Élection américaine : où sont passés les patrons ?
Lucie Robequain
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Retrouvez chaque semaine l'édito éco de Lucie Robequain
LTD/CYRILLE GEORGE JERUSALMI
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C'est un silence assourdissant et pour tout dire assez incompréhensible. Moins de vingt jours nous séparent de l'élection présidentielle aux États-Unis. Et pourtant, pas un chuchotement à Wall Street, aucun bruit dans les grandes entreprises. Même la tech californienne, historiquement de gauche, ne dit mot. Cette élection a beau pouvoir changer le cours de l'économie mondiale, intensifier la guerre commerciale et renchérir tout ce qu'achètent les Américains, elle suscite la plus grande retenue des milieux d'affaires - à l'exception d'Elon Musk, qui met toute son énergie au service de Donald Trump. Quel contraste avec la précédente élection, où les patrons de General Motors, Walmart et Starbucks critiquaient ouvertement les dérives complotistes de l'ancien président.
À cela trois raisons principales. La première tient au fait que le retour de Donald Trump ne serait pas une si mauvaise affaire pour les chefs d'entreprise. Cette semaine encore, le candidat républicain participait à un forum Bloomberg pour leur vendre de nouvelles baisses d'impôts, des investissements massifs et une énergie à prix imbattable. L'exact contraire des discours qui circulent désormais en France !
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Les patrons les plus progressistes ont par ailleurs pris leurs distances avec une gauche devenue, dans certains cas, extrêmement radicale. Le PDG de Meta, Mark Zuckerberg, qui avait activement participé à la campagne précédente en finançant l'ouverture de bureaux de vote, est désormais mutique. On le dit meurtri par les errements d'une certaine frange démocrate et les dérapages wokistes et antisémites observés dans les universités américaines, dont la sienne : Harvard.
Lucie Robequain