Monsieur Macron, le bien public, c'est la liberté d'informer

 |   |  974  mots
Page de titre du texte de la Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse (en couleurs inversées).
Page de titre du texte de la Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse (en couleurs inversées). (Crédits : Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France)
ÉDITO. Qu'Emmanuel Macron invite la presse et les journalistes à faire leur autocritique et à définir un cadre d'autorégulation, pourquoi pas. Mais que l'on imagine créer une sorte de conseil de censure, ou pire, un instrument d'autocensure, nous semble une dérive dangereuse pour la liberté de la presse et potentiellement pour la démocratie. Par Philippe Mabille, directeur de la Rédaction.

Pour se sortir de la crise des « Gilets jaunes », qui en est déjà à son acte XIII ce samedi, Emmanuel Macron est en train d'inventer un nouveau concept politique, la « délibération permanente », qu'il a dit préférer, devant quelques journalistes triés sur le volet reçus dans son bureau à l'Élysée, aux « commentaires permanents » auxquels on assiste sur les chaînes d'info. Devant les mêmes journalistes, le président de la République, qui ne comprend pas pourquoi les médias donnent à « Jojo-le-gilet-jaune » (on admire l'élégance du propos) les mêmes égards qu'à un ministre ou un expert, s'est livré à une longue diatribe contre les médias, prenant des positions assez stupéfiantes.

En voici quelques lignes, telles que rapportées par Emmanuel Berretta dans Le Point :

« Le bien public, c'est l'information. Et peut-être que c'est ce que l'État doit financer (...) Il faut s'assurer qu'elle soit neutre, financer des structures qui assurent la neutralité. »

Et Emmanuel Macron de proposer la création d'une sorte de comité (de salut public ?) chargé « avec des garants qui soient des journalistes » (lesquels ? choisis par qui ?), de la « vérification de l'information ».

À ce stade, lisant cela, il est permis de se le demander : Emmanuel Macron a-t-il complètement « pété les plombs » avec la crise des « Gilets jaunes »  ?

Les médias sous tutelle: l'idée de Macron qui plaît tant à Mélenchon

Nombre de brillants éditorialistes ont déjà avec talent dénoncé ce plan de mise sous tutelle des médias, à l'exemple de l'excellent « Macron ou la tentation de la Pravda » d'Étienne Gernelle, le patron du Point. Comment mieux décrire le « délire orwellien » dans lequel semble sombrer notre président de la République. Cette idée qu'il existerait une « vérité », une « vérité d'État » sans doute dans l'esprit du chef de l'État, nous heurte évidemment.

Il ne s'agit pas de contester que la presse soit parfois critiquable, mais de dénoncer la tentation autoritaire que cela révèle de la part du pouvoir. D'autres ont dit - comme le député Charles de Courson, dont le père résistant a été poursuivi par le régime de Vichy - que la loi « anti-casseurs » votée cette semaine au Parlement inquiète, en ce qu'elle modifie l'équilibre des pouvoirs entre l'exécutif et le judicaire, et pourrait, comme les textes qui ont institutionnalisé l'état d'urgence, se révéler un instrument redoutable placé en de mauvaises mains.

C'est la même chose s'agissant des projets du président à propos de la presse qui viennent après la tout aussi ambiguë loi « anti-fake news » censée encadrer les réseaux sociaux et censurer « le faux » en période électorale.

Dernière initiative, qui n'est pourtant pas une fake news, l'ex-ministre de la Culture, Françoise Nyssen, a confié à l'ex-Pdg de l'AFP, Emmanuel Hoog, la création d'un « conseil de déontologie de la presse » financé à hauteur de 1,5 million d'euros par moitié (en fait 49 %) par l'État, une instance destinée, selon ses promoteurs, à « permettre au citoyen d'obtenir des réponses sur le travail des journalistes en dehors de tout ce qui est encadré par la loi (diffamation, calomnie, injure ou incitation à la haine) ». La création d'un tel conseil, qui existe dans une quarantaine de pays, est réclamée par Jean-Luc Mélenchon dont on connaît les positions particulièrement amicales à l'égard des journalistes.

Protection du secret des affaires et tentation bonapartiste

Que les choses soient claires entre nous : qu'Emmanuel Macron invite la presse et les journalistes à faire leur autocritique et à définir un cadre d'autorégulation (« Quelque part, cela doit aussi venir de la profession », aurait-il dit), pourquoi pas. Mais que l'on imagine créer une sorte de conseil de censure, ou pire, un instrument d'autocensure, nous semble une dérive dangereuse pour la liberté de la presse et potentiellement pour la démocratie. C'est encore plus vrai à un moment où le législateur veut protéger le secret des affaires, au risque de dissuader tout travail d'enquête journalistique, lequel repose sur le secret des sources, et où un de nos confrères, Mediapart, subit la menace d'une perquisition dénoncée par les sociétés de journalistes de tous les médias.

Que les choses soient bien claires : La Tribune et ses journalistes s'en tiennent à l'article 1 de la loi du 29 juillet 1881 qui dit que « l'imprimerie et la librairie sont libres », et qui est en quelque sorte notre Premier amendement au sens de la Constitution américaine. Emmanuel Macron peut chercher toutes les voies de contournement possible, son projet est tout simplement mauvais et ne peut qu'inquiéter tous ceux qui voient avec effroi la crise des « Gilets jaunes » alimenter une tentation autoritaire ou bonapartiste.

Et pourquoi pas un conseil de déontologie... des responsables politiques ?

Dans leur livre, désormais traduit en français, La Mort des démocraties (Calmann-Lévy), Steven Levitsky et Daniel Ziblatt, deux chercheurs de Harvard, ont défini quatre signaux d'alerte permettant de reconnaître les autocrates : « On doit s'inquiéter lorsqu'un politicien

  • 1) rejette en actes ou en paroles les règles du jeu de la démocratie ;
  • 2) dénie leur légitimité aux opposants ;
  • 3) tolère ou encourage la violence ;
  • 4) affiche une propension à limiter les libertés civiques de l'opposition et des médias. »

Puisqu'Emmanuel Macron nous invite, nous journalistes, à être jugés au regard de la vérité ou du mensonge, prenons-le donc au mot et proposons qu'un conseil de déontologie tout aussi indépendant indique comment évaluer les hommes et les femmes politiques français en fonction de ces quatre critères simples et transparents au sein desquels chacun d'entre eux, lisant ces lignes, pourra aisément se reconnaître.

À bon entendeur...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 08/02/2019 à 18:17 :
M. Macro. utilise des moyens de guerre pour "mater" les "gilets jaunes", les réduire au silence et à l'impuissance. Le voilà prêt désormais à utiliser des "moyens de temps de guerre" pour empêcher la presse de faire librement son travail. Il "ne comprend pas (en effet) pourquoi les médias donnent à « Jojo-le-gilet-jaune » (on admire l'élégance du propos) les mêmes égards qu'à un ministre ou un expert" : et il prétend et veut nous imposer l'idée que les Français sont tous (y compris les gilets jaunes) invités à prendre part au "grand débat national" qu'il a lui même initié et dont il a fixé lui même les règles ! L'une de ses règles serait, donc, de ne rendre que de ce qu'il veut bien dire et empêcher les autres de dire ce que ces derniers auraient à dire. Comme le dirait Obélix : "mais il fou ce gaulois" !
a écrit le 08/02/2019 à 14:18 :
La presse Française comme beaucoup d'autres au monde n'informe plus, ne rapporte plus. Elle cherche le sensationel, le coup qu'il soit vrai ou faux, sans prendre le soin de decripter, d'analyser, de vérifier la nouvelle.
Elle va même pour certains jusqu'à monter des scoops.
Il devient donc difficille pour le lecteur de s'y retrouver.
j'ajoute que nos politiques font la même chose et balancent des couleuvres que l'on est supposer d' avaler sans broncher. C'est dangereux et pétrifiant.
a écrit le 08/02/2019 à 14:09 :
Monsieur Mabille, permettez moi, en toute modestie, de vous conseiller une lecture "éclairante" sur le... macronisme
ce livre est: "il faut s adapter", le nouvel impératif politique
en simple..... la population étant incapable de se "grandir" elle même, cette fonction est délégué aux dirigeants et aux experts.....de Barbara Steigler, philosophe politique à l Université de bordeaux
je simplifie.....mais ce livre décrypte la théorie de philosophie politique néo libérale d une certain Walter Lippman qui a sévit du début des années 30 aux année 80.....

et ou l on se rend compte que le macronisme n est qu une transposition, sans le dire.... de cette théorie

la petite caste de dirigeants et d expert "dit" le vrai.... et le bon peuple au sens large se soumet....à cette vérité universelle....

a regarder les personnages qui font la politique aujourd'hui a l Elysées.....totalement déracinée, on est en plein dedans
bonne lecture

un citoyen du bon peuple de france....
Réponse de le 09/02/2019 à 10:49 :
Il y a une erreur de casting évidente, et la presse en est la principale responsable, les dégats sont là et ceux qui s'annoncent seront encore pires ,après lui la France ne sera plus la France ,devons nous "boire le calice jusqu'à la lie"?
a écrit le 08/02/2019 à 13:59 :
Pas de cerveau comme tout gilets jaunes !!!!
a écrit le 08/02/2019 à 12:46 :
c'est curieux que Macron ne se flagelle pas lui-même . . .
a écrit le 08/02/2019 à 12:38 :
Le rôle du PDR est de garantir la liberté de la presse et c'est déjà beaucoup.
Malheureusement il pêche beaucoup de ce coté.

En inventant une pseudo-neutralité (qui n'a jamais existé), il s'attaque à la liberté éditoriale des organes de presse qui leur permet de dire ce qu'ils veulent dans les limites de l'état de droit (diffamation, négationnisme, appel à la haine raciale où à commettre des aces illégaux...).

En démocratie le rôle des organes de presse n'est pas limité à relayer la rubrique officielle des chiens écrasés mais ils ont le droit de commenter, d'enquêter et de divulguer des informations. Ils ont également le droit d'avoir une opinion et d'en faire part.
a écrit le 08/02/2019 à 12:16 :
Merci !
C'est tout, juste un merci, mais un merci de NOUS défendre par cet édito, NOUS tous; Pas seulement les journalistes ou écrivains, philosophes etc, mais tous ceux qui pensent, c'est à dire TOUS les citoyens….
Je pensais naïvement que les manœuvres à la Pasqua faisaient définitivement partie du "vieux monde", mais je vois qu'elles ressurgissent à l'envi, (casseurs que l'on a bien laissé faire les 2 premiers samedis pour dissuader les gilets jaunes de venir, pour ternir leur cause etc, blessures infligées aux manifestants, judiciarisation à outrance des manifestants….) et je ne supporte pas les gilets jaunes ! (Mais je suis démocrate…..) et maintenant, la presse…. Ecoeurant. J'ai voté aux 2 tours pour Macron puis aux 2 tours pour le député LRM. Quel gâchis ! Comment expliquer ça aux jeunes maintenant ???
a écrit le 08/02/2019 à 12:10 :
Ça fait belle lurette que la France est devenue une dictature intellectuelle collective (hauts fonctionnaires, politiques, justice, médias). Il s'agit là d'une querelle de pouvoir entre des élus et des médias qui s'invitent, avec la Justice, dans les élections (lourd soutien à Macron, fonctionnaire, beau, intelligent,...) et les référendums (2005).
Les présentateurs TV 20 h nous imposent leur opinion au lieu de nous informer et les journaux nous assomment de leurs jugements. Le peuple étouffe, vive les jojo GJ !
a écrit le 08/02/2019 à 11:45 :
Dans le « Meilleur des Mondes » qu'Adous Huxley a écrit en 1931 le roman imaginant une société qui se développe en conditionnant et contrôlant les individus. Un nouvel ouvrage vingt-sept ans plus tard:
« Retour au meilleur des monde » … En voici un extrait empruntés à la traduction de Jules Castier: « En ce qui concerne la propagande, les premiers partisans d'une presse libre ne l'envisageaient que sous deux aspects : vraie ou fausse. Ils ne prévoyaient pas… le développement d'une immense industrie de l'information, ne s'occupant dans l'ensemble ni du vrai, ni du faux… Dans leur propagande, les dictateurs contemporains s'en remettent le plus souvent à la répétition de slogans qu'ils veulent faire accepter pour vrais, suppression de faits qu'ils veulent laisser ignorer… ». (Adous Huxley en 1958).
Les actualités se doivent être au plus proche de la réalité. Certains journaux exposent leurs exigences du journalisme pour valoriser leur travail, ils revendiquent le sérieux, l’investigation, le recoupement… le professionnalisme. Leur devoir est de reconnaître quand il y a eu erreur ou intoxications. Ils respectent disent-ils leur propre charte déontologique.  Evidemment, c’est important; les Médias véhiculent une culture, une vision du monde, ils forment nos esprits, valorisent le bien, dénoncent le mal, imposent leurs interprétations en couvrant les événements importants et significatifs.
Par contre, l’utilisation des supports médiatiques en vue de faire propagande, en ne s’occupant nullement du vrai ni du faux, mais en répétant des slogans et en ignorant les faits gênants dans le but d’asséner une opinion… est attribué aux médias mal odorants et dangereux, voir populiste, reflets d’un régime autoritaire!
a écrit le 08/02/2019 à 11:12 :
Quand les médias ne vont pas dans le sens de ses intérêts c'est que le travail n'est pas bien fait! Les soit disant journalistes ne sont que des employers!
a écrit le 08/02/2019 à 10:54 :
Enfin, les médias commencent se rendre compte que l'on ne peut "abandonner" le pouvoir de l'Etat à un jeune à la tête apparemment bien faite mais au manque flagrant d'expérience, de culture politique profonde, historique, (on sait bien que lorsque l'on est jeune, l'histoire, c'est pour les vieux…). Qui plus est, lorsque ce personnage en arrive (certes sous "influence"…) à dénier l'article II de la Constitution et quelques autres en dénonçant ni plus ni moins notre souveraineté ! C'est tout de même un peu fort de café. Les médias étaient-ils absents ces jours-là? On ne peut qu'approuver cette réaction du monde du journalisme mais aussi, cette Profession dont le rôle social est majeur, doit effectivement retrouver certaines valeurs qui sont nécessaires à son bon fonctionnement. Pour cela, il suffirait, et cela mettrait fin à toute contestation, qu'elle reprenne bien à son compte les valeurs et commandements édictés dans la Charte des Journalistes, par le Syndicat national des Journalistes Français en Juillet 1918, révisée en 1938. Cette "Charte des devoirs Professionnels des Journalistes Français" commence par "Un journaliste digne de ce nom"…s'ensuit une série de commandements et recommandations qui garantissent le parfait fonctionnement de la profession. Chiche !
Réponse de le 09/02/2019 à 5:59 :
Cher monsieur, si vous n'en avez pas soupé durant ces 60 dernières années des vieux briscards de la politique qui ne font rien de positif, ne changent rien dans le bon sens, ne touchent à rien et creuse la dette, moi j'en ai soupé... Des vieilles idées ! Alors vive les jeunes et les nouvelles idées. Vivez confit dans l'ancien monde si vous le souhaitez.
a écrit le 08/02/2019 à 10:43 :
« L’opinion publique n’existe pas, elle se créée » ( Jean Stoetzel : Sociologue et fondateur de l’IFOP).

Depuis plus d’une décade, les partis au pouvoir font tous l’objet de « dégagisme » systématique et une alternance s’opère, c’est bien d’un coté pour notre démocratie… Mais empêche toutes réformes en profondeur de la société de s’opérer sans conflits sociaux, gréves à répétition, manifestations, blocages, voire émeutes comme avec les Gilets Jaunes.

Le pouvoir en place n’a pas le temps de proposer une réforme, elle est présentée en vingt minutes sur les plateaux des chaînes d’infos, puis...place à l’opposition pendant des heures...Elle font de l’audience avec des partis extrémistes qui reprennent des « solutions de bistrot » pour tout régler, voire des véritables Tuches comme on a vu récemment...
Il a fallu des mois de manifestation pour lire un article expliquant que 5 000 riches partent chaque année à l’étranger avec capital et bagages. Quel pays peut ainsi se payer le luxe de faire fuir ses « salauds de riches »? : aucun en dehors de la France.
Il a fallu des mois pour entendre parler brièvement du coût des accidents de la route ( SAMU, Pompiers, Gendarmerie, hélicoptère, interventions chirurgicales lourdes, rééducations pour des polytraumatisés, handicap à vie….)...des dizaines de milliards par rapport au « petit milliard » que rapportent les radars à l’État ...et encore, pas lu un article qui en parle sérieusement !
Comment organiser des RIC dans ces conditions ? D’autres pays le font, mais ont rejeté les 35 heures, le SMIC à 3000 €... Ils ont mis en place depuis longtemps des retraites par capitalisation et les citoyens savent que leur avenir dépend de la bonne santé de leur entreprises et de la valeur de leurs actions ... On n’y arrivera pas...quelque part leur organisation médiatique est meilleure que la notre.

Alors oui, cela vaut une réflexion... les chaînes d’infos et certains journaux ont le devoir de se reformer, le CSA doit allouer plus de temps de parole à au parti au pouvoir, sinon on continuera de rejeter massivement une classe politique et nos dirigeants qui dans leur immense majorité sont dévoués, compétents et honnêtes.

Ça suffit ! Les extrémistes à « solutions de bistrot » finiront pas prendre le pouvoir et là….

La Tribune est l’un des rares journaux qui va en profondeur...continuez !
Réponse de le 09/02/2019 à 6:03 :
Bravo, je soutiens, sauf la remarque sur nos politiques qui depuis 50 ans ne font preuve que de clientèlisme, d'amateurie et de stupidité.. A voir si Macron fera mieux, laissons lui le temps.
a écrit le 08/02/2019 à 8:30 :
La la liberté de la presse c'est d'informer mais pas de désinformer, de se faire le ragot d'informations non vérifiées, calomnieuses attisant ainsi les sentiments d'injustice qui poussent les français à s'entre déchirer plutôt que de s'unir pour trouver des solutions aux maux qui rongent notre société.
Réponse de le 08/02/2019 à 9:33 :
D'accord avec Elanzio.. et M.Mabille oublie que le monde des médias joue pleinement son rôle pour contrôler la parole, et les actes, des politiques, et ne s'en prive pas, mais peine à s'auto-réguler, n'est pas choqué quand le journalisme d'investigation se transforme en recherche du pseudo scandale, et ce y compris dans le monde des médias publics. Nous avons un très sérieux problèmes avec nos médias, lesquels colorent l'info., se focalisent sur des sujets de fractures, jusqu'à faire éclater les grenouilles (jaunes), et bien sûr ne jouent pas leurs rôles d'information voire d'éducation des masses, -pas suffisamment bien-, en transformant l'info. On évitera, par exemple, de reparler d'Elise Lucet, puisque tout a été dit à ce sujet, sans réaction des rédactions.....
Réponse de le 08/02/2019 à 12:19 :
Ily a-t-il vraiment liberté de la presse quand celle-ci est tenue par 9 oligarques milliardaires dont la plupart ont financés la campagne de l’actuel Président ? Et le comble du cynisme ces journaux la plupart déficitaires sont financés par les contribuables ils devraient être par conséquent impartiaux ? Ça ne semble pas être du tout le cas car les français majoritairement n’ont aucune confiance aux journalistes médias journaux et télé et hebdos dont la plupart des infos sont diffusés par L’AFP dont les membres de Direction sont nommés par les GVTS en place quelques soit les alternances politiques ! Tout comme le CSA et les autres institutions d’état qui sont des beaux placards dorés bien payés ! Heureusement pour la démocratie il y a encore quelques journaux libres en ligne d’investigation qui informent vraiment le journalisme dans son ensemble devrait se remettre en question avec internet nous sommes informés en temps réel grâce à ces journaux en ligne et souvent grâce aux journaux étrangers francophones
a écrit le 08/02/2019 à 1:38 :
Objectif 17 du pacte de Marrakesh :
"c) Promouvoir une information indépendante, objective et de qualité, y compris sur Internet, notamment en sensibilisant les professionnels des médias aux questions de migration et à la terminologie afférente, en instituant des normes déontologiques pour le journalisme et la publicité et en cessant d’allouer des fonds publics ou d’apporter un soutien matériel aux médias qui propagent systématiquement l’intolérance, la xénophobie, le racisme et les autres formes de discrimination envers les migrants, dans le plein respect de la liberté de la presse ; "
Engagement pris par M. Macron.
a écrit le 07/02/2019 à 23:24 :
Il aura le charme et la passion d‘une Leni Riefenstahl, la sagacité d’un Trotski et la longévité d’un Jean Moulin.
Chaque jour, ce stakhanoviste de l’information nous délivrera de la mauvaise information pour aller vers des informations qui chantent.
a écrit le 07/02/2019 à 21:10 :
Vous êtes détenteur de la liberté de la presse, mais devenu exécuteur de la liberté de dés-informer.
- Vous êtes déconnectés de la réalité du peuple, et avez une responsabilité considérable dans les 30 dernières années de gabegie dans votre "couverture publicitaire" des sujets
- Vous êtes dans l'un des pays où la liberté d'expression est la plus développée au monde, mais vous voulez la laisser dériver vers le pujadisme-capitalistique
- Vous êtes autrement plus ouvert quand il s'agit de dénoncer d'autres lobbys .... que le votre.
- Vous êtes si français : il faut tout réformer, sauf moi.

Irrespectueusement
a écrit le 07/02/2019 à 20:54 :
Quand on voit notre notre presse actuelle , en comparaison avec le HOLLANDE BASHING qui a sévi pendant 5 ans, on comprend que MACRON n'a pas besoin de comité de salut public pour contrôler la presse. Dernier exemple en date, le rapport de la Cour des Comptes qui critique son manque de résultats dans la réduction du deficit public, et dont les médias n'ont quasiment retenu que les dérives de la manufacture des GOBELINS.

En bref, les journalistes veulent continuer librement d'encenser MACRON, et ne veulent pas qu'on leur dise de la faire. Les pauvres chochottes...

Mais si un journaliste de la TRIBUNE a le courage de me répondre sur mon e-mail, je suis prêt à engager une conversation avec lui. J'ai conservé nombres d'articles ahurissants, surtout au vu de ce qu'on peut admirer actuellement.

Je lui ferai aussi part d'un certain nombre de sujets pourtant très importants que la presse n'ose pas aborder.
a écrit le 07/02/2019 à 18:41 :
heureusemement les journalistes de Médiapart font bien le travail attendu . ?
Réponse de le 08/02/2019 à 11:01 :
J'ose espérer que vous ne pensez pas que cet organe de presse fasse dans l'objectivité parfaite. Lisez donc les CV et biographies de ses journalistes et "propriétaires", demandez leur quelles sont leurs conditions d'embauche éventuelle? Demande leur quels sont leurs objectifs "sous-marins"...
a écrit le 07/02/2019 à 17:49 :
Les pétages de plomb à répétition du chouchou des médias commencent à agacer et même à inquiéter.
Ceux qui en ont fait un "produit médiatique" et, au final, un Président, n'imaginaient pas quel boxon il allait déclencher.
Bon, il n'est jamais trop tard pour remplacer la brosse à reluire par le balai-brosse.
a écrit le 07/02/2019 à 17:46 :
Je partage l'avis de mes deux prédécesseurs. J'ai un jugement assez critique de la presse ces derniers mois. Les gilets jaunes ont bénéficié d'une exposition médiatique énorme. Vous avez contribué largement à leur succès. Ca fait vendre de la pub ?
Le retour aux 90 km/h ... êtes vous allé enquêter auprès des familles endeuillées ? 3400 morts / an càd 2 fois le bilan du Bataclan par mois ! Où est l'objectivité ?
Que la France insoumise soit financée par Maduro ... aucun mot.
Que le RIC sorte de la campagne présidentielle de Mr Mélenchon ... aucun mot
Que des extrémistes de droite/gauche viennent défier notre démocratie ou que 60% de GJ votent pour les extrême ... on minore et vite on change de sujet
Que les gilets jaunes soient responsables de 11 morts par négligence, insouciance ... ben non, la violence policière c'est plus vendeur.
Que Médiapart passe tout son temps sur Benalla et garde ses informations pour vendre son journal et compléter le travail de sape des partis extrémistes plutôt que de les confier à l'enquête contradictoire de le Justice ... non, non, surtout pas, les juges sont tous à la botte du pouvoir. Ils sont pourtant plus indépendant que les journalistes.

Que l'information soit un bien public ... ça reste à prouver. Les journalistes perdent leur crédit. Il est temps qu'ils se rappellent qu'ils sont un outil indispensable à notre démocratie par ce que là, vous êtes en train de scier votre branche.
Réponse de le 07/02/2019 à 20:49 :
Tout automobiliste doit être maitre de son vehicule en toute circonstance.
Les accidents qui ont eu lieu lors des gilets jaunes sont les memes que lorsqu'il y a des embouteillages...
Par ce que les gens se croit invinscibles dans leurs toles pliables, les meme accidents en cas de mauvais temps.

attribuer ça aux gilets jaunes c'est d'une vulgarité sans nom, le propre de la caste bourgeoise perruque et poudrée à laquelle nous allons fermer le clapet dès le printemps !
a écrit le 07/02/2019 à 17:40 :
je vous remercie de cet article. Tout pouvoir faible, tel que celui ci, se raidit en fonction de ses opposants, petit à petit dans son cercle intérieur (aux députés lrem qui vote contre est banni) aux opposants extérieurs contournements des corps intermédiaires puis à ceux de la rue (violence, tir avec armes dites non létales, bientôt avec armes réelles?), judiciarisation des opposants (voir poutine), propagande continue (interventions continuelles de représentants du gouvernement ministres, députés, président lui-même dans la tv ou le grand débat) enfin mettre au silence la presse via des comités dits de régulation, heu ...la régulation jusqu'où?
de régulation (ou censure déguisée)
a écrit le 07/02/2019 à 17:34 :
La plus grande partie des journalistes ne donne pas d'information sérieuse. Les "journalistes" font du copier coller sans approfondir et raconte des morceaux de vérités selon ce que veulent faire entendre les propriétaires des médias .... et ils ne sont même pas sanctionnés par l'ordre des journalistes: à ce demander à quoi sert cet ordre?
Exemple: Informations télé 15 minutes météo (neige / pluie..)., 5 minutes infos copier coller (circulation 80km/h...), 10 minute petit dossier prix des légumes (pourquoi ne pas faire une émission en dehors de l'info!) ..... et ce n'est qu'un exemple !!! et ne parlons pas des informations internationales ridicules
a écrit le 07/02/2019 à 17:01 :
Il est étonnant de voir comment tous les journalistes poussent des cris d'orfraie à cette idée. Et pourtant, il faudrait être de très mauvaise foi pour nier que la presse a joué un rôle déterminant (et éminemment dangereux) dans la crise dite des gilets jaunes. Et en effet, les chaînes d'info ont donné beaucoup trop de place à Jojo le gilet jaune et aux informations non vérifiées. Mais on préfère défendre sa caste, n'est-ce pas, plutôt que d'avouer le manque de déontologie (et de métier) de ses petits camarades. Dommage, je trouvais que La Tribune était plutôt un bon journal !!!!
a écrit le 07/02/2019 à 16:42 :
Je comprend l'offuscation de bon usage de messieurs les journalistes mais je pense que comme moi même, comme les personnages au plus haut de l'état, comme des millions de français, nous avons un instant songé qu'avec l'aide des médias, les anarchistes de tout poil et de tous horizons n'étaient pas si loin de renverser le pouvoir mi décembre... C'est ça qui est grave et les médias en sont parfaitement responsables avec une couverture permanente et hors norme d'un mouvement social récupéré par les anarchistes, couverture médiatique comme d'habitude à la sauce de gauche donc lumière permanente sur les pauvres manifestants et anarchistes ultra violents victimes des soit disant violences policières, forces de l'ordre qui ne faisaient que se défendre avec une retenue et un sang froid incroyable. Tout cela pour finir médiatiquement par un quasi coup de force pour interdire les seules armes de défense qui permettent aux forces de l'ordre de rester en vie sans sortir leurs flingues... Alors oui pour une contrôle d'une presse honteuse et sans déontologie qui par idéologie libertaire et 68arde se range en permanence du côté des émeutiers et contre les remparts de l'état. C'est quand même l'état qui vous fait tous vivre et claquant nos milliards à vous subventionner pour la pluralité de la presse. A trop cracher sur la main qui vous nourri, il faudra le payer un jour. Notre état est l'un des plus démocratique et respectable au monde alors cessez de vouloir toujours nous effrayer avec la censure supposée de l'état qui n'existe que dans vos fantasmé et qui ne saurait être mise en place sans que votre responsabilité ne soit complète...
Réponse de le 07/02/2019 à 17:53 :
Ah, l'Anarchie ! Voilà un joli fourre tout dont vous vous servez jusqu'à plus soif. Avez vous entendu des revendications anarchistes dans les demandes des gilets jaunes, soit : déclarer des communes libres, la destruction de l'état, l'ouverture des totale frontières , la destruction de la monnaie argent, la dépossession de propriété privée, le désarmement général et la dissolution de l'armée ? oui ! alors nous n'avons pas les mêmes oreilles ou, alors, je vous propose d'aller dans une manifestation écouter en direct ce qui est exprimé. Je vous propose d'arrêter de hurler au loup pour justifier soit vos propres peurs, soit dissimuler vos arrières pensées politiques. cordialement
Réponse de le 07/02/2019 à 20:51 :
C'est pas l'anarchie c'est l'ordre ouvrier sur les bourgeois, on a un petit père des peuples près à mettre la bourgeoisie en laisse dès le printemps.

fuyez ! loin !
Réponse de le 08/02/2019 à 13:39 :
Pour vous répondre, oui j'ai entendu des revendications anarchistes à n'en plus finir, et même dans les défilés, des milliers d'anarchistes ultra violent qui demandaient la tête d'un président élu démocratiquement. Oui je les ai entendue pendant 2h de discution au bar d'un tgv Avignon Paris, de la bouche d'un certain Christophe je ne sais plus quoi, représentant gilet jaune Avignonais qui ne m'a jamais parlé de défense des plus faibles mais m'a parié une caisse de champagne qu'il aura la tête à Macron et démissionnerait l'assemblée nationale démocratiquement élue. Et puis la violence extrême parle p'us que les mots, la violence c'est l'anarchie. Nous sommes 65 millions à les avoir vu ces anarchistes mais vous deviez être aux Seychelles avec votre argent de poche type rsa et autre...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :