Allemagne : une crise qui peut virer à la débâcle

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(Crédits : POOL)
La Tribune publie chaque jour des extraits issus des analyses diffusées sur Xerfi Canal. Aujourd'hui, une crise qui peut virer à la débâcle pour l'Allemagne

L'épidémie du coronavirus pourrait très bien être le cygne noir capable de définitivement faire basculer l'Allemagne du mauvais côté. Cela fait deux ans maintenant que l'économie allemande frôle, par épisode, la récession. Et après un zéro pointé fin 2019, 2020 a bien mal débuté, laissant craindre le pire.

De sérieuses difficultés industrielles

Le mal est profond et la chute de l'industrie automobile en est l'élément le plus palpable. Au sein de l'économie allemande, c'est une branche clé qui à elle seule concentre près de 5% de la richesse créée par le pays (c'est moins de 1% en France, en Italie ou au Royaume-Uni par exemple) et 2% de l'emploi.

Or, c'est une citadelle assiégée. La chute des exportations a entraîné celle de la production. Le nombre de véhicules particuliers sortis des chaînes allemandes a ainsi dévissé de 20% en trois années seulement et est tombé à son plus bas niveau depuis 22 ans. Il y a le recul des débouchés, mais aussi le virage raté par les constructeurs de l'automobile électrique après s'être déjà mise à la faute avec le « dieselgate. » Une chose est sûre, l'industrie allemande ne rayonnera pas sur l'électrique comme sur le diesel ou l'essence.

Cette difficulté de l'automobile allemande s'intègre dans le cadre plus global d'un commerce mondial à l'arrêt et ce n'est pas simplement une histoire de conjoncture. La production industrielle mondiale migre d'un modèle de segmentation des chaînes de valeur vers un « nearshoring », c'est-à-dire une relocalisation ou régionalisation des chaînes de production près des marchés de consommation.

À cela s'ajoutent les difficultés des pays émergents à élargir et faire prospérer leur classe moyenne sur laquelle comptait pourtant bien les industriels allemands pour assurer leur prospérité. Enfin, il faut aussi invoquer le développement d'une offre locale qui vient directement concurrencer les pays avancés et l'Allemagne en premier chef : outre l'automobile, ses chasses gardées des biens d'équipement et de la chimie sont dans la ligne de mire.

L'Allemagne, gros pollueur

Autre défi qui va peser sur l'économie allemande : la transition énergétique. Malgré la montée en puissance des énergies renouvelables, l'Allemagne reste, et de loin, le plus gros pollueur d'Europe. Selon les données de l'Agence internationale de l'énergie, la fabrication d'un euro de PIB émet près de deux fois plus de gaz carbonique en Allemagne qu'en France (qui il est vrai importe beaucoup plus de produits qui donc pollue ailleurs) et trois fois plus qu'en Suède. En cause, le mix énergétique. La production d'électricité allemande dépend encore pour 38% de la combustion de la houille et du lignite. Or, ce sont des techniques de production particulièrement émettrice de CO2. La nécessaire conversion énergétique devrait mécaniquement faire gonfler les prix de l'électricité et fragiliser les industriels dont les avantages en matière de coûts salariaux se sont déjà considérablement réduits ces dernières années.

A cela s'ajoute un défi majeur, celui du vieillissement de la population et de la hausse induite du taux de dépendance des seniors. Ce mouvement, visible depuis longtemps, va nettement s'accélérer à partir de cette année.

Un sous-investissement chronique

Transitions industrielle, énergétique et démographique : le défi est triple. Or depuis 10 ans, l'Allemagne s'est contenté de provisionner ces risques plutôt que d'investir de façon pro-active dans ces trois transitions. Les investissements publics qui pourraient permettre de les surmonter sont en berne. Pire ! C'est un des rares pays, avec la Grèce, l'Italie ou le Portugal, dont l'effort d'investissement depuis 10 ans ne compense même pas l'usure des infrastructures installées.

Autrement dit, l'Allemagne a raté l'occasion de transformer ses montages d'excédents en investissements d'avenir. A défaut d'être investi dans l'économie réelle, le trésor de guerre allemand demeure sous forme financière. A la moindre conflagration de la planète finance, l'Allemagne peut se retrouver nue et voir s'évaporer des décennies de parcimonie... C'est le talon d'Achille allemand, qui peut transformer la crise en débâcle.

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a écrit le 09/05/2020 à 12:20 :
Alors que l'Allemagne se mettait à sous-performer la croissance française depuis quelques trimestres, le Covid-19 vient, comme une aubaine, relancer le différentiel en sa faveur. A la clef, les Allemands vont nous re-chiper des parts de marché dans le commerce extérieur. Déjà que...
Si le différentiel de croissance et de parts de marché à l'export revient à leur avantage, et de même que les écarts de déficit et de dette qui se creusent, je pense que les Allemands vont quand même se réveiller avec la gueule de bois : autant de sacrifice financiers et budgétaires pour finir avec comme seule satisfaction d'avoir 6 ou 7 % de déficit contre 9 % en France, alors qu'ils avaient renoué avec les excédants, c'est peu cher payé. Et comme dit l'article avec justesse, cet excédant était le signe d'un sous investissement. Et investir dans l'avenir ne produit ses effets qu'à plus long terme. Dans l'immédiat, l'Allemagne gagne la première manche post Covid. Mais à plus long terme, pas sûr que ce soit un contexte très réjouissant. Mais de toute façon, cette rivalité franco-allemande n'est pas la bonne approche. Il est temps d'en sortir, c'est un jeu perdant-perdant. La France et l'Allemagne ont plus à gagner à tirer dans le même sens. Cela renvoie à deux préjugés de part et d'autre : un certain mépris pour les pays du club med d'un côté, un manque de confiance en soi de l'autre.
a écrit le 08/04/2020 à 14:15 :
Un article militant et orienté, indigne d'un média économique et qui oublie que si les pays du sud peuvent encore emprunter à des taux ridicules pour alimenter leur dette colossale, c'est uniquement grâce à la confiance des marchés pour les capacités allemandes, cad sa puissance industrielle.

S'il n'y avait pas l'Euro, monnaie allemande, l'Italie serait en faillite, et la France pas loin de l'être.
Réponse de le 08/04/2020 à 22:18 :
vous dites une contre-vérité...la capacité et le taux d' emprunt des pays du sud ( espagne, italie voire france) est basée sur le spread , différentiel des taux allemands avec le reste de l' europe... l' allemagne , comme les pays-bas, s' ils continuent leurs égoismes de vieux mâles blanc-dont les retraites par capitalisation dépendent de la bonne santé de la bourse....- vont devenir le problème de l' europe....non seulement ils vont ou pourraient subir un boycott de la part des consommateurs des marchés d' exports européens traditionnels (italie, france, espagne) mais auraient la rresponsabilité de l' éclatement du marché européen! bref à la jouer perso au lieu de collectif c' est contre-productif et court-termiste!
a écrit le 05/04/2020 à 18:36 :
L'Allemagne a des problèmes industriels et politiques, c'est un fait. En revanche face a l'épidémie, de tous les grands pays Européens (UK compris), c'est encore celui qui s'en sort le mieux et qui accueille des malades français...Rigueur, organisation, discipline. Comme au foot, c'est un match difficile, mais à la fin, c'est l'Allemagne qui gagne.
Réponse de le 08/04/2020 à 22:21 :
côté organisation et discipline collective c' est vrai...cependant à la différence des décisions de l' état francais en 2011, les allemands n' ont pas sous-traiter la production de biens et matériels médicals....et non pas détruits les stocks de masques comme sous Sarko
a écrit le 04/04/2020 à 12:24 :
le Covid-19 est entrain de tuer avec application les européistes . c'est une excellente nouvelle .
Réponse de le 08/04/2020 à 22:30 :
c' est tout l' inverse...ce qui a manqué c' est une véritable politique europeenne, un ministère de la santé européen! ce que l' on voit et subit actuellement c' est la concurrence des pays aux matiéres et matériaux médicaux, à l' égoisme et chauvinisme ...une europe plus intégrée serait plus efficace pour peser face à trump et aux chinois, qui non seulement sont à l' origine de la crise sanitaire, ont menti sur les chiffres et dates d' origine du covid19..(nov 2019). mais en plus nous vendent à vils prix des masques ou tests parfois à la qualité douteuse ( voir article sur les 645000 tests commandés par l' espagne)...les gouvernements de chaque état sont bien les responsables ...le gouvernement chinois doit assumer les conséquences de ces mensonges...réveillez-vous on est bien en guerre économique et de régimes politiques..avant d"acheter chinois réféchissez!
Réponse de le 08/04/2020 à 22:32 :
c' est tout l' inverse...ce qui a manqué c' est une véritable politique europeenne, un ministère de la santé européen! ce que l' on voit et subit actuellement c' est la concurrence des pays aux matiéres et matériaux médicaux, à l' égoisme et chauvinisme ...une europe plus intégrée serait plus efficace pour peser face à trump et aux chinois, qui non seulement sont à l' origine de la crise sanitaire, ont menti sur les chiffres et dates d' origine du covid19..(nov 2019). mais en plus nous vendent à vils prix des masques ou tests parfois à la qualité douteuse ( voir article sur les 645000 tests commandés par l' espagne)...les gouvernements de chaque état sont bien les responsables ...le gouvernement chinois doit assumer les conséquences de ces mensonges...réveillez-vous on est bien en guerre économique et de régimes politiques..avant d"acheter chinois réfléchissez!
a écrit le 03/04/2020 à 22:54 :
l'Allemagne est " l'homme malade" de l'Europe depuis un bon moment.
Désormais c'est officiel et ce n'est pas un bonne nouvelle pour l'Europe.
a écrit le 03/04/2020 à 22:46 :
Et que dire de la FRANCE ?

Pas d'industrie
Des déficits partout
Pas de Recherche et développement
Des hôpitaux en piteux états
Un enseignement délabré qui a déclaré que la semaine de 4 jours et le latin étaient l'avenir du pays ?

C'est bizarre que les mêmes, il y a 3 ans, vantaient le modèle allemand.
a écrit le 03/04/2020 à 19:27 :
Bonjour,

L'Allemagne a peut-être sous-investi dans certaines infra-structures et s'est focalisée sur certaines priorités, notamment l'équilibre budgétaire en toutes circonstances, gage de stabilité. En Allemagne, on pense qu'il ne faut pas dépenser plus que l'on n'a.
En attendant, l'équipement hospitalier a l'air d'être plus performant qu'en France, surtout en ce qui concerne les capacités en lit de réanimation. Par ailleurs, l'Allemagne est encore suffisamment industrialisée pour produire ses propres masques.
C'est peut-être moins prestigieux qu'un TGV, porte-avion, rafale ou des troupes au Mali, mais ça dépanne bien la France en ce moment.
Réponse de le 04/04/2020 à 9:45 :
"l'équilibre budgétaire en toutes circonstances, gage de stabilité" ". En Allemagne, on pense qu'il ne faut pas dépenser plus que l'on n'a." : raisonnement de ménagère ! mais mauvais raisonnement économique qui conduit à des politiques économiques amplifiant les crises... Il est bien regrettable pour l'Allemagne que sa puissance soit batie sur ses exportations, que les investissements publics n'aient pas été faits, que la consommation interne ne soit pas suffisante ... On va voir les dégats
a écrit le 03/04/2020 à 12:07 :
Bonjour,
Cet article est très étonnant. L'Allemagne a un budget largement bénéficiaire, a réduit sa dette de 80% à 62%. Largement de quoi réinvestir dans l'économie pour les enjeux de transition écologique. On est quand même loin d'un échec et à moyen terme c'est encore plus prospectif. Je dirais que cela manque d'argument car cela ne m'a pas du tout convaincu.
Au moins je suis d'accord avec vous sur un point: l'Allemagne est clairement en retard sur la réduction des émissions de CO2 et sur ce point il est nécessaire de mettre la pression sur tous les Etats européens pour arrêter les centrales à charbon et les centrales à gaz (leur seul rôle devant d'être activées lors des pics de consommation).
a écrit le 03/04/2020 à 11:23 :
c'est déja la débâcle ... On as vue toute la solidarité européenne au début de la crise ou chacun c'est retranchés sur le NATIONALISME sauf la France !!! on en voie les conséquence désastreuse de l'idéologie européiste de certains francais et française ! qui nous mènent a notre perte par attrition depuis des dizaines d'années ... l'Europe doit disparaitre dans les limbes de l'oublie ca coute un pognon de dingue pour rien ...
a écrit le 03/04/2020 à 9:50 :
Oh là !
Si c'est la débâcle en Allemagne alors, je ne vous dis pas en France !
En Auto, avec l'atelier asiatique fermé, les constructeurs français sont à l'arrêt.
Et comme le pays est "roi des taxes", depuis début 2020, avant le Coronavirus, les parcs auto débordaient...
Je peux encore continuer. Il y a tant d'exemples de "catastrophe annoncée" que cet article me paraît orienté.
a écrit le 03/04/2020 à 1:04 :
Je trouve ça un peu exagéré,l'Allemagne gère tres bien la crise du covid,de plus le plus gros pollueur,alors oui mais a quel prix? Parce que rappelons que le pays est sortit du nucléaire,certes ils ont du remettre le charbon mais pour une durée déterminée,nous on en a jusqu'à 2050 au moins! De plus l'allemagne est de loin la plus grande économie Européenne,et je ne pense pas nous français qui sommes en récession depuis près de 40 ans avons des conseils ou ne serait ce qu'un avis à donner la dessus. Que je sache c'est bien l'allemagne qui accueille nous malades,mais on se cache bien de le dire en France pour pas faire de l'ombre a la nation car on critique les états-unis sur le sujet,pas sur que l'on soit mieux. Que ce soit au niveau budgétaire ou social l'Allemagne restera devant et pour longtemps,c'est à nous français de se remettre en question pour revenir a leur niveau. Comme l'a évoqué une autre personne,voyez de quelle façon l'allemagne a absorbé la RDA et ce qu'elle est devenu maintenant,malgré que elle soit quand même plus pauvre et vote plus extrême droite,ils ont fondés un deuxième pays ne l'oublions pas! Alors pour conclure,je pense que l'on peut parler de baisse au niveau économique et d'une crise envisageable mais cependant il n'est pas question de parler de récession ou même d'un bilan annuel de l'Allemagne qui serait négatif, l'Europe est en crise,il y aura de la casse mais bien réduite chez nos compatriotes Allemands.
a écrit le 02/04/2020 à 14:55 :
La débâcle allemande vous n'êtes pas près de la voir.Quand vous voyez avec quelle facilité elle a intégré l Allemagne de l'est sans que cela n'altère ses performances économiques et croyez moi qu'après cette pandémie nous serons au fond du trou alors qu'eux remettront très vite le pied à l' étrier.Visiblement nous ne savez point ce qu'est la volonté de faire et de réussir : nous on blablate eux ils agissent.Dernier exemple : la crise du covid 19 . Heureusement que les régions de l'est ont été soutenus par les lands allemands sinon leur système sanitaire se serait complètement effondré.
Réponse de le 04/04/2020 à 22:51 :
Vous écrivez : "leur système sanitaire" parlant des régions de l'EST.

Non.

C'est le système de santé français en Alsace et dans l'Est de la France.

On ne nous a pas demandé notre avis en Alsace.
L’État décide pour tout, et se plante sur ...tout.
a écrit le 02/04/2020 à 11:09 :
dans l'avenir il y aura deux marches de l'automobile l'un électrique pour les riches et un deuxième essence pour les pauvres en Europe. En Afrique ce sera diesel pour tous.
a écrit le 02/04/2020 à 9:59 :
Un Brexit Colettif pour l Europe que l Allemagne garder sont friquet aux frontières dans Jacques pays comme avant plus de directives de Bruxelles ont vas contés les morts ?
a écrit le 02/04/2020 à 9:59 :
vu l'etat de l'industrie a la sortie du covid, la trasition ecolo et les normes inatteignables seront certainement revues
ou alors, y aura un petit hitler en embuscade, et on va bien rigoler!
a écrit le 02/04/2020 à 9:53 :
il convient de faire des observations sur cette étude xerfi qui affirme :

" le virage raté par les constructeurs de l'automobile électrique après s'être déjà mise à la faute avec le « dieselgate. » Une chose est sûre, l'industrie allemande ne rayonnera pas sur l'électrique comme sur le diesel ou l'essence."

elles "datent" les sources de l'auteur de cette affirmation bien mal renseigné sur l'étendue des gammes d'automobiles électrifiées des constructeurs allemands ...

xerfi, revoyez vos informations faites un voyage dans les usines des constructeurs allemands, vous allez vous réveiller en sursaut !!!
Réponse de le 02/04/2020 à 10:14 :
exact, quant à la France qui importe bcp plus que l Allemagne.... je pense que c 'est en fait l Allemagne qui exporte bcp plus que la France, et des produits industriels...donc très polluants en terme de CO2
pour les voitures électriques... pas parfait mais il y a du monde au balcon... en Allemagne, entre hybride rechargeable et les pures électriques...
Réponse de le 06/04/2020 à 11:26 :
C'est marrant de voir cette idolâtrie germanophile et cette défiance de la France qui s'affiche à la moindre remise en question du modèle allemand!
Ouvrez les yeux: un pays qui fonde son économie sur l'export de produits somme toute banaux et n'investit pas ses surplus chez lui ou en Europe, et dont la démographie s'affaisse, a-t-il un meilleur avenir qu'un pays un peu bordélique mais qui est à peu prés présent sur tous les secteurs d'avenir, assure sa défense et a une démographie à peu prés normale.
a écrit le 02/04/2020 à 9:45 :
La seconde guerre mondiale était une occasion unique de se débarrasser de nos vieilles oligarchies collaboratrices allemandes et françaises qui ont trouvé opportun de placer un psychopathe à la tête de l'europe mais la criminelle solidarité oligarchique mondiale les a laissé continuer de diriger l'europe faisant comme si l'épisode hitler n'était qu'un simple incident: "Oups désolé hein ! Promis on recommencera pas..." Du moins pas comme ça en effet.

Non le mal était plus profond, bien plus profond que ça, le déclin est hautement avancé mais protégés par leurs médias ils sont toujours là.

"Répétez mille fois un mensonge et il devient vérité" Goebbels
a écrit le 02/04/2020 à 9:44 :
L’Allemagne passe mieux la crise que la France (en apparence) mais leurs hôpitaux sont en déficit de personnel, Comme le signale Coralie Delaume « L’austérité allemande est allée trop loin, au point de négliger l’état des infrastructures, l’explosion des contrats précaires, l’augmentation du risque de pauvreté, autant de facteurs aggravés par la politique de Trump et la crise migratoire européenne. La richesse de l’Allemagne repose sur ses exportations alors que les allemands sont en demande de politiques intérieures, elle pourrait être le prochain membre à quitter l’UE » - Triste!
Réponse de le 02/04/2020 à 10:55 :
l'Allemagne a les moyens de faire sa transition vers la demande intérieure, il lui suffit de booster le salaire minimal, de chasser les trappes à pauvreté, et les allemands consommeront du local.

Le pays globalement ne sera pas aussi prospère avec des exportations diminuées, mais il peut retrouver un équilibre financier correct.

Ce sera plus compliqué pour les autres pays qui ne fabriquent plus rien, à commencer par les produits de base (le savon, les textiles, les ustensiles de cuisine, les meubles, les chaussures....).

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