Assurance chômage : un bon accord

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L'accord réformant l'assurance chômage permet une vraie adaptation de l'indemnisation aux réalités actuelles du marché du travail, avec la mise en place de droits rechargeables. Il était difficile d'aller plus loin dans la recherche de l'équilibre financier, sans remise en cause du régime des intermittents. Par Gilbert Cette, professeur associé à l'Université d'Aix Marseille*

L'accord Signé par les partenaires sociaux le 22 mars, réformant la convention du national Régime d'Assurance Chômage (RAC), est un bon accord, à divers titres. Soulignons tout d'abord que, concernant les syndicats de salariés, il a été signé par la CFDT, FO et la CFDT.

Une forte légitimité

Ces trois syndicats représentent ensemble plus de 58 % des suffrages dans la mesure d'audience des syndicats représentatifs au niveau interprofessionnel. La légitimité de cet accord est donc très grande, mais on peut regretter en creux que la CGT confirme son positionnement dans une logique d'opposition simple qui témoigne d'un refus de prendre toute responsabilité pour réformer notre pays et l'adapter aux transformations économiques et sociales. On peut aussi regretter que la CGC ait abordé cette négociation avec une logique uniquement catégorielle, sans prendre en compte l'équilibre global d'un possible accord.  

 Une adaptation aux réalités du marché du travail

Une qualité de cet accord est d'adapter le RAC aux réalités actuelles du marché du travail. La principale disposition allant dans ce sens est l'instauration de droits rechargeables, qui visent à éviter que des chômeurs refusent des opportunités d'emploi trop incertaines ou risquées à leurs yeux, de peur de perdre leurs droits acquis à indemnisation. Cette disposition était prévue dans l'ANI du 11 janvier 2013. A comportements de recherche d'emploi inchangés, elle devrait couter 400 millions d'euros par an au RAC, mais le changement de comportements qu'elle pourrait induire devrait abaisser ce coût, voire peut-être l'annuler complètement. Le bilan qui devrait être fait dans quelques mois de cette réforme sera sur ce point riche d'enseignements.

 Le différé d'indemnisation pour les cadres: une mesure équilibrée

L'accord allonge les différés d'indemnisation pour les chômeurs ayant bénéficié d'indemnités supérieures à leur niveau légal. Cette disposition parait équilibrée : de nombreux licenciements ou ruptures conventionnelles s'accompagnent, pour les cadres essentiellement, d'indemnisations qui justifient un décalage d'indemnisation chômage. Elle devrait rapporter 140 millions d'euros par an. Par contre, on peut regretter la baisse (de 57,4 % à 57 %) du taux d'indemnisation des chômeurs dont le dernier salaire mensuel était supérieur à 2000 euros, cette disposition devant rapporter 90 millions d'euros. Une telle disposition réduit encore la dimension assurantielle du RAC et contribue, certes légèrement, à une recherche plus hâtive et sans doute parfois moins adaptée d'un nouvel emploi par les cadres chômeurs.

 Baisse du déficit structurel des intermittents du spectacle

Mais surtout, cet accord prévoit de réduire le déficit structurel (qui atteint environ un milliard d'euros par an sur les 15 dernières années) du régime d'indemnisation des intermittents du spectacle (Annexes 8 et 10). Concrètement, leur taux de contribution est augmenté de 2 points et le cumul entre indemnisations et revenus d'activité est abaissé, ces deux dispositions rapportant plus de 160 millions d'euros par an. Une telle orientation parait légitime : la dette du RAC (environ 22 milliards d'euros fin 2014) s'explique pour au moins 75 % par le déficit structurel de l'indemnisation des intermittents sur les 15 dernières années.

 Un solde amélioré de 400 millions d'euros par an

Au total, l'ensemble des dispositions de cet accord devraient contribuer à améliorer le solde du RAC d'environ 400 millions d'euros par an. Bien sûr, par rapport au déficit prévu de quatre milliards pour la seule année 2014, cet effort peut paraitre faible. A cela, deux réponses doivent être faites. La première est qu'il est normal que le RAC connaisse un déficit en période de basse conjoncture et de chômage massif, comme actuellement, à condition que ces derniers soient contrebalancés par des excédents en période de forte conjoncture. Ensuite, et en rapport avec ce dernier point, on peut légitimement s'interroger sur le financement structurel des activités culturelles. Le RAC doit-il contribuer à ce financement structurel ? Ou est-ce plutôt le rôle de l'Etat ?

 Difficile d'aller plus loin vers l'équilibre sans remise en cause du régime des intermittents

Plusieurs membres du gouvernement avaient clairement laissé entendre que la négociation du RAC ne devait pas remettre en cause le régime spécial des intermittents. Dans ce cadre, il est normal que la négociation n'ait pas réellement fait sienne la nécessité d'un équilibre financier du RAC sur le long terme. A chacun ses responsabilités, et par l'accord qui vient d'être conclu, les partenaires sociaux ont montré qu'ils prenaient les leurs.

 

 * : Gilbert Cette est Professeur associé à l'Université d'Aix-Marseille. Il est, avec Jacques Barthelemy, auteur de « Refonder le droit social », La Documentation Française, 2ème édition, décembre 2013.

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Commentaires
a écrit le 29/03/2014 à 9:36 :
C'est quoi le but de publier un article sans connaitre le sujet ? Vous avez des mots clefs à placer ?
a écrit le 28/03/2014 à 20:23 :
je conseille a ce messieur de regarder les films "ripostes" et ainsi il comprendra que ce ne sont pas 100000 intermittants qui ont cause le deficit de l unedic mais juste l avidite et la stupidite du medef qui devrait retourner a l ecole pour apprendre a compter
a écrit le 28/03/2014 à 14:02 :
l'auteur de cet article semble ignorer complètement "la réalité du marché de l'emploi" qui concerne le secteur spécifique des intermittents du spectacle. Il n'a sans doute pas pris connaissance des propositions de ce secteur spécifique d'activité, ni non plus de l'étude menée par ses collègues universitaires et qui semblent crédibles si l'on en croit les déclarations des ministres intéressés par cette question. ça rend peut crédible, donc, les éléments avancés par son auteur, dont on peut regretter le manque de rigueur scientifique. ça ne rend pas très crédible les conclusions de cet article tout ça!
a écrit le 28/03/2014 à 13:41 :
Au moins 70% à cause des intermittents !
On a très bon dos.........
a écrit le 28/03/2014 à 11:59 :
L'unédic est basé sur la solidarité inter-professionnelle, c'est à dire qu'il faut considéré l'ensemble des travailleurs comme un écosystème où nous sommes tous en inter-dépendance. Ce genre de réforme est faite pour diviser, pour stigmatiser des groupes de travailleurs, et la rancoeur et l'impuissance fait le reste.
Ne nous laissons pas avoir par ces techniques manipulatrices, soyons tous solidaires, la France a besoin de nous tous, pour vivre en équilibre, Cadres, artistes, intérimaires et tout les autres.
Nous sommes tous touchés par cette réforme totalement injuste et inéfficace.
Quelle logique analytique fait que l'on isole les travailleurs de la culture par rapport aux autres, compare t'on le déficit unédic des travailleurs de l'automobile, avec ceux de la métallurgie? réponse non.Pourquoi, parce que c'est un non sens car les uns créent de l'emploi pour les autres et vice et versa, et c'est la même chose pour toutes les catégories.
Si je prend l'exemple des intermittents, ils génèrent de l'activité dans énormément d'autres domaines (transport, hotellerie, restauration, infographie, etc..). Pourquoi isole les t'on et stigmatise les t'on ? diviser pour mieux reigner.
Sachez tout de même que les intermittents représentent 3,5% des chomeurs et qu'ils touchent 3,4% des indemnités. Et que dans ce soit disant cout ne sont pas comptabilisés les cotisations de tout les permanents de la culture qui n'auraient pas de boulot sans celui des intermittents (300000 permanents et 120000 intermittents).
Sachez aussi que si l'on basculait tout les chomeurs du régime général dans l'intermittence, il y aurait encore moins de chomeurs indemnisés, car ce système est juste adapté à la discontinuité de l'emploi, ce n'est pas un régime privilégié. Par contre il nécessite une reforme pour plus d'équité, pour lutter contre les abus, et la réforme qui est proposer génère exactement l'inverse. Ils font ça pour détruire cette solidarité qui va à l'encontre des valeurs libérales, ils veulent faire du chomage la même chose que la sécu et les retraites, privatiser. Tu te paye toi même une assurance pendant que tu bosse et si tu perd ton boulot et ben tu te démerde avec cette assurance.
a écrit le 28/03/2014 à 11:07 :
Comment peut-on raconter autant de conneries avec autant de certitudes
a écrit le 28/03/2014 à 4:05 :
Il est vrai qu'à cotisation égale, prestation égale, il semble que vous soyez un adepte de la lutte des classes pour faire de tels commentaires !
Réponse de le 29/03/2014 à 11:00 :
Prestation égale? le principe de l'art c'est l'inicité, comment définir une égalité, de plus les cdi et les cdd ne sont pas la règle dans le métier, trés souvent nous faisons des coups uniques, comment parler d'égalité en demandant de faire comme des gens qui ont une sécurité de l'emplois que nous ne connaissons pas.... toutes les situations sont différentes, de plus le secteur du spectacles rentre un P.I.B. supérieur au secteur automobile qui coute aussi trés cher au contribuables par les mesures de soutient fréquente que connait ce secteur... et dont personne ne s'interesse du coût... à l'heure actuelle le parlement Européen s'interesse beaucoup à l'intermittence, ... non pour la bloquer, mais pour l'élargir au territoire européen entier... comme quoi ça doit pas être si mauvais,
a écrit le 27/03/2014 à 11:24 :
Il se fout de nous le mec!
un bon accord?
Les cadres abondent pour prés de 35% à enveloppe de l'assurance chômage, tout en ne percevant que 19% de celle ci! Et on leur demande un effort en plus!
Ca va sans doute faire tomber les montant perçu à +/- 15%.... C'est donc pour les cadres une assurance qui fait sur leur dos une marge de 60%. En clair, soit les cotisations des cadres baisse sérieusement, soit il faut demander à sortir du système.
a écrit le 27/03/2014 à 10:19 :
Un bon accord, c'est un accord qui est basé sur la réalité : avant de décider comment on distribue, on regarde combien d'argent il y a : les emprunts pour l'unédic devraient être INTERDITS ! En effet, les emprunts, c'est dépenser plus qu'on a : c'est facile, c'est populaire,... mais économiquement, ca ne peut pas durer ! Les emprunts qui s'accumulent, c'est aussi reporter les dépenses d'aujourd'hui sur les générations futures,... c'est pas ca qu'on appelle de l'égoïsme ??
a écrit le 27/03/2014 à 10:11 :
Que vous ayez signé l'appel des économistes en soutien au candidat Hollande ne devrait pas vous aveugler au point d'en oublier les bases de votre métier de chercheur.
Que de poncifs sans preuves accumulés dans cet article sans ligne directrice, sans idée et sans démonstration, bourré de jugements de valeurs « bien-pensants » de gauche.
Si vous vous vouliez laudatif, vous auriez dû le dire au lieu de faire croire au lecteur qu’il s’agissait d’une analyse.
Face à l'avalanche d'articles qui conspuent, à juste titre, cet accord injuste, non éthique, qui sacrifie les cadres, vous avez voulu voler au secours de qui ou de quoi ?
Comment pouvez-vous affirmer sans en apporter aucun élément de preuve que la mesure passant à 180 jours le délai de carence est équilibrée?
Quelle est l'élément qui justifie cette mesure non éthique, si ce n'est que tant le Medef que les syndicats signataires pensent en tirer avantage ?
D’ailleurs les modalités, indignes du dialogue social, de la négociation de cet accord, avec le gouvernement au téléphone qui dicte ses souhaits, ne fait que démontrer une énième manœuvre politique visant à satisfaire les intérêts de certains au détriment d’autres.
Affirmer que les syndicats signataires sont représentatifs est une vue de l'esprit, bien qu'elle corresponde juridiquement aux règles de représentativité, ils ne représentent plus personne sauf eux-même. Le medef quant à lui, attend ses allégements de charge avec impatience et ne fait que confirmer aux cadres qui y croiraient encore, qu’ils sont à son service, taillables, corvéables jetables et sacrifiables lorsque de besoin.
Enfin vous semblez oublier un élément de taille. Les ruptures conventionnelles ne sont pas une obligation, ni pour le salarié, ni pour l’employeur. Lorsqu’un employeur accède à la demande d’un salarié et consent à verser une indemnité supra légale, c’est la plupart de temps car il sait qu’il y a intérêt pour apaiser une situation potentiellement conflictuelle. Le versement supra légal vient compenser un préjudice subi par le salarié. Croyez-vous réellement qu’un employeur donne une indemnité supra légale pour faire plaisir au cadre désireux de quitter l’entreprise ?
Trouvez-vous « équilibré » que cette compensation de préjudice soit annulée par une absence d’indemnisation chômage pouvant allez jusqu’à six mois?
Trouvez-vous « équilibré » qu’un salarié qui a cotisé à l’assurance chômage durant des années se voit privé durant six mois d’indemnisation lorsqu’il perd son emploi au prétexte que son employeur a compensé un préjudice en lui versant une indemnisation ?
Enfin trouvez-vous "équilibré" qu'en fonction des conventions collectives à salaire égal, le différé d'indemnisation varie en fonction du caractère avantageux ou non de la convention?
Cet accord est simplement indigne et injuste.
a écrit le 27/03/2014 à 7:00 :
La question n'est pas (ne devrait pas être...) comment on gère les chomeurs, mais comment on fait pour que tout le monde (on presque...) ait un travail
On va dans le mur
On voit les politiques défiler
Et la décadence se poursuivre
a écrit le 26/03/2014 à 20:50 :
Je recommande à Mr Gilbert Cette de gouter au joie du chômage afin de pouvoir vraiment en parler.
a écrit le 26/03/2014 à 16:13 :
je rêve d'un pays ou les journalistes, feraient leur travail, et après avoir fais leur investigations, serais en mesure d'informer leur lecteur, car avant d’être partisans un journaliste ce dois de me semble t'il relater les faits, et pas les on dis, ou pire les éléments de langage marteler.
Réponse de le 26/03/2014 à 22:04 :
Effectivement, cet article est inexact dans ce qu’il rapporte et dans les conclusions qu’il en tire.
Réponse de le 28/03/2014 à 13:35 :
Tout à fait d'accord, il n'y ici, concernant notamment les intermittents qu'une pensée de courte vue et vraiment mal renseignée. C'est n'est pas très glorieux pour La Tribune tout ça...!
a écrit le 26/03/2014 à 16:03 :
La carence

La carence est une période pendant laquelle le salarié privé d'emploi indemnisable est INSCRIT mais NON INDEMNISE. Le calcul actuel de la carence est le suivant : Une semaine, plus les congés payés non pris, plus (le cas échéant) l'indemnité supra-légale (ceci dans la limite de 75 jours).
Nous revendiquions pendant ces "négociations" la suppression de la carence, qui est une injustice de plus pour les salariés privés d'emploi.
Dans la nouvelle convention d'assurance chômage, non seulement la carence existe toujours, mais elle est AUGMENTEE.

Explication : L'indemnité de fin de contrat est l'indemnité que vous touchez à la fin de votre contrat.

L'indemnité légale aujourd'hui, c'est 20% du salaire mensuel , multiplié par le nombre d'années d'ancienneté.
Et 33% du salaire mensuel par année d'ancienneté au-delà de 10 ans de présence dans l'entreprise.
Exemple : 2000 euros par mois (moyenne sur les trois derniers mois). Ancienneté : 13 ans -> L'indemnité de licenciement est de 3 mois de salaire, soit 6000 euros. Autant dire une misère.

Peu de personnes arrivent à négocier correctement leur départ, ce qui fait que bien souvent l'indemnité légale est la seule indemnité qu'ils touchent.
MAIS PARFOIS, SUITE A UN RAPPORT DE FORCE NOTAMMENT, L'INDEMNITE DE LICENCIEMENT EST PLUS ELEVEE QUE CE QUE PREVOIT LA LOI.
Eh bien, cette indemnité, appelée "supra- légale", impliquera un NON PAIEMENT de l'assurance chômage jusqu'à 180 jours ( plus la carence d'une semaine, plus la carence des congés payés non pris).
Certains ne toucheront donc pas un centime du Pôle emploi avant 6 ou 7 MOIS de chômage, voire plus ! Et Bing sur les maigres indemnités arrachées aux patrons !





Diminution de l'assurance chômage :

A compter du 1er juillet, le "taux de remplacement" du salaire calculé par l'assurance chômage baissera, passant de 57,4 % à 57% pour les chômeurs dont le salaire dépassait 2 042 euros bruts. Et bing sur le pouvoir d'achat !

Des cotisations en plus les salariés de plus de 65 ans

Jusqu'ici exonérés de cotisation chômage, ils devront eux aussi côtiser. Et bing sur le pouvoir d'achat !

Et bing sur les intermittents

Leurs allocations seront désormais plafonnées à 5.475 euros bruts par mois et un «différé» d'indemnisation sera mis en place, pendant lequel les intermittents devront attendre pour toucher leurs allocations.
Les cotisations d'assurance chômage vont passer de 10,8% à 12,8% (de 7 à 8% côté employeurs, et de 3,8 à 4,8% côté salariés). Les intermittents vont donc voir leurs revenus direct baisser automatiquement de 1%, et leur assurance chômage plafonner...
Nota : Et si on plafonnait plutôt les TRES HAUT REVENUS ? En effet, 1% des français touchent plus de 7500 euros par mois. Et si on tapait plutôt en priorité DANS LEURS POCHES A EUX ?
Cliquer ici pour accéder à la pétition contre cette modification des annexes 8 et 10 de l'assurance chômage.

Le temps partiel ne sera toujours pas surcôtisé par les patrons friands de main d'oeuvre low cost

Nous réclamions une surcôtisation sur les temps partiels subis (revenu inférieur au SMIC mensuel).
Ceci afin que les salariés pénalisés par un petit revenu ne le soient pas une seconde fois, quand ils perdent leur emploi.
Mais les syndicats signataires de "l'accord" ne sont pas intéressés par l'idée d'un emploi décent à salaire décent, et d'un revenu de substitution correct.

La seule avancée est que qu'il y aura une simplification de calcul pour le cumul emploi-chômage.
Les seuils en vigueur pour en bénéficier - 70% de l’ancienne rémunération, 110 heures mensuelles, 15 mois de cumul - seront supprimés.
Le nouveau mode de calcul de l'allocation sera le suivant :
Allocation mensuelle versée = Allocation mensuelle sans activité - 70 % de la rémunération brute issue de l’activité réduite.
Ceci dans la limite des droits à l'assurance chômage, bien sûr.
Ca a le mérite de simplifier les choses concernant les règles de prise en charge, mais les travailleurs qui subissent les temps partiels payés une misère ne verront pas leurs revenus augmenter pour autant...

Les droits rechargeables

C'est le mystère le plus complet sur ces dispositions, dont le détail n'a toujours pas été révélé à ce jour.
A nouveau, rien n'est prévu pour les millions de salariés non indemnisés par Pôle emploi... Ceux-là devront se contenter de 430 euros par mois (le RSA, moins le forfait logement prélevé obligatoirement).
Les seuls revenus véritablement rechargeables restent les dividendes, les plus values, les golden parachutes, les retraites chapeau, et les stock-options... Pour les gros poissons, bien sûr !

Et Bing sur des droits universels à un emploi décent à salaire décent, et, par défaut, un revenu de substitution correct : 80 % du revenu antérieur, et au minimum le SMIC !
Réponse de le 27/03/2014 à 8:09 :
Merci pour ces précisions
Réponse de le 27/03/2014 à 10:08 :
Beau discours : ...et dans le monde réel, vous faites comment pour distribuer plus d'argent que vous n'en avez ???
Réponse de le 28/03/2014 à 15:58 :
ok, alors allons chercher l'argent où il est. Combien déjà le coût de l'évasion fiscale ? Combien le coût de la spéculation sur l'économie réelle ?
Réponse de le 28/03/2014 à 20:11 :
Vous n'aurez même pas le RSA puisque normalement, je dis bien normalement, il ne faut pouvoir prétendre à aucun droit aux allocations chomage, et comme vous aurez déjà une déclaration en cours qui vous acceptera des droits même avec carence, dans l'os...
a écrit le 26/03/2014 à 15:57 :
Les grands gagnants de cet accord sont... Les patrons ! Oh, quelle surprise !

Alors qu'un salarié privé d'emploi sur deux n'est pas indemnisé par l'assurance chômage, et que la précarité explose, rien n'est prévu pour indemniser correctement l'ensemble des salariés privés d'emploi, et aucune surcôtisation sur les contrats précaires n'est prévue.

En revanche, certaines dispositions a priori "anodines" sont en fait particulièrement salées :
Réponse de le 27/03/2014 à 10:14 :
Les patrons grand gagnants ?? Qu'est-ce qu'ils touchent s'ils déposent le bilan ?? Non parce que ce qu'on leur prend en cotisation, ca ils le voient bien,...mais ils gagnent quoi en retour ???
Réponse de le 28/03/2014 à 11:43 :
http://www.lefigaro.fr/social/2014/03/28/09010-20140328ARTFIG00060-les-anciens-salaries-de-molex-seront-finalement-indemnises.php
Jugement rendu aujourd'hui, salaries licenciés, pas de dépôt de bilan, encore l'argent
a écrit le 26/03/2014 à 15:35 :
Les partenaires sociaux ...
qui représente t ils ? 8% de la masse salariale pas plus .
Il faudrait se poser une fois pour toute cette question : sont ils légitime pour signer des accord au nom des salariés .
une minorité qui vends les acquis de la majorité pour sauver une minorité de privilégié
Réponse de le 26/03/2014 à 22:06 :
Et le medef, combien de personnes représente-t-il ? :’(
a écrit le 26/03/2014 à 15:04 :
Déficit maintenu, cadres lésés, intermittents sauvés. Et ce, jusqu'à la banqueroute du pays...
Réponse de le 26/03/2014 à 16:15 :
100 % d'accord, et le plus tôt sera le mieux !
Réponse de le 26/03/2014 à 22:09 :
Intermittents sauvés = plus de sous pour les plus riches et moins pour les plus pauvres avec leur nouveau différé qui touchera désormais les plus pauvres. L’ancien différé qui « pénalisait » les plus riches a été supprimé. Moins logique tu meurs. Quant au nouveau plafond à 5500 € brut, il ne sert à rien. Les intermittents eux-mêmes (mais ils ne sont pas représentés par les syndicats) proposaient de le mettre à 3000 € brut. Comme quoi, leurs bonnes idées ne sont même pas validées.
a écrit le 26/03/2014 à 14:28 :
Messieurs les journalistes de "La Tribune", mettez vous d'accord avant de publier vos articles ! Aujourd'hui vous titrez "Assurance chômage: un bon accord" et le 24 mars 2014 :"Les cadres victimes d'un accord sur l'assurance-chômage injuste et inefficace".
Peut être pourriez vous accorder vos violons non ?
Réponse de le 27/03/2014 à 10:11 :
Moi j'aime bien le principe d'avoir 2points de vue qui s'exprime... ca vous oblige à réfléchir, analyser, ... et faire votre propre opinion ! Effectivement, c'est moins confortable que d'ingurgiter un discours tout fait !!
Réponse de le 28/03/2014 à 13:33 :
La question, Lyon69, c'est de savoir si une "tribune" qui nie à ce point les voix qui s'élèvent pour dénoncer certaines perversité de cet accord, est vraiment utile au débat publique. Cet article est tellement insistant sur les supposés bienfaits de l'accord qu'il en devient grotesque. On peut douter, c'est le moins qu'on puisse dire, de ce qu'il avance sous couvert d'expertise universitaire. Il reste à espérer que cette manoeuvre un peu pathétique ne trompera personne.
a écrit le 26/03/2014 à 14:09 :
"nous constatons que les salariés de l’encadrement sont ceux qui font les frais de cet accord".

Cela changera un peu.

Combien d'accord d'entreprise la CFE- CGC a signé sans aucun scrupule sur le dos des petites catégories non-cadres , horaire d'équipe, suppression de prime etc., dans la Metallurgie par exemple.C'est marrant , mais cela ne la dérangeait pas à l'époque que les autres salariés fassent les frais de leur accord avec la direction.Comme quoi dès que l'on est concerné , le son de cloche est différent.
a écrit le 26/03/2014 à 13:29 :
Un bon accord... Au détriment des cadres, pourtant forces vives des entreprises... Gilbert Cette n'a visiblement jamais travaillé en entreprise, ni même confronté à la perte d'emploi.

Il pourra donner son opinion le jour où il aura cumulé ces 2 expériences.

Encore une fois, des théoriciens prétendent donner des leçons aux praticiens... Cela fait 40 ans que cela dure, et l'on voit où cela nous mène...
a écrit le 26/03/2014 à 12:35 :
De nos jours,il n'est pas bon d'encadrer et de bosser,mieux vaut chanter et danser
Réponse de le 26/03/2014 à 14:31 :
Faites comme moi je ne travaille pas et je profite du système et cet après-midi je vais au ciné, séance de 16 heures et pendant vous vous travaillez, bon courage.
Réponse de le 26/03/2014 à 22:10 :
encore faut-il savoir chanter et danser. Et pour cela, il faut bosser figurez-vous !
a écrit le 26/03/2014 à 12:31 :
Encore de la propagande du Gvt.Gilbert Cette est bien complaisant.Mais ou est l' Ump sur le sujet ???
a écrit le 26/03/2014 à 12:17 :
pauvre neuneu ce Gilbert CETTE!
c'est encore une mesure qui défavorise les cadres qui cotisent davantage et ont de moins en moins de droit!Il vaut mieux être ouvrier, ne pas faire d’études,se faire payer les heures sup,
ne pas chercher a evoluer par la formation et les cours du soir!
Bravo a une mesure qui tire les francais vers le bas!
a écrit le 26/03/2014 à 11:48 :
la gauche pense evidemment que c'est un bon accord vu que les intermittents ne sont pas concenres, et que les cadres, vahce a lait pour les cotisations, n'auront plus droit a rien !!! ils faudrait qu'ils arretent de cotiser! avec 39% des cotisations pour 18% des depenses, ca mettrait le feu aux poudres!!
Réponse de le 26/03/2014 à 16:52 :
Comment pouvez vous dire que les intermittents ne sont pas concernés. Avez vous bien lu?
Réponse de le 26/03/2014 à 22:14 :
Effectivement les intermittents sont concernés. Et ça empire car ça favorise les + riches au détriment des plus pauvres (nouveau différé mis en place).
De plus, cessez de mettre les intermittents dos à dos avec les cadres, car il existe des intermittents cadres. Eh oui, cela existe ! Intermittent ne veut pas dire pas diplômé (très loin de là). Cela stipule simplement que les contrats sont courts et que notre métier fait partie de ceux du spectacle.
Pourtant, diplômé de l’enseignement supérieur (bac + 6), je suis cadre (musicien soliste) mais n’atteint pas 3000 € par mois.
a écrit le 26/03/2014 à 11:24 :
Bon accord ? Foutaises et hypocrisies !
Les cadres sont toujours la vache à lait. Et les entreprises vont devoir payer plus pour que la notion d'indemnité reprennent un sens.
Quant au régime des intermittents du spectacle, il sert à subventionner le cinéma français. C'est cela la réalité.
Et tous ces beaux parleurs ne sont pas capables de faire revenir le RAC à l'équilibre ! Incompétence ou sabotage sciemment organisé depuis des décennies ?
a écrit le 26/03/2014 à 11:00 :
Un bon accord est un accord qui, au moins temporairement, annule le déficit : or, en l'espèce, cet accord ne réduit le déficit annuel QUE de 10% ... quid des 90%, soit plus de 3 milliards !!
Réponse de le 26/03/2014 à 12:12 :
Grace à votre entreprise la france est sauvée.
a écrit le 26/03/2014 à 10:52 :
Un bon accord ??? les cadres, qui participent pour 36% au financement de l'assurance chômage mais n'en bénéficient qu'à 17% sont encore p lus pénalisés ? Où est la justice ? Cadre = esclave ???
Réponse de le 26/03/2014 à 11:08 :
en effet c'est n'importe quoi !!! de plus on glisse de plus en plus de l'assurance chomage, notez le mot assurance ou il y a solidarité entre ceux qui ont perdu un emploi et ceux qui en ont un à une forme d'impot déguisé avec une espèce de solidarité qui devrait en fait être financé par l'impot

TRAVAIL DE GRIBOUILLE !
a écrit le 26/03/2014 à 10:32 :
Cet ccord est un bon exemple de l'imposibilite de reformer la France car la reforme doi in fine etre prejudiciable a personne.
a écrit le 26/03/2014 à 10:16 :
Cet accord sur le dos des cadres et des salariés en général paraît à presque tout le monde à la fois injuste et inefficace économiquement. La moitié des chômeurs n'est pas indemnisée ! Je ne comprends pas la terreur qu'inspirent les intermittents du spectacle et surtout pourquoi leur régime devrait être financé par les seuls salariés du privé.
Réponse de le 26/03/2014 à 22:21 :
Les intermittents cotisent proportionnellement déjà plus (leurs employeurs aussi).
Faire payer les salariés du service public, c’est faire payer l’état, donc plus d’impôts, car l’état, c’est nous !
De plus, il faut se renseigner un peu avant de balancer que les intermittents sont des privilégiés.Ils ont un système adapté à des pratiques d’emplois très courtes. (1 ou 2 jours par exemple dans mon cas). Imaginez passer 50 entretiens d’embauche par an ! (pourtant, pour chaque concert que je donne, j’ai ou bien passé une audition, ou bien envoyé un cd ou bio etc...).
Pourquoi nous montre-t-on du doigt ? Eh bien, car ces pratiques d’emploi discontinues sont en train de devenir beaucoup plus courante dans des professions non artistiques et ces personnes mériteraient un régime chômage plus adapté. Mais cela, le medef n’en veut pas. Alors il cri « au loup » en montrant les intermittents du doigt, et tous les journalistes répètent des fadaises (genre les intermittents sont responsable du déficit de l’assurance chômage alors que l’on reçoit 3,4% de la totalité des indemnité distribuées). Svp, renseignez-vous au lieu de répéter ces conneries !
a écrit le 26/03/2014 à 10:13 :
400 millions d'euros de recettes pour 4 Milliards de déficit et l'auteur de cet article nous annonce un bon accord ? avec un prof comme çà, bonne chance aux étudiants de l'université AIX MARSEILLE !

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