Free Mobile : un bilan globalement négatif ... pour la collectivité

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Rémy Prud'homme (à gauche) et Pierre Kopp (à droite).
Rémy Prud'homme (à gauche) et Pierre Kopp (à droite). (Crédits : DR)
Un an tout juste après le lancement de Free Mobile, deux économistes livrent leur analyse de l'arrivée d'un nouvel entrant, selon l'approche coûts-bénéfices. A leurs yeux, l'idée que 4 opérateurs est nécessairement mieux que 3 est un peu courte.

A priori l'affaire paraissait simple. En autorisant, en 2011, l'introduction d'un quatrième opérateur de communications mobiles (Free) aux côtés d'Orange, SFR et Bouygues, l'autorité de régulation du secteur, l'ARCEP, faisait le bon choix. Plus de compétiteurs rimait avec plus de concurrence. La concurrence devait faire baisser les prix et les consommateurs de se réjouir. Et pourtant !

D'un côté, Bruno Deffains, professeur à la Sorbonne (Les Echos, 11.06.2012), montre que l'introduction de Free s'accompagnerait de la destruction de 50.000 emplois. Corinne Erhel dans un « Avis parlementaire » affirme que « la crise [du secteur des communications électroniques est] en partie due aux conditions d'entrée d'un 4ème opérateur sur le marché mobile ». De l'autre côté, les universitaires David Thesmar et Augustin Landier répliquent avec une étude commandée par Free, indiquant que l'impact net sur l'emploi est positif, à hauteur de 16.000 à 30.000 emplois. Pour essayer d'y voir plus clair, nous avons conduit une analyse coûts-bénéfices qui ne s'intéresse pas seulement à l'emploi, mais qui évalue l'ensemble des effets socio-économiques de l'entrée de Free sur le marché (consultable ici).

Gain pour le consommateur, baisse des bénéfices et des recettes de l'Etat
Il ressort qu'en prenant en compte les gains que les 65,3 millions de consommateurs restés fidèles aux opérateurs historique engrangent du fait de la baisse des prix ; les gains des 1,5 million de nouveaux consommateurs qui rejoignent les opérateurs historiques, attirés par la baisse du prix ; les bénéfices des 2,8 millions de migrants vers Free et les bénéfices des 0,8 million d'individus qui utilisent un mobile pour la première fois avec Free, les consommateurs ont gagné 1,2 milliard d'euros. Ce qui est très bien. Simultanément, les opérateurs historiques, et Free qui n'est pas rentable dans le mobile, ont perdu 1,3 milliard d'euros. Ce dont on ne doit pas se réjouir trop vite. Car moins de bénéfices pour les entreprises cela veut aussi dire moins d'emplois et moins de dépenses. La situation n'est pas meilleure du côté des finances publiques - un aspect crucial à l'heure des économies budgétaires. La baisse de la TVA collectée, celle des redevances Copé et des redevances sur les fréquences, de l'Impôt sur les sociétés, et des dividendes collectés par l'Etat via sa participation à Orange ne sont pas compensées par les bénéfices de la vente de la licence à Free. Les finances publiques s'appauvrissent annuellement de 0,5 milliard d'euros.

Un bilan globalement négatif
Le bilan de l'entrée de Free sur le marché est donc globalement négatif, de plus d'un demi milliard d'euros par an. Ce résultat est contre-intuitif. Les économistes (et nous ne faisons pas exception) sont très sensibles aux vertus de la concurrence, qui rabote les rentes et qui stimule l'innovation. Si la concurrence est bonne, plus de concurrence est meilleur. Introduire un opérateur de plus sur le marché était donc en principe désirable. Comment réconcilier cette théorie avec les résultats du cas analysé ?

Premièrement, le marché des communications mobiles est mature. Il y a déjà plus de mobiles que d'habitants en France. La répartition des utilisateurs entre les différentes firmes deviendra dans les années à venir un jeu à somme presque nulle. Avec son offre low cost, Free ne peut guère que prendre des clients aux autres firmes, mais pas augmenter considérablement le nombre total des clients.

Deuxièmement, un nouvel opérateur ne peut pas commencer à opérer sans disposer d'un coûteux réseau. Dans le cas de Free, le problème a été résolu de la façon suivante. D'un côté le régulateur a exigé de Free un taux de couverture minimal (27%) du territoire. D'un autre, il a autorisé Free à louer à Orange l'accès à son réseau pour une période de sept ans (1milliard d'euros sur trois ans). Cette solution de compromis est habile, mais problématique. Elle fait l'affaire de Free, en lui permettant d'opérer ; et celle d'Orange, en lui permettant de rentabiliser un réseau excédentaire. Mais d'une part, elle introduit une distorsion de concurrence entre Orange et les deux autres opérateurs historiques, SFR et Bouygues, qui ont aussi semble-t-il, des réseaux excédentaires à rentabiliser. SFR et Bouygues protestent vivement, non sans raison. D'autre part, et surtout, elle repousse le problème des surcapacités qu'elle crée. En 2018, à la fin du contrat de location, Free aura (en principe) investi dans son propre réseau, et pourra se passer d'Orange ; Orange se retrouvera avec une capacité inutilisée.

Pas d'innovation, risque sur les investissements
Troisièmement, l'un des grands mérites de la concurrence est de pousser les firmes à l'innovation technologique. Les opérateurs de téléphonie mobile sont en réalité davantage des commerçants que des industriels. Cela n'est évidemment pas une critique. On peut attendre d'eux des innovations principalement commerciales et marketing. Le low-cost introduit par Free en est une, et elle est la bienvenue. La publicité, le marketing, la subtilité des systèmes d'abonnement, etc. sont les domaines où l'innovation se manifeste - et se manifeste abondamment - dans le secteur de la téléphonie mobile. On ne voit pas bien en quoi ces formes d'innovation sont stimulées par l'arrivée d'un 4ème opérateur, ni (dans l'hypothèse où elle le serait) le gain social qui résulterait d'une telle stimulation.

Quatrièmement, ce n'est pas parce que l'innovation technologique n'a pas lieu chez les opérateurs qu'elle est inexistante dans la téléphonie mobile. Au contraire, elle est massive, et fréquente, chez les fournisseurs d'équipements, qui offrent chaque année des matériels plus performants. Le 2G était à peine en place qu'il a été dépassé par le 3G, qui est lui-même en train d'être supplanté par le 4G. S'équiper en 4G est très coûteux pour les opérateurs. Cette caractéristique du marché est importante pour analyser l'impact de Free. Ce n'est pas Free, avec ses marges négatives, qui aura les ressources nécessaires pour faire face à ces dépenses considérables, au moins dans les années à venir ; et il n'est pas assuré que les marchés financiers les lui prêteront. Mais l'arrivée de Free, on l'a vu, ampute les bénéfices (avant impôts) des opérateurs historiques d'environ 1,2 milliard d'euros. On doit se demander si cette amputation ne va pas freiner ou empêcher les nécessaires investissements des opérateurs historiques.

Finalement, l'idée que 4 opérateurs est nécessairement mieux que 3 s'avère un peu courte. Elle l'est d'autant plus, en l'occurrence, qu'un an à peine après l'introduction du 4ème, on parle déjà de regroupements et de consolidations qui ramèneraient à 3 le nombre de nos opérateurs. Les exemples de l'Autriche, du Danemark ou du Royaume-Uni semblent aller dans ce sens. La théorie de la concurrence, c'est bien. L'analyse cas par cas, c'est mieux.
 

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Commentaires
a écrit le 09/01/2017 à 18:30 :
Franchement a lire les commentaires je comprend ce qu'on appelle la bêtise humaine .
Il faut être soit aveugle ou faire montre d'un manque total de discernement pour ne pas constater que les modèles low cost détruisent plus d'emplois qu'ils n'en créent . Actuellement les gouvernants de droite comme de gauche envisagent de créer un revenu universel pour régler ce problème qui ne cesse de s’accentuer. Prétendre compenser une destruction massive d'emplois par d'autres consommation de biens c'est insulter l'intelligence . Il est agréable de payer moins cher mais il ne faut pas croire qu'on obtient cela par un tour de passe passe et que cela n'a pas de conséquence .
Je trouve pour le moins déplacé et indécent les commentaires de ceux qui ne sont pas soumis a ce régime.
La grande force des lowcoster est de faire croire qu'ils ne le pratiquent pas et que les prix pratiqués avant eux étaient du vol.
Qu'elle est la méthode pour obtenir des tarifs bas sur des services ? Réduire la masse salariale .
A ce jeux free joue parfaitement par le tout digitalisé et la filialisation de ses activités .Vous rêvez d'emplois pour vos enfants ? A ce jeux je pense que vous avez tout faux
a écrit le 20/07/2013 à 16:10 :
Je suis sidéré par tant de bêtise. Enfin, pas tant que ça quand même quand on pense que ça vient de fonctionnaires de l'éducation nationale.
Ne vous fâchez pas trop contre eux. Ils vivent dans un autre monde et ne connaissent pas la réalité du notre c'est tout.

En passant de SFR à Free Mobile, j'ai économisé 20?. Mais avec l'augmentation de mon loyer, du cout des transports en commun, de l'augmentation des couts EDF et j'en passe (surtout le budget alimentaire) je pense que je sais où est passé le pognon économisé et ce n'est sous mon matelas :)
a écrit le 31/03/2013 à 0:07 :
Quelles belles figures de STIPENDIES !
Mauvaise foi aussi évidente que celle des "réchauffeurs de planète" qui prétendent que le froid actuelle est dû au réchauffement (!!! ???). Neel serait-il malade et diabolique au point de perdre de l'argent rien que pour ennuyer Orange, SFR et Bouygues ? Orange serait-il assez débile pour avoir foncé dans le piège ? Moi j'ai un tas d'amis qui peuvent dire merci à Free car le téléphone est ENFIN devenu bien plus abordable pour eux, bien plus qu'avec de prétendus tarifs sociaux élaborés par l'état. Quant à l'emploi et le SAV délocalisé, laissez moi rire ... et essayez donc celui de vos CHERS ci fournisseurs ci-dessus et celui de Free: c'est tout l'inverse de ce qui est soutenu par les anti-Free. En un mot p^lus c'est cher, plus c'est délocalisé ET nul !
a écrit le 11/03/2013 à 16:11 :
Quand la concurrence à tout crins n'apparaît plus tout soudain comme la panacée à certains champions de l'entente tacite voire illicite sur le dos du consommateur, on recoure à la casuistique, on crie à la délocalisation, aux suppressions d'emplois , etc ... comme si les opérateurs dominants n'en étaient pas eux mêmes les champions ! La mutualisation, on aurait dû y penser dès le début, en toute écologie et tout bon sens économique et l'imposer ! Tant qu'à concentrer, et bien, un seul opérateur national et nationalisé, mis à part qu'il était devenu la vache à lait de l'Etat, était si mal en définitive (et plus mal que 3 rapaces concertés ?) ???
a écrit le 18/01/2013 à 2:33 :
Ces gars de la Sorbonne c'est sérieux??? ils parlent de QUELLE communauté ???
je suis docteur mais pas en économie je raisonne un minimum c'est tout.

1/ les surcapacités (du gaspillage?) ça a fait tourner des business et des financiers on se fiche complétement au niveau de la communauté que des équipements soient installés pour rien ... développement 6 antennes quand 3 suffisent ??? moins d'ondes (qui a dit nocives?) émises par point? .. 3 désactivées??? stock de métal dont le prix flambe !!!

2/casse sociale? ouais de la tension au travail !!! et ben on découvre que le monde du travail 'est hard?
la nouvelle offre fait immerger un micro marcher supplémentaire le consommateur qui se décide grâce au nouveau prix de marcher
considérons le comme négligeable
sur la rentabilité de free mobile je ne connais pas le bilan de Xavier Niel mais si cela n'a pas été fait ... reporter les 2? et 5? de remise aux abonnés free box en opérations marketing fidélisation facturées à free adsl augmenterait les recettes mobile,et nombreuses sont les entreprises en lancement qui démarrent déficitaires (je ne parle pas de déficits montages defisc). prenons l'exemple des boosters de fusée on crame le carburant jusqu'à atteindre la mise en orbite .c'est une fois l'investissement critique consommé que le satellite devient fonctionnel ... c'est une fois le marcher secoué et la concurrence sonnée que la masse critique de clients rendront le modèle free rentable ... je pense très rentable!
vous croyez franchement que Niel est assez con pour casser la baraque rien que pour le fun?? s'il n'était que visionnaire philanthrope il aurait planté 3 antennes gratis au Népal au lieu de se frotter aux rhinocéros super poids lourd !!.
si 4 entreprises font le même travail qu'en faisaient 3, c'est plus de locaux de ressources de fonctionnement et prestations externes de mobilisées ... c'est pour résumer l'inverse de la fusion qui engrange l'économie d?échelle et la perte d'emploi cela nécessite
pour un marcher quasi saturé le même nombre d'ouvriers et de techniciens représentant le socle salarial des entreprises demande plus de cadres et dirigeants.Plus de consommations d'entreprise.

3/service de première nécessité:aujourd'hui le mobile il est difficile de s'en passer tout se communique plus vite .le dernier buzz people on peut s'en passer certes ... mais un coup de téléphone pour un job ça non !immobilier sous tension plus de trajets?si t'en profite pas pour régler tes affaires au tel sur le trajet t'es out!nos économistes de génie de la sorbonne mettent en balance une perte pour les opérateurs supérieure aux gains des consommateurs 1.3milliards vs 1.2 milliards .... c'est complètement débile de s'appuyer sur cette comparaison je démontre en 2 points...
a/la balance 100millions?? ils partent où??? en impôts loyers intérêts charges externes ces 100millions c'est pas perdu les billets sont pas brûlés ils tournent ailleurs.
b/100millions qui tournent ailleurs ... mais quel âne ce ne sont pas 100millions qui circulent autrement ... c'est 1.2 milliards d'Euros qui permettent à tout le monde de bouffer un peu plus de viande de s'acheter des médicaments dé remboursés de se chauffer cet hiver !!!
c'est 1.2milliards qui financeront du VITAL le réel VITAL logement bouffe santé et pas des besoins auto créés
a écrit le 14/01/2013 à 5:46 :
Le tort des économistes et professeurs d'économie est de ne jamais mettre eux mêmes en pratique leurs conseils et leçons.
C'est bien dommage car à les écouter ils ont les solutions à tous nos problèmes, car eux "savent".
Réponse de le 15/01/2013 à 7:29 :
Tu as raison, un bon économiste est celui qui vient justifier pourquoi sa précédente théorie n'a pas marché et propose une nouvelle.
a écrit le 12/01/2013 à 9:47 :
Free a mis fin à un mensonge entretenu par les services marketing des opérateurs laissant croire que toute la valeur était dans le service numérique et que le physique (terminal, réseau, service client) était gratuit. Ce réalignement des prix sur les coûts (en réalité le service numérique coûte peu et pourra maintenant être fourni par d'autres acteurs globaux comme Microsoft, Google ou Amazone) nous oblige à repenser l'économie du réseau sec : d'une part il y a beaucoup trop d'opérateurs réseau en Europe et pour réduire les coûts il faudrait se limiter à 2 ou 3 acteurs comme aux US ou en Chine qui ont un marché comparable, et ensuite il faudra s'habituer à le payer ce réseau sans se référer à un service (comme la voix dans le passé)...du coup certaines habitudes "de type service public à la française" devront être oubliées...
a écrit le 12/01/2013 à 8:51 :
Vraiment ces deux "professeurs" n'ont pas honte, il suffit de savoir compter et d'avoir un minimul de logique pour comprendre que la fin d'une rente de situation due à une entente illégale et à un alignement sur des prix est bénéfique pour le consommateur ET pour la société ! Orange, SFR, et Bouygues ne sont pas des organismes d'état, leurs bénéfices ne vont PAS à l'état.
a écrit le 11/01/2013 à 20:34 :
Mais comment la Tribune peut publier un billet pareil dans ses pages ??
C'est magnifique que c'est individus se prennent pour des "économistes", moi je suis le pape !
Enfin ce qui me rassure, c'est qu'aucun commentaire n'est dupe. Dommage que la rédaction de la Tribune, elle, l'ait été sur ce coup !
a écrit le 11/01/2013 à 14:25 :
C'est assez fou, néanmoins. Ces théoriciens de la finance sont POUR la "concurrence" si elle permet de gagner un MAX de pognon. Vive l'oligopole, en détail, finalement. Et ce sont des profs, "ça"..?? Mais, Messieurs, les moyens de recherche, on les VEUT ou on les donne à ses actionnaires et dirigeants. C'est tout.
a écrit le 11/01/2013 à 14:08 :
Il y a des profs a la Sorbonne qui ne donne aucun cours, en lisant cette article on sait pourquoi :
"On ne voit pas bien en quoi ces formes d'innovation sont stimulées par l'arrivée d'un 4ème opérateur, ni (dans l'hypothèse où elle le serait) le gain social qui résulterait d'une telle stimulation."
le forfait sans engagement et illimités n'est pas une innovation ?? et bien sur les consequences que cela produit, à priori 7 euros de pouvoir d'achat mensuel en plus pour ceux qui sont passés chez free. L'arrivée de free a quand même mis fin a tout un système d'accord "secret" sur des tarifications trop onéreuse...
Bref Encore une fois je suis bien déçu, un titre qui tape à l'oeil, des économistes qui font tout pour avoir "une vie médiatique" mais un contenu très décevant... Comme d'hab !!!
a écrit le 11/01/2013 à 10:17 :
L'argent dont se gavait ces opérateurs a sans doute servi a payer d'autres choses :a manger, les impayés... ou peut être un cinéma ( secteur qui allait bien en 20112). sans doute ces bénéfices ne sont-ils pas pris en compte dans leur étude . Dire que l'on paye ces érudits une fortune pour nous pondre des bouses pareilles !
Je le répète, les opérateur de téléphonie se gavait et se gave toujours !
pfffffffffff!
Réponse de le 11/01/2013 à 13:37 :
Votre argumentaire "C'EST MOI QU'AI LE PLUS GROS KIKI" est imparrable.
a écrit le 10/01/2013 à 21:11 :
Les consommateurs viennent de gagner 20 euros/mois sur leur abonnement, une petite taxe indolore de 1 euro/mois rapporterai à Bercy 700 millions/an...
Réponse de le 15/01/2013 à 7:41 :
Je ne suis pas d'accord, car les 20 ?/mois que les consommateurs ont gagnés sont redirigés directement et même rapidement vers d'autres source de dépense. Qui dit dépense dit taxe, donc les 1?/mois reviennent à Bercy en empruntant d'autre voix.
a écrit le 10/01/2013 à 21:06 :
Regardons les 3 opérateurs qui se "concurrençaient" sur le marché du mobile: France Télécom, l'historique issu de l'administration, SFR filiale de la Générale des Eaux, Bouygues Telecom filiale de Bouygues, que des entreprises habituées à des marchés protégés...
a écrit le 10/01/2013 à 19:03 :
J'espère que pour vous griller ainsi devant vos pairs (qui eux aussi, doivent savoir compter) vous avez été correctement rétribués par vos commanditaires...

Au hasard juste une remarque qui devrait vous faire honte:

- l'argent économisé par les consommateurs est perdu pour tout le monde ? C'est bien connu, quand quelqu'un économise un peu d'argent, soit il brûle un billet, soit il le met dans son matelas et l'oublie, histoire que rien n'aille à la collectivité ! Allez dire ça à tous les ménages qui ont du mal à joindre les deux bouts, allez dire ça aux gens au RSA à qui les gens dont vous êtes les complices avaient "réservé" un tarif social mobile à 10? pour 40mn d'appels!!!
Réponse de le 10/01/2013 à 19:23 :
J'ai fait comme Gainsbourg, un petit billet de 500 brûlé en fin d'année 2012, pour compenser les économies ! Blague à part, +1
Réponse de le 10/01/2013 à 22:33 :
+1000

Toutes ces élucubrations sont grotesques. C'est vraiment amusant comment en France on fait ce type de calcul abracadabrantesque, et complètement biaisé, sans aucune étude de ce que les consommateurs font de cet argent économisé (ah mais ils sont trop bêtes pour savoir quoi en faire !). Ca sent vraiment son lobby à plein nez. Et le plus drôle, c'est que, au service de groupe puissants (et d'ailleurs condamnés pour entente illicite) ce sont des théories quasiment socialistes (mieux vaut des prix trop chers fixés pour ces consommateurs ignares par l'état ou des oligopoles, qu'une bonne vieille règle de l'offre et la demande brute et non génée par des pratiques anti concurrentielles)... Misère...
a écrit le 10/01/2013 à 17:54 :
Au final, le consommateur sera gagnant, donc .... Je viens de faire une étude complètement gratuite pour l'état et sans ambiguité et sans prise de tête !
Réponse de le 10/01/2013 à 18:53 :
Bravo. N'oubliez pas de facturer bien cher une collectivité quelconque. Quand à moi, je prends 10% de vos gains pour cette géniale recommandation.
Réponse de le 11/01/2013 à 7:44 :
Et moi je prélève pour mon propre compte 10% de ces 10% afin de générer un mouvement fiscal supplémentaire : voilà comment en ne faisant strictement rien on peut néanmoins prétendument "bénéficier à la collectivité", du moins tant que le radeau coule sans avoir totalement sombré ...
a écrit le 10/01/2013 à 17:50 :
A quelle époque vivent ces 2 messieurs?
Epoque communiste où tout doit aller à la collectivité?
Ou bien la concurrence les a mandatés pour discréditer l'arrivée du 4eme opérateur?
ça ne m'étonnerait qu'à moitié
Réponse de le 10/01/2013 à 22:15 :
Il faut nationaliser cette activité et revenir aux prix pratiqués par FT dans les années 1990 : un ligne mobile à 600 Frs (100? +inflation) d'abonnement et la consommation à 5 Frs la minute ... "Radiocom 2000 recherche votre correspondant ... payez ... Radiocom 200 recherche ...ETC" Vive la Corée du Nord, et le réseau téléphonique unique, la pensée unique, le salaire unique .... Quelle connerie que la concurrence : supprimons les TGV Paris Lyon et remplaçons les par des diligences à boeufs, nettement plus écologiques ...
a écrit le 10/01/2013 à 17:45 :
OUI bien sur ces 2 profs racontent ce qu ils veulent !!pour moi et pour beaucoup d autres et grace à FREE j ai economisé 180 eu en 2012!!je comprends que cela peut gener des gens qui ne voient le salut de la france et des consommateurs que par une gestion etathique!!merci FREE pour vos 2 heures et sms illimités pour 2 eu/mois
a écrit le 10/01/2013 à 17:43 :
Raconter tant de bêtises, il faut vraiment être économiste.
Réponse de le 11/01/2013 à 9:13 :
Ces 2 là doivent regretter leur minitel ! Au moins c'était un business model qu'ils comprenaient...
a écrit le 10/01/2013 à 17:42 :
C'est sûr qu'un abonnement obligatoire et porté à 1000 euro mensuel rapporterait plus aux entreprises et au fisc. Deux très grands pontes viennent de réinventer la gabelle. Payés combien ?
a écrit le 10/01/2013 à 17:37 :
Cela fait plaisir de voir pratiquement 100% de commentaires sensés en réaction à cet article. Ces deux "économistes" sont grotesques et ne font que confirmer le piètre niveau de la pensée économique française actuelle. Leur argumentation malthusienne est du même niveau que celle qui consisterait à juger "négative" le développement de l'automobile car elle a fait disparaître des milliers de maréchaux-ferrands et autres éleveurs de chevaux. L'inanité évidente de cette analyse devrait leur faire reconsidérer leurs conclusions et les faire réfléchir deux secondes. Bon sang, quand on pense que nous avons eu des économistes du niveau de Bastiat et Say dans ce pays... c'était clairement une autre époque.
a écrit le 10/01/2013 à 17:18 :
On ne peut pas attendre de la part de professeurs universitaires qu'ils soutiennent le public et moins de dépenses des ménges, eux qui sont payés par l'Etat et donc voient un interêt personnel à ce aue l'Etat s'enrichisse sur le dos des consommateurs.
a écrit le 10/01/2013 à 16:57 :
Très mauvais article qui n'apporte absolument aucun regard neuf sur la polémique Free. Un énorme coup de pied dans la fourmillère des Télécoms fait du bien, on ne va pas dire que les opérateurs historiques se faisaient de concurrence. Il n'y avait AUCUN initiative sur les prix, chacun gardait ses marges plus que confortables.
a écrit le 10/01/2013 à 16:52 :
Cela démontre magnifiquement que mesurer la concurrence au nombre d'intervenants est une simplification désastreuse. C'est heureusement plus complexe et il reste en outre à venir l'épisode qui se déroulera au niveau de l'Europe et des acteurs mondiaux !
a écrit le 10/01/2013 à 16:45 :
Je m'étonne qu'un sujet tel que celui-ci puisse faire l'objet d'une tribune et qu'une analyse critique du travail de ces deux économistes n'est pas été faite par un journaliste.
J'en profite pour donner à tous les internautes (ainsi qu'à la rédaction) le liens de l'étude :
http://www.rprudhomme.com/resources/2013+Free.pdf

Les opérateurs n'ont pas perdu 1.3Md? mais ont vu leur chiffre d'affaire diminuer (ce qui n'est pas la même chose). Diminution du chiffre d'affaire en partie lié à l'abandon de la subvention des mobiles. Qui doit-on le préciser ne sont pas conçu et produit en France.
De plus, une bonne partie des bénéfices étaient reversé en dividendes et pas à l'investissement de l'entreprise.

Il est aussi difficile d'imaginer que la hausse du pouvoir d'achat soit plus faible que la baisse général du chiffre d'affaire du secteur dans un marché qui a connu une de ces plus fortes croissances en nombre de clients. Ou nous expliquer comment 100m? disparaissent des radars.

L'étude n'est par ailleurs pas suffisamment détaillé pour pouvoir faire un lien entre la baisse du chiffre d'affaire et l'impact sur l'économie française. Dire que la chute du chiffre d'affaire va mécaniquement diminuer les emplois des entreprises concernées et ne pas penser que de toute façon l'activité de FreeMobile nécessite la création d'autre emplois. La encore l'étude est trompeuse car elle ne démontre pas la pertinence des hypothèses prises.
Sur la part des retombées fiscales par la TVA ou les différentes taxes et impôts, la encore les 1.2Md? vont aussi engendrer des prélèvements et pour une part sur des produits fabriqués en France qui généreront à leur tour des emplois, des hausses de pouvoir d'achat etc.

C'est cette part de pouvoir d'achat, générateur d'activité sur notre sol, qui doit être déterminée et la encore l'étude élude la question.

Ce qui est intéressant c'est de savoir pourquoi des universitaires se lance dans ce genre de travail bancal, quel est leur intérêt, ainsi que celui de la tribune de relayer sans analyse critique ce genre de théorie. Le quatrième acteur est dans la place, le marché du mobile a évolué, et à l'image de l'adsl en France, nous nous dirigeons vers une croissance exceptionnelle de la téléphonie mobile à moyen et long terme. Les offres d'abondance vont obliger les opérateurs à investir massivement dans leur réseau, le taux de pénétration va augmenter en flèche, les objets connectés vont se multiplier.
Et surtout l'intérêt pour notre nation, c'est que les innovations pourront enfin apparaître chez nous avec potentiellement les futurs entreprises qui les développeront. Ou des acteurs existants qui viendront s'implanter en France pour profiter d'un marché avangardiste.
a écrit le 10/01/2013 à 16:38 :
Si le tracteur (1 personne) n'existait pas, 50 personnes dans les champs. Si pas d'informatique, il faudrait embaucher au centuple pour les comptables ou les secrétariats.... Je pense que le pb est que l'homme n'a pas su s'adapter au progrès... Aujourd'hui, il devrait travailler 8 h par semaine et non 35 ou 39...et il n'y aurait plus de chomeurs???? voili, voilou...!
Réponse de le 18/01/2013 à 2:56 :
impossible on n'a pas donné 4heures de temps libre par semaine aux esclaves en 2000 on lui a offert 5ans seulement ... aujourd'hui l'esclave a 4h par semaine pour comparer les prix et gratter les centimes pour s'en sortir (discount = usine a smicards = discount = machine a smicards) si on laisse la machine et le progrès faire tout le boulot ce serait une grave erreur!!!
6jours de libres par semaine mais vous êtes fou ce serait le bordel dans les rues les gens auraient beaucoup trop de temps pour consommer et fouttre le bord-el dnas les rues ... certains pourraient même se cultiver ... je veux dire vraiment se cultiver on parle pas de la culture pour les "veaux" dispensée par l'éducation nationale ou les médias ...
et parmi les plus malins certains auraient peut-être l'idée tordue de ne vouloir plus ttravailler du tout 8 h c'est trop et profitons en pour s?éclater 20 fois plus que les autres hmm et si on développait un virus qui prendrait le contrôle du tout robotique??? dans votre utopie vous n'êtes plus la catin des politiques ... vous serez la catin des hackeurs!
a écrit le 10/01/2013 à 16:16 :
Mouaip... j'ai l'impression qu'on essaye de nous faire avaler que le soviétisme est la réponse à tous nos problèmes...
Réponse de le 10/01/2013 à 16:55 :
Oui, c'est exactement ça. Nous avons ici deux faux économistes mais vrais idéologues qui essayent de se camoufler derrière des déclarations d'intention (on aime la concurrence mais...) et finissent par avouer l'idéologie socialiste qui les aveugle (la concurrence, c'est mauvais pour la collectivité). Quand on pense que ces traîtres à la Patrie sont payés par nos impôts...
a écrit le 10/01/2013 à 16:02 :
L'ordre établi par les trois opérateurs historiques n'était pas supportable tant sur le plan économique que sur le plan déontologique. L'histoire ancienne relatait l'existence de trois opérateurs profitant d'une situation très favorable qui ne pouvait que favoriser l'immobilisme tant sur le plan technologique que commerciale. Les opérateurs n'avaient absolument rien à gagner en opérant une action quelconque. Le marché saturé et les parts de marché figés.
Plaffffff, Free arrive... avec une stratégie de folie, une stratégie kamikaze... toute son offre se base sur le prix. C'est toujours dangereux un nouvel entrant surtout s'il décide de mener la guerre du prix. Les autres opérateurs, je me souviens, se sont alignés le même jour. Donc effectivement, l'avantage de Free n'a pas duré plus qu'une journée, mais il a établi de nouvelles conditions dans le marché.
Maintenant, plus aucune compétition sur le prix ne peut se faire sur le mobile, mais la facture télécom des ménages reste encore importante (je continue de payer 30+20+15 = 65euros par mois). Donc, il y a encore de l'innovation commerciale à faire et des efforts de mutualisation à effectuer par les opérateurs pour réduire les tarifs.
Aussi, Free a dissocié la vente de la communication de la vente des terminaux, alors que le terminal était un élément de vente important et on se souvient au début du choix qu'a fait Apple pour distribuer les iPhone 2G en France exclusivent à travers Orange. Ce qui réduit la profitabilité des opérateurs au niveau d'utilisation de leur réseau. L'essentiel du coût va dans l'investissement des réseaux et la profitabilité est fonction de l'utilisation des réseaux. Le client n'y voit rien du tout. C'est transparent. Cette industrie a vocation à se consolider... et pourquoi pas à se faire réguler (pour fixer les conditions d'utilisations et les conditions tarifaires... à travers un groupement d'intérêt économique par exemple???)
a écrit le 10/01/2013 à 16:01 :
si je comprends bien cette étude n'est soumise à aucun commité de lecture avant publication?Pas tres serieux mais comme souvent en science économique qui en fait est encore au stade des medecins de moliere, ce qui permet à leurs auteurs de démontrer tout et n'importe quoi(ce qui est bien pratique pour les politiques). Il est vrai que les etudes experimentales sont difficiles ou impossibles. En fait il serait interressant de connaitre l'etat de le france dans 10 ans avec free et sans free: qui sait, peut etre quand laissant du pouvoir d'achat aux consommateurs de telephonie free va favoriser l'essort d'une start up hexagonale qui deviendra une richesse pour le pays, ou bien encore que ceci va stimuler la réaction d'un autre operateur qui va avoir des iddées juteuses pour le pays...
a écrit le 10/01/2013 à 16:01 :
Petit retour en arrière : au début de l'Internet il y avait Wanadoo et ses quelques heures pour 100 francs...puis Free est arrivé en proposant 50 heures pour le même tarif. Que croyez vous que je fis ? et l'histoire s'est répétée pour le mobile: 1h30 de com pour 16? et maintenant l'illimité pour le même tarif...chacun regarde ses intérêts, bonne journée à ces deux messieurs !
a écrit le 10/01/2013 à 15:39 :
Nier ainsi le progrès apporté par la concurrence de Free me parait du même ordre que les pourfendeurs des trains qui prétendaient ainsi défendre la diligence.
a écrit le 10/01/2013 à 15:31 :
C'est triste de se dire que les orientations des prof d'eco en france soient aussi liberales. On réalise simplement que les services des opérateurs historiques etaient tou bonnement pas nécessaires et ces emplois n'en étaient tout simplement pas. En effet il n'y a aucune prise en compte dans cette étude de la part des prof de notre état des dividendes et bénéfices des opérateurs historique qui ont préféré les laisser en l?état et plutôt supprimer des emplois. Donc je ne vois pas pourquoi on devrait subir cette fuite des capitaux vers les marchés boursier plutôt que dans la poche des français. Surtout qu'il n'y a absolument aucune innovation venant de la part des opérateur historiques depuis bien des années alors que c'est tout de même à cet effet que la bourse a été crée à la base. Bref merci les profs mais je vais scolariser mes enfants ailleurs qu'à la Sorbonne ou à paris XII.
a écrit le 10/01/2013 à 15:22 :
Si ces deux professeurs proposaient cette étude à un jury dans leurs universités, il y a de bonnes chances qu'elle soit refusée "pour insuffisance d'analyse" ( à moins que les universités AUSSI soient achetées...
Une fois de plus, les "MVNO" sont évacués; qui existaient avant Free; et proposaient les service de leur opérateur "hébergeur" à moindre coût...
Les coûts de constitution du réseau sont décroissants dans le temps; Free va, bien sûr, bénéficier d'un avantage, lors du passage en 4G, puisque le matériel qu'il implante est compatible, alors que pour les 3 autres il faudra faire évoluer le matériel. Et alors ? Free devrait il installer de la 2G, la démonter, mettre de la 3G, avant de la remplacer par de la 4G ??? on "vit avec son temps". Votre voiture elle a un carburateur ?
Possible (probable) que Free ait des "marges négatives" sur le mobile; mais ils ne se cachent pas que dans leur modèle, les bénéficiaires de l'offre minimale évolueront vers leur produit "tout compris" à 16/20EUR. Ils font, par ailleurs, une péréquation avec leur clientèle ADSL. (ce qui doit être la raison des attaques récentes de ses concurrents sur les marges "indécentes" de Free NB en matière d'indécence, on doit leur reconnaître une certaine expertise...).
Et si l'agence des participations de l'Etat trouve ennuyeuse la réduction de ses dividendes chez Orange, elle n'a qu'à acheter à Niel une part d'Illiad...
a écrit le 10/01/2013 à 15:21 :
hahahaha hahaha hahahahahaha mais qui a financé cette mascarade hahahahahahaha ! On va aussi leur demander pour Easyjet ou Ryanair hahahaha hahaha c'est vraiment tordant de bêtise ! Demander à des fonctionnaires mais pas aux consommateurs c'est à mourir de rire, j'ai économisé environ 20 Euros/MOIS sur mes anciens forfaits et les gamins sont à 2 Euros, sans FREE les autres seraient toujours à 39.9 illimité et autres offres bidons engagé sur 24 mois.
a écrit le 10/01/2013 à 15:05 :
Plus de téléphones que de français ne veut pas du tout dire que tous les français en ont un... J'ai un frère commercial qui en a lui même 3... Il reste précisément les petites bourses à abonner et c'est pas avec des forfaits à 50? qui notre cher triumvirat aurait pu y changer quelque chose...

Concernant l'accord d'itinérance, c'est bien dommage pour SFR et Bouygues mais c'est leur problème... C'est l'business comme dirait l'autre! Sinon on re-nationalise les télécoms et il n'y aura plus ce genre de problème!
Et puis c'est quoi cette histoire de "réseau excédentaire" ? Parce que question couverture géographique, à part en mettant 14 antennes au même endroit, je ne vois pas comment être excédentaire. Si c'est en rapport avec la "charge" sur les antennes, les opérateurs ont toujours les MVNO vers qui se tourner pour rentabiliser leur réseau. Alors l'argument "Free c'est pas bien, il rend inutiles les autres" est un peu surfait. Les autres n'ont qu'à rendre Free inutile! On ne demande que ça!

"La publicité, le marketing, la subtilité des systèmes d'abonnement, etc. sont les domaines où l'innovation se manifeste - et se manifeste abondamment - dans le secteur de la téléphonie mobile. On ne voit pas bien en quoi ces formes d'innovation sont stimulées par l'arrivée d'un 4ème opérateur, ni (dans l'hypothèse où elle le serait) le gain social qui résulterait d'une telle stimulation."
Là c'est pareil, faut m'expliquer... Rien que "la subtilité des systèmes d'abonnement" a été bouleversée par l'arrivée du 4eme opérateur : pas d'engagement!!! Bon, ce n'est pas très subtile, je vous l'accorde, mais ça manquait vraiment! Concernant le gain social, à ce tarif là, 0 ou 1 opérateur aurait le même effet puisque les domaines concernés ne sont pas très sociaux. Le gain social amené par Free n'est pas à chercher dans le domaine des innovations de la téléphonie mobile mais dans le porte-monnaie des consommateurs.

Question de l'innovation technologique : on ne sera pas tous d'accord car c'est avant tout une question de goût personnel je pense. Sur l'exemple de la 4G, à mon niveau, je n'en vois pas du tout l'intérêt. Du coup, j'ai pas envie de payer à mon opérateur son réseau 4G au travers d'un forfait au prix exorbitant quand je peux dépenser ailleurs mon argent, dans quelque chose de plus utile à mes yeux. Je n'empêche pas les fans de la 4G de se prendre des forfaits à 50?.

Bref, l'analyse au cas par cas c'est mieux, mais quand elle est aussi pauvre...
a écrit le 10/01/2013 à 14:40 :
orange,sfr, et bouygues n'ont pas joué le jeu de la concurence, l'arrivée de free était une chose nécessaire. Et en rajoute d'ailleurs une couche avec les appels non surtaxés dans les dom-tom pour les mobiles, pré carré sfr orange générant d'énormes bénéfices aux dépends de populations pauvres. Quand aux pertes de tva elles se retrouveront dans d'autres domaines, la baisse des dépenses téléphoniques redonnant du pouvoir d'achat aux citoyens.
a écrit le 10/01/2013 à 14:38 :
Je ne partage pas du tout cette analyse pour plusieurs raisons :
1- Sur les 1,2 milliards d'économie par le consommateur, ce n'est pas 20% de perte de TVA puisque ces dépenses sont juste déplacées sur un autre domaine.
2- L'intérêt de l'introduction d'un 4ème opérateur n'était bien évidemment pas le nombre d'opérateurs, mais bien l'arrivé d'un nouveau compétiteur... qui à la réduction ensuite.
3- Les opérateurs ne jouaient pas leur rôle de dynamisme de secteur depuis des années et profitaient d'un secteur fermé où les vraies missions n'étaient pas remplies. La baisse du nombre de salariés aurait pu être évitée en anticipant la fin de cet état de marché faussé !
4- les réseaux sont en surcapacité par parce que Free leur a volé du traffic, mais parce qu'ils vendent des forfaits sous dimensionnés !


Dernière remarque, je me demande de plus en plus, s'il n'aurait pas été plus facile d'avoir un acteur qui fourni un réseau partagé et les opérateurs ne seraient plus que locataire du réseau...
a écrit le 10/01/2013 à 14:31 :
Encore des économistes de comptoir de café du coin !


Réponse de le 10/01/2013 à 14:58 :
ils n'ont pas fait que prendre du café mais tournent au gros rouge. Faire croire que dépenser plus en telephonie c'est mieux pour les consommateurs car ainsi en payant plus d'impot ils renflouent les caisses de l'etat: il faut oser! (on devrait dire la meme chose aux automobilistes qui se plaignent de l'augmentation de l'essence)
a écrit le 10/01/2013 à 14:24 :
Comme dit plus haut, certes le secteur Télécom à perdu 1,2M?, mais cet argent ne disparait pas dans la nature. Si les gens préfère payer moins cher leurs forfais, c'est sans aucun doute qui vont utiliser ce gains dans un autre secteur comme les loisirs, etc. Par contre c'est certain, que les autres secteurs qui en sont bénéficiaires, qui sont eux à un taux de TVA moindre (restauration, produits et services de première nécessité, etc.) vont du coup moins payer de taxes, mais paieront plus autre part...
a écrit le 10/01/2013 à 14:17 :
C'est loin d'être une analyse economique du secteur. Pourquoi ne donnez vous vous pas le chiffres d'affaires des 5 dernieres années de SFR, Orange et Bouygues dans la téléphonie, leurs part d'investissement et leur profit nette ? Là on verrait si ce que vous avancez est vrai en terme de ralentissement d'investissement de perte pour les entreprises. Pour vous donner un exemple que cet article est totalement biaisé prenons par exemple le cas Bouygues.
En 2008 : CA de 5 Milliards Benefice nette 547 Millions : dividende par action 12 euros !!!
En 2009 : CA de 5.4 Milliards Benefice nette 437 Millions : dividende par action 10 euros !!!
En 2010 : CA de 5.6 Milliards Benefice nette 444 Millions : dividende par action 10 euros !!!
En 2011 : CA de 5.7 Milliards Benefice nette 370 Millions : dividende par action 7 euros !!!
Soit pres de 91% du bénéfice remis aux actionnaires, alors venir nous dire que Free, détruit l'emploi, ca me fait bien rire dites plutôt la vérité. Pour ne pas diminuer les dividendes des actionnaires et suite à une diminution de leur benefice nette dû à la rentrée d'un nouveau concurrent, bouygues telecom essaie de faire peur en lancant un plan de départ volontaire, comme si cette entreprise n'était plus rentable, c'est archi, faux. La vérité c'est qu'il y aura moins moins de dividendes par actions ca c'est sûr.
Cet article totalement orienté n'a pour but que de discrétiter un nouvel entrant, qui a cassé des monopoles et des ententes sur les prix.

a écrit le 10/01/2013 à 13:59 :
pas de benefices, pas d'investissements... maintenant si le consommateur ft savoir qu'il a envie de payer pour la 4g, c'est autre chose
a écrit le 10/01/2013 à 13:50 :
Je serais surpris que les 1.2milliards rendus aux consommateurs soient mis de côté... Ils ont à leur tour été réinjectés dans l'économie dans d'autres domaines que les Télécoms. L'état en aura évidemment récupéré une partie via la TVA par exemple... Alors bilan négatif aux bornes de l'économie des "Télécom" peut-être, mais très positif pour les consommateurs et donc pour la collectivité...
a écrit le 10/01/2013 à 13:45 :
La theorie francaise de l immobilisme est toujours preferable au mouvement....on voit le resultat...mais comme d hab le charmant professseur paye par les operateurs historiques qui ne font pas jouer la concurrence et qui preferent saigner le conso...encore une exeption francaise....
Réponse de le 14/01/2013 à 17:05 :
renseignez vous d'abord sur les professeurs et sur les courants économiques qui les inspirent, vous verrez que vous avez tort. Par ailleurs, depuis quand des professeurs d'Université ne peuvent se faire leurs propres opinions.
L'économie, et notamment les chiffres permettent d'avoir un regard a priori objectif sur des mécanismes qui, souvent, nous échappe. Il suffit simplement qu'ils soient juste, ce qui semble être le cas.
Allez faire vos propres recherches et nous verrons Vos Résultats.
a écrit le 10/01/2013 à 13:41 :
L'arrivée de Free répond à une attente et des besoins des consommateurs finaux : des forfaits simples à appréhender pour sortir de la jungle dans laquelle les opérateurs historiques ne cessaient de nous perdre, des offres sans portable pour tous ceux que le changement de mobile n'intéresse pas, des forfaits moins chers (tous ceux qui ont un peu voyagé ont remarqué que les tarifs étaient prohibitifs en France). L'"innovation" de Free, si elle n'est pas technologique est de répondre simplement aux attentes parfois simplistes de certains clients.
Réponse de le 10/01/2013 à 14:40 :
@ Bx: vous avez entièrement raison et je trouve aussi que "l' innovation dans la subtilité des systèmes d'abonnements" consistait pour les 3 opérateurs historiques à vendre des abonnements chers, compliqués, difficilement comparables entre eux et avec des dépassement de forfait hors de prix (j'ai travaillé 10 ans chez SFR-Cegetel).

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