• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsÉditos

Epargne : la vertu rétroactive des Cigales, la foi naïve des Fourmis

Photo de Philippe Mabille

Philippe Mabille

Publié le 24 octobre 2013 à 09:19 - Mis à jour le 24 octobre 2013 à 16:51

Le Quotidien Numérique

21 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 2

    Petites lignes : Ferromobile teste sa navette autonome près de Bordeaux pour la mettre sur les rails dès 2028

  • 3

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 4

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 5

    Au-delà de la vente d’énergie, Alger veut faire de Berlin un tremplin industriel

  • 6

    Fibre Excellence : l'offre de Matthieu Pigasse jugée « crédible » par un rapport d'expertise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Le vote de la taxation rétroactive à 15,5% des revenus et plus-values des produits de capitalisation (PEA, PEL, Assurance-Vie) est-elle une rupture manifeste du contrat de confiance avec les épargnants ? Après les "Pigeons", les "Fourmis" se révoltent.

Les députés socialistes ont adopté mercredi soir dans un Parlement à moitié vide la hausse rétroactive des prélèvements sociaux applicables aux revenus capitalisés de tous les produits d'épargne à long terme : assurance-vie, plan d'épargne en actions (PEA), plans d'épargne logement (PEL) et autres plans d'épargne entreprise (PEE). L'effet de cette mesure cachée au détour de la loi de financement de la sécurité sociale est dénoncée par toutes les associations d'épargnants comme un scandale fiscal et une rupture du contrat de confiance entre l'Etat et les contribuables, chez qui règne le ras-le-bol fiscal.

À lire également

  • La fiscalité de l’épargne va-t-elle saper la confiance des ménages et des entreprises?
  • Fiscalité de l’épargne : les sociétés de gestion dénoncent l’"incohérence" du gouvernement
  • Notre épargne est en danger
  • Intenses tractactions avec le ministère des Finances pour orienter l'épargne vers les PME
  • Moscovici lance un plan d'épargne en actions dédié aux PME

Depuis le 26 septembre 2013, tous ceux qui n'ont pas eu la présence d'esprit d'anticiper ce mauvais coup verront les revenus de leurs placements taxés à 15,5% quelle que soit la date à laquelle ils ont commencé leur effort d'épargne. Auparavant, les contributions sociales étaient applicables au taux de chaque année de leur placement, ce qui permettait de lisser de façon graduelle la hausse continue de ces prélèvements depuis la création de la CSG en 1991 par Michel Rocard. C'est évidemment une prime pour tous ceux qui ont retiré leur épargne avant ce 26 septembre 2013 fatidique.

 La constitutionnalité de cette rupture manifeste d'égalité entre les contribuables sera d'ailleurs contestée… et sans doute validée, comme cela a déjà été constaté dans le passé. Cette mesure a beau trahir la parole donnée par l'Etat, elle n'en est pas moins tout à fait légale dans notre ordre juridique. Tous les gouvernements de droite comme de gauche ne se sont d'ailleurs pas privé depuis quinze ans de bafouer allègrement le principe de non-rétroactivité que dénonce aujourd'hui de façon risible l'opposition UMP. Qui se souvient qu'en 2001, l'ancien député Nicolas Sarkozy avait tenté de faire voter une loi interdisant la rétroactivité de la loi fiscale, loi que non seulement il ne fera pas voter une fois devenu président de la République, mais qu'il a lui-même appliqué avec autant de dextérité que la gauche aujourd'hui.

La Fontaine doit bien rire : c'est l'application, à l'envers, de la célèbre fable de la cigale et de la fourmi.

 A une époque où on incite les Français à investir leur épargne dans le long terme, dans le financement de l'économie productive et donc dans le capital des entreprises privées, où François Hollande accorde un bonus au plafond du PEA qui passera de 132.000 à 150.000 euros, et crée même une nouvelle niche fiscale avec un PEA ciblé sur les PME exonéré d'impôt, mais pas de cotisations sociales, comment ne pas noter la contradiction. Même chose pour l'assurance-vie ou l'épargne d'entreprise, qui n'ont jamais été aussi maltraitées qu'aujourd'hui alors que d'un autre côté on incite les Français à préparer leur retraite et les entreprises à mieux partager leurs profits avec leurs employés, en compensation de la modération salariale.

 Ce qui est choquant dans cette mesure, au-delà de la rétroactivité, c'est son caractère insidieux. La foi naïve des fourmis épargnantes est piétinée. On incite les gens à capitaliser leurs revenus au nom du financement des entreprises et en cas de succès, l'Etat met la main au portefeuille, sans crier garde. Pour qui croit encore à la vertu du contrat, fut-il passé avec un Etat dispendieux et incapable de maîtriser les dépenses publiques, c'est un sacré pied de nez. Car s'il faut contester qu'il s'agisse à proprement parler d'une nouvelle hausse d'impôt (le passage de 10 à 15,5% des prélèvements sociaux sur l'épargne date des années Sarkozy ; Hollande de son côté s'est « contenté » d'en rajouter une couche en alignant la fiscalité des revenus de l'épargne sur celle du travail), il s'agit bien en réalité, pour ceux qui décideraient de réaliser désormais une partie de leurs plus-values, de payer plus de prélèvements qu'avant. Et même beaucoup plus puisque les prélèvements sociaux ont été multipliés par cinq depuis quinze ans... On joue donc sur les mots et sur la « pause » fiscale, qui, on l'a bien compris, n'est qu'une fable à destination des crédules.

 Bien sûr, les produits en question, PEA, PEL, Assurance-Vie, resteront toujours attractifs. Et, d'un point de vue économique, il n'est pas forcément anormal en période de crise, de taxer l'épargne déjà constituée. Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, n'a-t-elle pas plaidé récemment pour une taxation de 10% sur le capital pour rembourser les dettes ? Mais il est plus contestable de le faire ainsi, en catimini, alors que d'autres pistes bien plus vertueuses et en tout cas moins hypocrites étaient envisageables pour financer nos déficits sociaux. D'ailleurs, pour la petite histoire, Marisol Touraine, la ministre des affaires sociales, n'avait absolument pas prévu au départ de proposer cette taxation rétroactive de l'épargne, mais plutôt une hausse d'un demi-point de la CSG et de la CDRS, qui aurait suffit pour remettre à l'équilibre la Sécurité sociale et mettre ainsi fin au trou chronique bien connu.

Cela aurait au moins eu le mérite d'être plus franc et plus juste, puisque tous les Français et tous les revenus auraient contribué. Mais cet arbitrage lui ayant été refusé à la fin août par François Hollande au nom de ce nouveau « ni-ni » qu'est la « pause fiscale », il a bien fallu trouver une autre recette de poche. La taxation rétroactive de l'épargne qui trainait depuis quelques années sur le dessus de la pile des mesures de financement (même la droite avait failli le faire il y a deux ans), a alors été substituée à la CSG. Au passage, un deal a été passé avec la FFSA, le lobby des assureurs : en échange, le gouvernement s'est engagé à ne plus prendre aucune mesure défavorable à l'assurance-vie (promesse de gascon ?). On le vérifiera bientôt lorsque sera créé, dans le collectif budgétaire d'automne, le fameux contrat euro-croissance proposé par le rapport Berger-Lefebvre. On repartira alors pour un tour, en incitant les gens à bloquer leur épargne en échange d'une promesse de bonus fiscal, dont on vient donc de mesurer la solidité. C'est le principal risque de cette hausse rétroactive des prélèvements sociaux : qu'à force de se laisser tondre, les épargnants finissent par ne plus croire dans la valeur de la parole politique. Car, comme l'a dit le bon vieux père Queuille, les promesses n'engagent que ceux qui ont la bonne foi de les écouter. Rarement ceux qui les font…

Philippe Mabille

Sur le même sujet

Kazakhstan

OPINION. « Kazakhstan : la place que la France est en train de laisser filer »

Fin mai, Vladimir Poutine était reçu en visite d'État à Astana. Sept axes de coopération signés, un train d'accords sur l'énergie, les transports, la finance. La Russie est aujourd'hui le premier investisseur étranger au Kazakhstan. Pendant ce temps, à Paris, le pays reste un nom lointain entre la Russie et la Chine. C'est une erreur d'appréciation. Et pour qui dirige des entreprises ici, c'est une erreur qui se paie

Idées & Débats
Grégoire Du Peloux

OPINION. « La finance va imposer ses standards de confiance à l'IA 2.0 »

D'ici quelques années, des agents d'IA piloteront des portefeuilles, instruiront des dossiers de crédit et déclencheront des opérations de marché sans intervention humaine directe. La question n'est pas de savoir si cela arrivera. Elle est de savoir qui aura écrit les règles.

Idées & Débats
Olga Givernet

OPINION. « Nos infrastructures méritent mieux que des arbitrages de court terme »

Le changement climatique n'est plus une menace pour demain. Il est déjà une réalité. Il modifie déjà les conditions dans lesquelles nos infrastructures, réseaux d'eau, d'énergie, de transport et de télécommunications, sont exploitées.

Idées & Débats
Carine Pichon

OPINION. « Dans l’incertitude, ne pas décider devient un risque stratégique »

Nous avons longtemps considéré que le principal risque pour les entreprises venait de l’extérieur : tensions géopolitiques, ruptures d’approvisionnement, guerre commerciale ou transition technologique. Ces risques demeurent. Mais dans un environnement devenu durablement instable, un autre risque s’impose avec force : celui de ne plus réussir à décider.

Idées & Débats
David Cluzeau

OPINION. « Redresser les finances publiques : il est temps de changer de méthode »

Alors que Bercy prépare les arbitrages budgétaires pour 2027 et que la campagne pour l'élection présidentielle se rapproche, les propositions se multiplient pour redresser les finances publiques. C'est une bonne nouvelle. Notre pays a besoin d'un débat exigeant sur les moyens de retrouver une trajectoire budgétaire soutenable. Mais ce débat ne pourra produire des réponses durables que s'il s’appuie sur une méthode réellement féconde.

Idées & Débats
Fabrice Gourgeonnet

OPINION. « Sur la route de la transition électrique, le défi du pouvoir d'achat »

De la guerre en Ukraine au blocage du détroit d’Ormuz : chaque crise internationale nous rappelle la même réalité. Une partie de notre pouvoir d'achat reste dépendante des fluctuations du prix du pétrole.

Idées & Débats
L'avion-ravitailleurs MRTT d'Airbus est un programme européen

OPINION. Contrôles des exportations d'armes : programmes européens en coopération et autonomie stratégique

L'association EuroDéfense* plaide pour l'extension aux 27 pays de l'Union européenne de l'accord relatif aux contrôles des exportations de l'industrie de défense, signé en 2021 par Paris, Berlin et Madrid et rejoint fin 2025 par Londres. Cet accord repose sur le principe que chaque partenaire respecte les autorisations d'exportation délivrées par un autre dans le cadre de programmes de coopération gouvernementaux ou industriels.

Idées & Débats
Véronique Chabourine

OPINION. « Coupe du monde 2026 : et si le football n’était plus seulement du soft power ? »

La Coupe du monde 2026 dépasse désormais la seule logique du soft power. Son changement d’échelle, les capacités qu’elle mobilise et les effets qu’elle produit invitent à renouveler la lecture stratégique.

Idées & Débats