Le dollar perdrait-il sa couleur ?

 |   |  1803  mots
Les réserves de change en dollar détenues par les banques centrales du monde entier représentaient 3800 milliards de dollars au troisième trimestre 2013, détaille John Plassard. /DR
"Les réserves de change en dollar détenues par les banques centrales du monde entier représentaient 3800 milliards de dollars au troisième trimestre 2013", détaille John Plassard. /DR (Crédits : DR)
Le dollar est la monnaie de référence des échanges économiques internationaux. Mais plusieurs événements pourraient amorcer un début de changement de tendance et bouleverser les échanges internationaux. Le poids pris par le yuan en fait partie. Par John Plassard, Directeur adjoint de Mirabaud Securities.

Pourquoi une telle évolution du dollar ? Quelles sont les implications pour les devises ? Les États-Unis peuvent-ils fermer les yeux sur ce qui est en train de se passer ?

 

1. Depuis quand le dollar domine les échanges internationaux ?

Le dollar américain règne sur les transactions de devises sans interruption depuis la Seconde Guerre Mondiale. La devise américaine s'est imposée comme la première monnaie de réserve et le premier choix des banques centrales après les accords de Bretton Woods de 1944. Les grandes lignes du système financier international seront dorénavant, en majeure partie dessinées en dollar.

Les réserves de change en dollar détenues par les banques centrales du monde entier représentaient 3800 milliards de dollars au troisième trimestre 2013, soit 61,2% du montant global des réserves allouées.

Toutefois ces chiffres sont à relativiser très fortement dans la mesure où d'une part la Chine refuse de divulguer la répartition de ses réserves de change, et d'autre part, les réserves non allouées par les banques centrales sont en augmentation (d'où l'absence du poids du yuan dans les statistiques officielles).

 

2. Quelles sont les raisons d'une telle dominance ?

Il y a quatre raisons principales à la prédominance du dollar dans les échanges internationaux.

  • La stabilité de l'économie américaine est la première raison d'investir et d'avoir confiance dans le dollar. Les États-Unis ont dernièrement montré que le pays avait les moyens de résister à un choc quelconque (hausse des prix des matières premières ou des biens manufacturés, crise du crédit, catastrophe naturelle, dérapage du commerce extérieur, etc.). La force militaire américaine sans commune mesure est aussi une raison importante.
  • Pour aider leurs exportations, les pays asiatiques (notamment) accumulent des dollars pour maintenir leurs propres devises à un taux de change bas (d'une façon générale, les économies asiatiques sont, à l'instar de l'économie japonaise, axées sur les exportations).
  • L'omniprésence du dollar dans les coffres mondiaux est aussi le résultat de l'émission surabondante de titres de dette américaine.
  • Pour ne pas se retrouver face à un endettement local incontrôlé en dollar comme en 1997 (dévaluation de la monnaie), certains pays (notamment asiatiques) tiennent compte du risque de change en achetant de la devise américaine.

 

3. La Chine a-t-elle les moyens de changer la donne ?

Aujourd'hui, le prix d'environ 25 % des exportations chinoise est indiqué en yuan et est devenu la principale monnaie de règlement dans certaines régions. Si, pendant des années, la Chine a accumulé des dollars et s'est attelée à garder élevée pour ses exportations la valeur du dollar et basse celle du yuan, l'objectif est clairement aujourd'hui que la devise chinoise devienne l'une des principales monnaies de réserve dans le monde d'ici à 2030.

Tel n'est pas encore le cas, mais plusieurs éléments récents montrent que la tendance est en train de s'inverser.

  • La Chine a (discrètement) changé son fusil d'épaule

La nouvelle a été quasiment entièrement passée sous silence par les médias américains, mais elle devrait faire date. Selon les déclarations de Yi Gang, un député gouverneur à la Banque Centrale « ce n'est plus dans l'intérêt de la Chine d'accumuler des réserves en devises étrangères». Pour mémoire, au 3ème trimestre 2013, les réserves en devises étrangères ont été estimées à environ 3,66 trillions de dollars. Et, bien sûr, la majeure partie était en dollars américains pour rendre les produits chinois moins chers sur le marché international.Mais à présent, la Chine a annoncé que le temps était venu d'arrêter de faire des réserves en dollars US.

  • Suspension des transactions avec l'Afghanistan

Autre exemple concret en date, la suspension de toutes les transactions en dollars avec les banques commerciales afghanes (au-delà de la volonté de contrecarrer les opérations terroristes de la région dominée par les musulmans de la région du Uighur) montre qu'il n'y a concrètement aucun problème à changer de devise de référence en un temps record avec des partenaires non stratégiques.

 

4. La Russie va-t-elle changer de monnaie de référence ?

La Banque centrale russe, grâce aux recettes pétrolières et gazières du pays, détenait 493,4 milliards de dollars de réserves de change au dernier pointage officiel du 21 février.

Pour répondre aux sanctions imposées par l'Union Européenne (UE) et les États-Unis après le référendum en Crimée, la Russie est en train de mettre ses menaces à exécution en répondant par ses propres sanctions contre ces mesures économiques.

  • Une sortie mystérieuse d'obligations américaines

Le 12 mars 2014, selon les données publiées par la banque centrale américaine, 104,5 milliards de dollars d'obligations américaines de la Réserve fédérale ont été retirés, suscitant les rumeurs les plus folles d'une sortie ou d'un transfert de la part de la banque centrale russe....

  • Appel à vendre ses dollars

Début mars 2014, le conseiller présidentiel russe, Sergueï Glaziev, a lancé un avertissement laissant peu de place au doute en déclarant que « Nous détenons une quantité décente de bons du Trésor - plus de 200 milliards de dollars - et si les États-Unis osent geler les comptes des entreprises et des citoyens russes, nous ne pourrons plus considérer l'Amérique comme un partenaire fiable», ajoutant que « nous allons encourager tout le monde à vendre les obligations du Trésor américain, se débarrasser de dollars comme monnaie fiable et quitter le marché américain. »

Les menaces ont été mises à exécution puisque le pays a été un vendeur net pour une somme combinée de 11,3 milliards de dollars de T-bonds au cours des mois de février et de mars 2014.

  • Le méga contrat gazier réglé en... yuan ?

L'on se souvient que la Chine et la Russie ont conclu mi-mai à Shanghai un méga-contrat d'approvisionnement gazier, fruit d'une décennie de négociations. Selon les termes du contrat, la Russie fournira Pékin en gaz à partir de 2018, et le volume livré à la Chine augmentera progressivement "pour atteindre à terme 38 milliards de mètres cube par an". Si cet accord confirme l'amélioration des relations sino-russe, il pourrait aussi confirmer la volonté de la Russie de réduire sa dépendance aux dollars. En ce sens, le contrat devrait être libellé soit en Roubles, en Renminbi ou en or. Des couvertures de change pourraient ne pas être exclues et certainement pas annoncées.

  • Changer de système de paiement pour être moins dépendant

Mi-mars 2014, les deux géants des paiements, Visa et MasterCard, ont arrêté sans préavis de fournir leurs services de paiement aux clients de plusieurs banques russes après l'annonce de sanctions par Washington pour condamner « l'annexion » de la Crimée par Moscou.

La banque Rossia, visée par les sanctions américaines, avait annoncé le 21 mars 2014 que Visa et Mastercard avaient "sans préavis arrêté de fournir leurs services de paiement aux clients de la banque". Sa filiale à 100%, Sobinbank, était aussi touchée car contrôlée par les frères Arkadi et Boris Rotenberg, dont les noms avaient été ajoutés à la liste des personnes visées par les sanctions.

Concrètement, les clients ne pouvaient plus retirer d'argent avec leurs cartes que dans les distributeurs, et ne pouvaient plus effectuer d'achats avec leurs cartes.

La Russie aurait donc aussi dans l'idée de créer son propre système de paiement pour réduire sa dépendance à certains groupes occidentaux tels que Visa et/ou Mastercard.

Ce nouvel épisode pourrait donc être une énième preuve de la volonté de la Russie de réduire sa dépendance au dollar.

Finalement, la Russie a produit en mai 2014 un document décrivant une stratégie de retrait du dollar à adopter dans un contexte de coopération des Brics.

 

5. Comment les devises évolueraient-elles en cas de retrait progressif des réserves en dollar ?

En théorie, s'il devait y avoir un retrait massif de dollars de la part des investisseurs internationaux, la monnaie américaine devrait logiquement repartir à la baisse face à un panier de valeurs dont l'euro et le Yuan.

L'évolution des devises va aussi dépendre de la convertibilité du yuan. Fantasme pour certain, elle pourrait être totalement effective en 2020 et traduire la volonté, non dissimulée, du gouvernement chinois de libéraliser les marchés. Rappelons ici que la devise chinoise est actuellement totalement convertible dans les comptes courants, mais que Pékin conserve un contrôle étroit sur les comptes de capitaux.
Ceci aurait pour effet de raffermir le yuan et confirmerait donc la tendance amorcée par un retrait progressif des investissements en dollar.

Si cette tendance devait s'accélérer, la Chine devrait faire un choix : conserver ses obligations américaines pendant que le dollar s'affaiblit, ou se joindre au mouvement.

 

6. Quelles sont les dernières tendances ?

Le 10 juin 2014, le fonds souverain de l'Azerbaïdjan est entré en négociations avec les autorités régulatrices chinoises en vue d'investir 1,8 milliard de dollars en yuans d'ici à la fin de l'année. Ceci représenterait l'un des plus importants achats de devise chinoise.

Le directeur général du fonds souverain a notamment déclaré qu' « il s'agit d'une monnaie qui prend de l'importance, donc pourquoi ne pas investir dans le renminbi ? Nous sommes en train de finaliser les préparatifs nécessaires ».

 

7. Est-ce la fin du dollar ?

Pour les paiements internationaux, le dollar demeurera ces prochaines années la principales devise utilisée, mais le yuan devrait, en toute logique prendre de plus en plus d'importance. Pékin ne cache d'ailleurs plus son intention de voir sa monnaie occuper un rôle croissant à l'international, à mesure que les réformes pour libéraliser les transactions financières dans le pays sont entreprises.

La tendance commence déjà clairement à se dessiner. Selon le FMI, certaines banques centrales - dont celles du Nigeria, du Chili, de la Corée du Sud, mais aussi du Japon - ont d'ores et déjà des yuans dans leurs coffres, ce qui témoigne de l'importance des relations économiques et commerciales de ces pays avec Pékin.

À cela on peut aussi ajouter que l'Afrique (15% des transactions effectuées entre la Chine et l'Afrique pourraient être libellées en yuans dans les trois prochaines années), l'Iran, l'Irak, l'Inde, et bientôt les Saoudiens (la plus grande source étrangère de pétrole brut pour la Chine) se tournent aussi de plus en plus vers d'autres monnaies....

De là à dire que l'on parlera bientôt de pétroyuan, il y a quand-même un grand pas à faire....

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 11/07/2014 à 10:08 :
Le problème de la gestion d'une monnaie a fortement évolué. L'exemple du dollar est très représentatif d'un document gagé sur des réserves d'or entreposée à Fort Knox et valorisé de façon fixe à 35$ l'once d'or il est devenu une dette sur la performance de l'économie du pays.
Pour être une monnaie dans ce contexte le contrat repose sur la confiance dans sa capacité à constituer un instrument de mesure, un instrument de paiement et un instrument de réserve. En outre une monnaie doit dans un cadre légal donnée être indéfiniment libéralisable, c'est à dire acceptée de façon illimitée en paiement des dettes contractées par les partie.
La confiance dans le dollar qui a pour origine sa convertibilité en or repose de fait sur l'absence de solution de substitution offrant la même liquidité et la même acceptation. Les deux actions politiques récente des USA sur les avoir russes et sur le clearing BNPP et en cours chez d'autre banque, rappelle que l'acceptabilité repose sur la confiance et que celle-ci vient de recevoir de nouvelles limites qui en réduisent le pouvoir libératoire et la stabilité comme instrument de réserve.
Il s'y ajoute un domaine peu mentionné qui est celui de l'établissement des valeurs des flux de marchandises. La prééminence des cotations en dollar des matière premières confère à la monnaie une situation privilégiée que la Chine a bien compris en instituant sur son territoires des marché de cotation pour les produits qu'elle juge stratégiques notamment les métaux avec comme exemple de rachat du LME par la bourse de HONG Kong au delà des cotations de Shanghai. Le passé et les mécanismes d'échanges internationaux de l'après guerre lorsque les monnaie n'étaient pas totalement convertible se dresse en filigrane avec le développement d'échange bilatéraux et le retour de ce type de procédure pour endiguer le mur de la dette issue de la crise de valorisation des valeurs mobilières américaines de 2008/2009.
La modification structurelle de la donne énergétique et la possibilité d''une cotation du pétrole en une autre monnaie constitue une évolution potentielle probable si la monnaie internationale proposée par Keynes et envisagée par le FMI au cœur de la crises bancaire pour permettre de maintenir les échanges internationaux de marchandises constituent des prémisses qui me rendent plus enclin a anticiper un changement. Les offre d'accord de libre échange actuels entre l'Europe et les USA sont la preuve que l'avantage dollar qui permet au pays de s'endetter sans limite commencent à s'éroder
a écrit le 03/07/2014 à 18:45 :
On va la leur faire payer trés cher l'amende honteuse à la BNP, à ces impérialistes!
a écrit le 29/06/2014 à 11:14 :
L'affaire BNP prouve que l'empire américain est capable de racketter comme le ferait un état maffieux,n'importe quelle banque d'un pays ami.Il est temps de créer avec lesBRICS une monnaie mondiale ,le BANCOR, pour s'afranchir du Dollar!!!!
a écrit le 27/06/2014 à 16:35 :
DSK appelait a une monnaie mondiale, on a vu ce qui lui est arrivé
Saddam Hussein voulait vendre son pétrole en euro, on a vu ce qui lui est arrivé
maintenant c'est sûr que le pétro-dollar aura une fin
a écrit le 27/06/2014 à 16:14 :
n'oubliez pas que la monnaie chinoise est une des seule monnaie qui est toujours basée sur l'or tandis que le billet vert n'a véritablement aucune valeur puisque les USA font tourner la plache à billets selon leur besoin
a écrit le 27/06/2014 à 14:35 :
Je me rends compte que j'ai oublié un truc, sur le moment. Alzaïmer, sans doute... Pour l'Azerbaïdjan, ça me refait penser à Israël qui, découvrant qu'il était potentiellement producteur d'énergie, s'est fait "porter pâle" pour le vote de l'ONU contre l'Ukraine... Les Américains étaient scotchés... Et cela montre bien aussi ce que disait un sociologue réputé américain en 2009 : "Un jour, les EU se trouveront sans plus aucun allié." Ceci écrit, ils n'avaient déjà plus que des ennemis ou des colonies...
a écrit le 27/06/2014 à 14:22 :
Ca me surprend, l' Azerbaïdjan. Ils étaient pourtant bien "accro" aux US... Suffit de voir qui est à la tête, vous comprendrez.
Néanmoins sinon. Déjà, il n'y a que maintenant que vous vous rendez compte que 2008 a été la goutte d'eau de trop. C'est alors ignorer complètement la géo-politique et ses "petites" phrases et manoeuvres qui ont eu lieu de façon plaisante. TOUTES les zones économiques (sauf la Zone Euro..) ont resserré leurs liens pour mettre en place des stratégies "au cas où le billet vert flancherait"... Et en 2010, un dirigeant oligarque Chinois de son état a même reconnu qu'il fallait avancer en douceur afin de ne pas fâcher le respectable cowboys... Notez, c'est la tactique du petit pas qu'il utilise couramment. Vous dire comme les covebois ont peu de chance de s'en sortir... Le spectacle de cette crise contient vraiment des choses très intéressantes. Je regrette pas d'être venu.
a écrit le 27/06/2014 à 13:15 :
De toute façon les Russes et Chinois (soutenus par plusieurs autres pays!) vont créer un Nouveau FMI et une monnaie alternative au dollar!
C'est ce qui se profile apparemment....
Renseignez-vous.
a écrit le 27/06/2014 à 12:28 :
et l'affaire bnpp accentue la tendance car elle illustre le risque encouru à l'utilisation del'usd ! à mon avis ,très mauvais calcul des US et ce n'est pas la premiere fois !!
a écrit le 27/06/2014 à 12:24 :
Et ce qui arrive à BNPParibas coupable d'avoir utilisé le dollar pour des transactions avec des pays sous embargo américain devrait je l'espère accélérer cette remise en cause, car le monde entier ne peut dépendre de la seule législation d'un état.
Réponse de le 27/06/2014 à 15:13 :
Marrant (presque), alors, qu'un "traité transat (de croisière)" risque de voir le jour si "le monde entier ne peut dépendre de la seule législation d'un état. ". Parce que là, nous devenons complétement leur terrain de jeu...
a écrit le 27/06/2014 à 12:21 :
Les USA n hésiteront pas à faire une bonne guerre où cela fait mal pour rétablir le dollar si besoin est ,il ne faut pas être naïf ,exemple une bonne division entre les sunnites et chiites d Arabie saoudite et les USA qui interviennent 3 ans après pour sauver le monde comme en 42 .
a écrit le 27/06/2014 à 12:10 :
"Pour répondre aux sanctions imposées par l'Union Européenne (UE) et les États-Unis après le référendum en Crimée..."

Par un souci de précision, la phrase au-dessus devrait être écrite "Pour répondre aux sanctions imposées par les États-Unis et qui ont été suivies par l'Union Européenne (UE) après le référendum en Crimée..." L'UE, les faits le démontrent, ne peuvent pas se tirer une balle au pied en menant des sanctions économiques à l'un de ses partenaires majeurs dans le secteur énergétique, ce serait déraisonnable, convenons.
a écrit le 27/06/2014 à 11:08 :
Ca fait deja pas mal de temps qu'un certain nombre de transactions internationnales entre états se font avec un panel de monnaies.Le $ y est bien sur present mais pas forcement majoritaires.L'€ a taillé pas mal de croupiere au $ et est bien present dans les reserves de changes ,le yen aussi .Le monde va devenir de plus en plus multipolaire, en matiere de monnaie ça serra aussi le cas .L'avantage exorbitant des USA de battre monnaie quand ils en ont besoin sans rapport avec l'état réel de leur l'économie serra battue en breche et amenera une suspicion plus grande sur la monnaie americaine.C'est la fin de la devise americaine disant ----le $ est notre monnaie et votre probleme -----De plus en plus le $ va devenir le probleme des USA comme pour d'autres pays avec leurs monnaies.De ce fait il n'est pas sur que le consumerisme effréné des consommateurs americains se poursuive et soutienne l'économie comme il a pu le faire par le passé.L'egemonie declinante du $ aura des repercution politique y compris sur l'effort militaire americain si important pour leur industrie militaire et ses millions d'emplois directs ou indirects.Une sorte de réajustement historique ,aprés avoir dominé le monde sans partage et en avoir tiré bien de benefices, les USA vont progressivement laisser de la place à d'autres, leur monnaie aussi .Ca veut pas dire une forte baisse de leur puissance économique, mais une baisse relative à la montée en puissance des autres grands pays.
a écrit le 27/06/2014 à 11:05 :
Moi je n'ai qu'une seule question : quel est le poid du Yuan dans les transactions internationales vs USD ou meme EUR?? Lorsqu'on connait la reponse,cet article fait sourire....La Chine reste la plus grande dictature du monde.....
Réponse de le 27/06/2014 à 14:46 :
La plus grande dictature du monde !Cet article parle d'économie pas de politique surtout aprés l'affaire de la NSA dans le grand pays des libertés (trés surveillées ) les USA .On peut etre la plus grande dictature du monde et la plus grande puissance économique du monde aussi !Au fait puisque vous parlez de dictature, l'opposée bien sur de la democratie ,le taux de participations aux élections americaines il est de combien !Il depasse rarement les 50 % c'est beau pour une democratie qui donne des leçons !Peut etre que les americains ont ils peur que ce taux baisse encore et là ,c'est l'aventure ............
a écrit le 27/06/2014 à 9:31 :
Et l'Euro dans tout ca ? On nous casse les c... depuis 2000 avec cette unité monétaire, et on n'est même pas capable d'en faire une monnaie de référence ? Pire encore, nos cartes bancaires sont US ? On se moque de nous. Allez hop : deux grand chantier. On vire les dollars, et on se fait un EuroVisa fissa.
Réponse de le 28/06/2014 à 10:41 :
L'euro a supplanté le dollar comme monnaie de réserve (les pétroliers et les chinois préfèrent garder des euros dans leur trésor parce que son cours est plus stable et qu'il sont moins à la merci d'un coup tordu US)

Nos cartes bancaires sont US parce qu'on nous a forcés à fusionner Gemplus (cartes à puces) avec une boite US.

"Allez hop" c'est un peu simpliste comme méthode, et les dominants ne se laissent pas faire facilement.
Réponse de le 28/06/2014 à 12:24 :
Essayez d'acheter du pétrole en Euros, et on en reparle... Quant aux cartes, je ne parlais pas des encarteurs Gemalto, mais de Visa et Master... le logo qui est dessus quoi, et qui leur permet de brasser tout ca chez eux comme ils veulent... Donc je redis : on exige au niveau européen que toutes les transactions vers le reste du monde s'effectue en EUROS , et on crée une carte bancaire VISASTER, et là, on commencera a remettre le début des choses en ordre. Ensuite, on s'enleve les pouces du Q, et on fusionne nos moignons d'armées pour en faire un joli joujou collectif, qui n'aura plus grand chose a envier aux autres. Point.
a écrit le 27/06/2014 à 9:04 :
les sanctions prises contre la russie vont accelerer la chute du dollar les pays et non ceulement la russie et la chine voidront se mettre a l'abride possibles pressions des usa qui croient encore qu'ils peuvent dicter ce qu'ils veulent au reste du monde a coirs terme la russie va couffrir des sanctions mais à plus long terme ce sont les usa et leurs allies qui vont payer le prix
Réponse de le 27/06/2014 à 9:27 :
Vous avez les touches de votre clavier qui sont dans le désordres?
Réponse de le 27/06/2014 à 14:45 :
Prof, vous devez avoir, vous, une touche "s" en trop sur le votre, je pense... A qui écrire... ;-)
Réponse de le 03/07/2014 à 18:48 :
la récréation est finie, .........

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :