• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Sortie de crise: pourquoi l'Irlande est un cas à part

Photo de Romaric Godin

Romaric Godin

Publié le 22 janvier 2014 à 10:58 - Mis à jour le 22 janvier 2014 à 13:02

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 4

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 5

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 6

    « L'effort concerne tout le monde » : David Amiel, ministre des Comptes publics, alerte sur le budget

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
L'Irlande est sortie de la crise. Faut-il en faire la preuve que la stratégie européenne menée depuis 2010 est la bonne ? Ce serait oublier la spécificité de l'économie irlandaise.

Le relèvement de la note de l'Irlande par Moody's lundi au rang d'investissement a été largement salué par les économistes et les investisseurs comme le vrai signal de la sortie de crise de l'île verte. L'agence américaine était la dernière des « trois grandes » à placer le pays au rang « d'obligation pourrie » et son mouvement a été jugé d'autant plus remarquable qu'il s'est accompagné d'une perspective « positive » et d'un éloge prononcé de la capacité de croissance de l'économie irlandaise.

Performances impressionnantes

Il est vrai que les performances de cette dernière sont remarquables. Sa croissance semble désormais largement au-dessus de la moyenne de la zone euro et de ses économies les plus solides. Au troisième trimestre, le PIB s'est apprécié de 1,5 % contre 0,1 % pour l'ensemble de la région. Pour 2014, le gouvernement et Bruxelles tablent sur 1,7 %, mais certains économistes parlent déjà de près de 3 %. Le taux de chômage a entamé une décrue rapide de 15,1 % à 12,4 % entre février 2012 et décembre 2013 . Le déficit public, encore très élevé (7,4 % du PIB) devrait baisser à 5 % du PIB. Un excédent primaire, hors service de la dette, devrait être dégagé l'an prochain.

Un modèle pour l'Europe ?

L'Irlande devrait donc rapidement avoir l'honneur de rejoindre la Lettonie parmi les exemples avancés par les économistes libéraux pour prouver que la stratégie de dévaluation interne est une stratégie payante et que les choix faits par l'Europe en 2010 étaient les bons. Mais avant de s'engager dans cette voie, il est sans doute bon de s'interroger sur les raisons du succès irlandais. Et de rappeler plusieurs points importants concernant la république insulaire.

Un pays exportateur avant la crise

Premier point : l'Irlande n'est pas partie de rien. Lorsque le pays a été rattrapé par la crise de la dette, il avait certes perdu de la compétitivité externe depuis le début des années 2000, mais il demeurait un pays fortement exportateur. Au troisième trimestre 2010, les exportations irlandaises représentaient encore 102,1 % du PIB, contre seulement 32 % pour le Portugal, 27,9 % pour l'Espagne et 20,7 % pour la Grèce. Le pays a toujours affiché des excédents commerciaux importants.

Mécaniquement, la croissance des exportations induite par la dévaluation interne avait alors bien plus de poids dans le PIB et pouvait plus facilement compenser la chute de la demande intérieure que dans les autres pays périphériques. Par ailleurs, la faible dépendance des entreprises industrielles irlandaises au marché intérieur leur a permis de n'être que peu touchées par les mesures d'austérité.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Un outil industriel qui a pu répondre à la demande

Deuxième point qui est une conséquence du premier : à la différence des autres pays en crise, l'Irlande disposait avant la crise d'un outil industriel adapté à la demande mondiale. Dès lors que la compétitivité coût du pays était favorisée, les entreprises irlandaises pouvaient immédiatement répondre au surcroît de demande. Les profits engrangés alors ont pu être réinvesti ensuite dans cet outil pour faire face à la demande. C'est la raison pour laquelle l'investissement a pu repartir : au troisième trimestre, il était supérieur de 11 % au niveau de la même période de 2012.

Dans les autres pays soumis à l'austérité, l'outil industriel capable de saisir les opportunités offertes par la baisse du coût du travail était plus rare. Et comme les profits des entreprises étaient plus qu'en Irlande frappés par les mesures d'austérité nationales et que les banques ne prêtaient pas, il faut plus de temps pour réinvestir dans cet outil et l'adapter.

Une faible dépendance à la conjoncture de la zone euro

Troisième point : les exportations irlandaises dépendent moins que les autres des pays de la zone euro. Cette dernière représentait entre janvier et novembre 2013, 37 % des destinations des exportations irlandaises de biens manufacturés, soit à peine plus que les Etats-Unis et le Royaume-Uni ensemble. Du coup, elles ont été moins touchées par les mesures de compression de la demande (causée du reste par l'austérité) dans cette région. A l'inverse, les sociétés irlandaises ont pu profiter des mesures de soutien à la demande menées par les banques centrales aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.

Un pays plus riche que les autres « périphériques. »

Quatrième élément déterminant : l'Irlande est un pays riche. La richesse accumulée durant les années de forte croissance a sans doute servi d'amortisseur pendant la crise. Selon Eurostat, en 2007, le PIB par habitants de l'Irlande à parité de pouvoir d'achat était supérieur de 47 % à la moyenne de l'UE, tandis qu'elle était supérieure de 2 % à la moyenne en Espagne, et inférieur de 10 % en Grèce et de 21 % au Portugal. L'austérité a fait chuter cette richesse puisque désormais l'Irlande dispose d'un PIB par habitant supérieur de 29 % à la moyenne en 2012. Mais la république insulaire reste le deuxième pays le plus riche de l'UE derrière l'intouchable Luxembourg.

Cet « effet richesse » a sans doute joué le rôle d'amortisseur et a amené les Irlandais à mieux accepter des mesures d'austérité beaucoup plus difficilement supportables à Athènes ou Lisbonne. Il a également sans doute contribué à favoriser un consensus politique qui a été une des clés du succès de la stratégie de dévaluation interne. Les politiques irlandais n'ont pas eu, comme leurs homologues portugais et surtout grecs, à craindre la réaction de la rue. Enfin, la consommation, une fois la confiance revenue a pu rebondir plus rapidement qu'ailleurs.

Pas de modèle irlandais possible

Toutes ces particularités disent assez pourquoi l'Irlande a connu une croissance plus forte et plus rapide en Irlande que dans les autres pays périphériques et pourquoi l'austérité y a « marché. » Au-delà de l'illusion d'optique - voulue par le gouvernement portugais - du retour « commun » de l'Irlande et du Portugal sur les marchés de la dette, les deux situations sont assez peu communes. Les écarts de croissance prévue pour 2014 le prouvent : le FMI prévoit une croissance de 1,8 % pour l'Irlande et 0,7 % pour le Portugal…

Brandir le cas de l'Irlande pour justifier les choix faits en Grèce ou au Portugal n'a guère d'autre sens que celui d'une justification idéologique. C'est précisément parce que l'économie irlandaise était moins sensible que les autres aux effets de l'austérité que la méthode a porté ses fruits. En réalité, le succès irlandais prouve, l'échec de la stratégie du « one size fits all » (taille unique pour tout le monde) imposée depuis 2010 à la zone euro. A la différence de la Grèce ou du Portugal, l'Irlande n'avait pas à reconstruire un modèle économique ex nihilo, elle n'avait qu'à revenir à celui qui avait fait sa fortune. La volonté affichée par l'Allemagne de construire une zone euro formée de pays exportateurs en compétition les uns avec les autres ne saurait donc pouvoir s'appuyer sur le cas irlandais.

Certains problèmes demeurent

D'autant - et il ne faudrait pas l'oublier - que, au-delà des chiffres présentés plus haut et de l'enthousiasme des agences de notation, l'Irlande est loin d'avoir réglé tous ses problèmes. Le fonds de retraite a été vidé en 2010 pour renflouer les banques à la demande de l'UE et la question du financement des retraites est actuellement sans réponse convaincante. La dette publique demeure très élevée à 125 % du PIB et, quoi qu'en dise Moody's, il faudra bien des années d'austérité et de forte croissance associée pour la réduire. La question du chômage élevé et de la persistance d'un chômage de longue durée a été pointée du doigt par le FMI comme un défi sérieux pour une économie irlandaise qui avait connu le plein emploi de 2000 à 2008. Enfin, le creusement des inégalités a également été aggravé par les mesures adoptées. Tout ceci fait de l'Irlande une économie encore très fragile, loin d'être entièrement tirée d'affaire.

Un modèle économique à (re)construire

Surtout, l'économie irlandaise demeure, malgré la reprise de la consommation et des investissements, tirée par le moteur des exportations. Vienne un ralentissement du commerce mondial et le pays retournera immédiatement en situation de crise. On l'a vu fin 2012 et début 2013, lorsque le pays a connu une période de récession avec deux trimestres consécutifs de contraction du PIB  dans la foulée de la baisse de la conjoncture mondiale. En réalité, la dévaluation interne a ramené l'Irlande où elle était au début des années 2000, avant qu'elle n'engage un rééquilibrage de son économie. La question est de savoir si le moteur des exportations pourra, à moyen terme, continuer de soutenir le reste de l'économie lorsque, naturellement, les salaires devront remonter et que l'effet prix obtenu par les « sacrifices » de 2010-2013 s'atténuera.

Déjà, avec la fin de l'exclusivité de plusieurs brevets, le secteur pharmaceutique irlandais, un des principaux secteurs exportateurs de l'île, va devoir faire face à une concurrence des produits génériques fabriqués dans les pays émergents. C'est une des raisons qui explique le recul en 2013 des exportations. Certes, pour le moment, la baisse du coût du travail permet de développer d'autres secteurs, notamment dans les biens d'équipement. Mais pour combien de temps ? L'Irlande va devoir progressivement jouer sur l'innovation plus que sur le prix pour pouvoir maintenir ses parts de marché. Or, l'austérité a conduit à deux handicaps : la baisse du soutien public à la R&D et l'exil volontaire de beaucoup de jeunes - notamment qualifiés - devant un taux de chômage des jeunes qui dépasse les 30 %.

À lire également

  • Moody's relève la note de l'Irlande
  • L'Irlande et le Portugal de retour sur les marchés : l'austérité marcherait-elle?
  • L'Irlande en a terminé avec l'aide européenne mais pas avec l'austérité
  • Immobilier : l’Irlande sur le chemin du redressement

Le « modèle irlandais » est donc loin d'être aussi brillant qu'on peut l'entendre un peu partout. Pour perdurer, il a besoin d'une demande mondiale soutenue. Donc d'un assouplissement de l'austérité. Le « modèle » n'a en réalité guère intérêt à en être un...

Romaric Godin

Sur le même sujet

Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats