaîtront automatiquement!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
jbdu, l'énergie nucléaire n'est pas aussi propre que ne le clame le gouvernement. En tant qu'énergéticien, je peux affirmer que les centrales rejettent des dizaines de gaz radioactifs dont certains se retrouvent dans nos poumons et finalement dans notre corps et peuvent être considérés comme de minuscules centrales nucléaires puisque le gaz radioactif est une matière fissile avec une réaction en chaîne qui continue. Inquiétant non ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le vrai problème est la surconsommation moderne. Aujourd'hui tout fonctionne à l'électricité et à la moindre panne, c'est le chaos, les gens trop dépendant ne savent plus s'adapter. Je dirais aussi que c'est un problème de pays riche. Enfin, je propose de surtaxer toute forme de clim.... car il faut chauffer et poluer pour produire du froid, c'est dingue non ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
L'intervention de Corinne Lepage nous ramène à l'opposition au nucléaire qui a été le point de ralliement des mouvements écologistes des années 80.

L'émergence de la contrainte climatique avait changé la donne.

Sur le fond il faut noter les contradictions du texte :
"des coûts astronomiques pour les logements chauffés à l'électricité"
et
"pas de politique de maîtrise de l'énergie"
Si on sait que le prix de l'énergie est le premier facteur qui pousse les particuliers à faire des économies d'énergie, on voit que le texte se contredit dans une même phrase.

Les éoliennes, quand on a , comme en France, la possibilité d'avoir des bassins de vents différents, peuvent produire une électricité dite de base cad dont la production est constante toute l'année, moyenant, en plus la construction de centrales à cycle combiné gaz pour assurer la production pendant les creux de vents.
les coûts : nucléaire 45?/MWH (50 selon EDF qui a interêt à gonfler les coûts)
éoliennes : 70? /MWh (120 pour l'éolien off shore)

donc la solution retenue fait baisser les coûts
la politique industrielle : les éoliennes sont fabriquées en Allemagne, au Danemark et plus récemment en Espagne ; donc la promotion de l'éolien dans la récente directive était un soutien à l'industrie de ces 3 pays.
Pourions nous développer une industrie des ENR? je n'en sais rien.

le volume de la demande
Avec 3 EPR + le programme éolien, on aura trop d'électricité en base...
donc, sur ce point Corine Lepage a raison : il faudra diminuer les subventions à l'éolien, ou exporter l'électricité éolienne ... après l'avoir subventionnée...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Attention ! les centrales nucléaires émetent des gaz radioactifs qui s'échappent dans l'atmosphère
Durant la seule année 2000 c?est plus de 900 kg de Krypton 85 (350 millions de Curie) et plus de 680 kg d?Iode 129 (121 Curie) qui ont été relâchés dans l?atmosphère. Il y a probablement actuellement au moins 7 tonnes de Kr85 et 6 tonnes de I129 en circulation aérienne. A eux seuls ces deux gaz, qui s?accumulent peu à peu dans l?air du monde faute de ne désintégrer rapidement, constituent un épouvantable danger radiologique pour les générations actuelles mais plus encore pour les générations futures. Avec la poursuite et l?augmentation de l?activité électronucléaire la contamination atomique des ciels augmentera et, par effet de proximité, la situation pulmonaire s?aggravera. A eux seuls, ces deux gaz radioactifs ne sont ni plus ni moins qu?un inodore Auschwitz atmosphérique en devenir.

a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le choix du nucléaire est un suicide à longue échéance : les déchats radioactifs ne font que s'accumuler et seront encore toxiques et mortels, pour certains, dans 100.000 ans !!! Qui oserait garantir qu'il y aura encore quelqu'un pour els surveiller dans 100.000 ans ???

Par ailleurs, le nucléaire n'est qu'une fuite en avant pour favoriser le gaspillage énergétique alors que, comme le prétrole, le carburant nucléaire s'épuise et qu'on arrivera forcément au bout (paraît-il au rythme de consommation actuel, 70 ans). Donc le nucléaire n'est pas une solution durable, et en plus infiniment plus dangereuse que des barrages hycroélectriques ou des centrales solaires ou des éoliennes?

Non, la vérité est que sarko paye sa dette aux lobbies qui le soutiennent, c'est tout.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le nucléaire à tout va tuera les EnR en France sans permettre d'alimenter nos véhicules. Ce n'est pas de nucléaire que nous avons besoin mais d'efficacité énergétique et de concertation.

La France n'est pas plus productrice d'uranium qu'elle l'est de pétrole, continuer à nous engager dans une voie exclusive est suicidaire d'autant que les gisements d'uranium à bas prix sont voués à s'épuiser peut être plus vite que ceux de pétrole.

10 à 15 millions de tonnes de bois mis a terre par la tempête vous etre perdus dans les Landes.
Valoriser ces bois comme bois de chauffage permettrait de substituer la puissance de 8 réacteurs nucléaires nucléaires fonctionnant à pleine charge durant six mois d'hiver pour alimenter des chauffages électriques.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
@FL Hé pour un véritable énergéticien, vous n'avez pas l'air très au courant, depuis quand les gaz issus des centrales sont fissiles, car par définition pour avoir une fission et par suite une réaction en chaîne, il faut des neutrons et des vrais isotopes fissiles. En fait moi qui suis neutronicienne je serais ravie que le Krypton ou l'Iode soient fissiles, ça éviterait qu'on se casse la tête à enrichir l'uranium pour faire tourner les centrales. Sinon avant de faire peur aux gens avec des grands chiffres, vous êtes-vous renseignés sur l'origine exacte des radioéléments que vous citez : proportion naturelle par rapport à production du nucléaire, et sur leur radiotoxicité (et non radioactivité) exacte ???
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Geniale l'idée de Mobar : bruler tout le bois à terre dans les landes, ça represente combien de tonnes de CO2 rejetes dans l'atmosphere !...
wolfbudik : pas malin l'exemple allemand ; cette nation hypocrite qui ne veut pas de nucleaire mais achete l'electricite produite par les centrales nucleaires françaises ...
Merci Guilepo pour cette mise au point technique.
Personne n'a envie d'un tout nucleaire ... ni d'une cote recouverte d'eoliennes ... l'enfer est peut-etre dans le detail "acedecone" ... mais la verite est une affaire de compromis ...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
A propos des 2600 éoliennes, celles ci produiraient de l'électricité de manière intermitante (sauf si un vent régulier souffle sur toute la france). Il en faudrait donc plus en réalité, et donc le coût serait en définitive supérieur pour l'éolien. Il est aussi courant que les pays ayant développé beaucoup leur éolien développent aussi le charbon ou le gaz pour palier aux manques de cette technologie, donc pour ce qui est du bilan carbone, le nucléaire est plus avantageux. Une dernière chose, on parle aujourd'hui de voiture électrique.Pour recharger tous ces véhicules, c'est plus que 3 EPR dont nous auront besoin d'ici 10 à 20 ans, et il n'y aura donc pas "abondance d'énergie nucléaire" qui s'opposera au rachat de l'électricité verte.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
le probleme c'est que tous le monde veut profiter du confort moderne, mais personne ne veut en assumer les consequences, et je tiens a vous rapeler que nous somme de plus en plus nombreux a vivre sur cette planete et que en attendant la mise au point de la fusion a froid le nucleaire reste malheuresement la seule solution pour avoir une production d'electricité constante sur notre territoire, sans etre dependant des autres pays qui peuvent a tous moment fermer les robinets de gaz ou de petrole.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Bonjour,
L'énergie nucléaire est économe en CO2. Ceci a une valeur marchande. Je propose de la répartir entre
- la compétitivité de l'économie en générale
- la subvention aux énergies ayant un impart CO2 total faible.
- la recherche sur la séquestration (produits radioactifs, CO2) et le dégazage des hydrates de méthane.

LG

a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
La construction de nouveaux EPR n?est nullement en contradiction avec la politique d?efficacité énergétique prônée par le « Grenelle » et ne s?oppose en rien au développement des énergies renouvelables qui se voient par ailleurs consentir, sur un plan économique, des aides extraordinairement favorables. C?est ce que pourraient comprendre aussi les écologistes de bonne volonté au lieu de regarder les problèmes énergétiques d?aujourd?hui et de demain avec les yeux d?avant-hier. Par ailleurs il est indispensable que les français prennent des habitudes d'économie d'énergie.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Vous parlez de centrale éolienne qui serait susceptibles de remplacer une centrale nucléaire. J'entend qu'il faudrait 2600 éoliennes, voir plus pour être équivalent, mais est-ce que vous prenez en compte le coût de fonctionnement de ce genre de centrale ? Plus généralement, je pense que si tous les gouvernements avaient une vrai politique de développement de centrales ENR à grande échelle, dans ce cas la balance des coûts serait certainement en faveur des ENR.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le nombre d'âneries débitées par des idéologues qui balancent des mots savants sans savoir de quoi ils parlent, au risque de se faire démentir illico presto par de vrais scientifiques, est époustouflant! A quel sommet d'inculture scientifique sommes-nous arrivés!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Lamentable une région aussi belle de brader tout pour du fric qu'en ferons t ils quand ils seront six pieds sous terre

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