« Sciences Po pipeau », c’est bien fini  !

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Richard Descoings avait ouvert Sciences Po à des élèves issus des quartiers populaires en 2001.
Richard Descoings avait ouvert Sciences Po à des élèves issus des quartiers populaires en 2001. (Crédits : Reuters)
ÉDITO. Fin du concours, quota d'étudiants boursiers... La culture « Sciences Po pipeau », c'est bien fini, au nom de l'équité et d'une plus grande diversité du recrutement. Par Philippe Mabille, directeur de la Rédaction.

Le temple de l'élitisme républicain tremble sur ses bases : Sciences Po vient d'annoncer la suppression en 2021 de son sacro-saint concours d'entrée. Fini le stress des épreuves d'histoire, de culture générale ou d'anglais qui favorisaient les élèves les mieux préparés au bachotage, souvent issus des catégories les plus aisées...

Un contexte politique hyper-favorable

Même si son directeur, Frédéric Mion, y travaillait depuis deux ans, la décision tombe dans un contexte politique hyper-favorable : la crise des « Gilets jaunes » a aggravé le divorce entre les Français et les « élites », et dans la foulée de la réforme de l'ENA, la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a invité les grandes écoles à revoir leurs procédures de sélection. Après Richard Descoings qui, en 2001, avait ouvert Sciences Po à des élèves issus des quartiers populaires, l'école se devait de rester pionnière dans la disruption éducative.

En privilégiant désormais le parcours plutôt que le concours, Sciences Po s'inscrit dans les pas d'autres grandes institutions étrangères comme la London School of Economics ou Harvard. En réalité, Sciences Po avait déjà renoncé au concours pour la sélection...

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a écrit le 14/07/2019 à 18:12 :
Avant c'était du pipeau , maintenant , ce sera encore plus de l'escroquerie mais cette fois, à la tête du client pour nous mettre un peu de diversité ... car nos élites de la haute bourgeoise se sont aperçus que les petits bourgeois CSP+ s'arrangeaient pour placer leurs rejetons dans les établissements partenaires de science po, la où le concours était inexistant et les taux de réussite 5 fois plus élevés ...
Conclusion , la France est une république de magouilleurs , cette histoire d'égalité , c'est pour les naïfs . Plutôt que de supprimer ses établissements , on les saupoudre de diversité mais rien sur le fond ne changera car leur but est d'être des pouvoyeurs de RENTE... même l'X et son concours soit disant équitable me fait bien rire quand on connait le scandale des oraux des années 2000...
La vrai question concerne les possibilités de promotion en dehors de diplôme acquis entre 18 et 20 ans et donc des possibilités d'évolution liées à la formation continue .
a écrit le 27/06/2019 à 20:44 :
Mais de quel "pipeau" parlez-vous ? Il y avait un concours, c'était objectif. C'est maintenant que le recrutement va devenir "pipeau" ! Le gauchisme ambiant façon gilets jaunes, fait décidément des ravages...
a écrit le 27/06/2019 à 18:27 :
Espérons que cela ne soit pas un leurre de plus surtout mais en effet, d'apparence ça a l'air bien mieux.
Réponse de le 28/06/2019 à 3:55 :
Commentaire inepte, comme d"habitude.
Savez-vous seulement la localisation de cet etablissement ?
Réponse de le 28/06/2019 à 9:27 :
@ guignol

Yen a partout en france des écoles des sciences politiques donc ta fixette concentrée sur paris te correspond parfaitement, à savoir seuls ce qui te concerne t’intéresse, mais t'es pas obligée de me troller une nouvelles ofis pour ça.

Tes centres d'intérêts sont si peu intéressants par principe mais depuis le temps que je te le dis tu ne sembles vraiment pas être en mesure de le comprendre.

SIgnalé bien entendu.

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