• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

« Black-out » : anticiper ou subir ?

Jacques Arbeille et Pierre Lelong

Publié le 25 novembre 2022 à 10:26 - Mis à jour le 25 novembre 2022 à 12:26

black-out

Photo d'illustration

DR

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 4

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 5

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 6

    « L'effort concerne tout le monde » : David Amiel, ministre des Comptes publics, alerte sur le budget

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. Au vu des projections concernant notre consommation et notre production électrique, l'éventualité d'un black-out dans notre pays ne peut aujourd'hui demeurer un non-dit. Par Jacques Arbeille et Pierre Lelong, dirigeants de Blunomy.

Pour l'hiver 2022-2023, RTE envisage déjà jusqu'à 28 activations du signal Ecowatt rouge, soit le niveau d'alerte maximal concernant l'état de saturation du réseau électrique. Ce sont pour les vingt années à venir qu'il faut craindre le pire. Pour deux raisons : l'augmentation de la part d'énergies renouvelables -majoritaires d'ici 2050- conjuguée à l'électrification grandissante des usages. En effet, intermittentes par nature, les énergies renouvelables ne pourront pas satisfaire la demande lors des pics de consommation. À 19h en hiver, il n'y a pas de soleil et parfois pas de vent...

Pour maintenir l'équilibre entre production et consommation, les solutions de flexibilité doivent se développer de manière massive, afin de soulager le réseau lors des moments de tension. L'Agence Internationale de l'Énergie estime ainsi qu'en Europe elles devront doubler puisque les besoins maximums en flexibilité iront de 120GW en 2020, à 280GW d'ici 2050.

Les solutions pour recourir à la flexibilité existent sous diverses formes : le stockage d'électricité via des batteries, les centrales d'appoint (souvent au charbon), les centrales hydrauliques ou encore l'effacement de consommation. Cette dernière est aujourd'hui la solution qui recèle le plus fort potentiel.

Elle repose sur une réduction temporaire de la consommation d'électricité, lors des pics de demande. On en distingue principalement deux types, l'effacement industriel qui s'applique par exemple aux équipements énergivores des usines (fours, broyeurs, compresseurs...) et l'effacement résidentiel adressé lui aux particuliers, qui permet de réguler la consommation des radiateurs électriques, des chauffe-eaux ou des climatiseurs.

Avec la fin des chaudières au fuel le potentiel de l'effacement résidentiel ne fera que s'accroître dans les années à venir. Or, si les chauffages électriques et les pompes à chaleur fournissent un gisement important, l'effacement est encore trop faiblement exploité aujourd'hui. Le rythme de déploiement de ces solutions qui offrent de nombreux avantages doit s'accélérer dans notre pays.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Une gestion plus fine de notre consommation

Sur environ 10 millions de foyers équipés de radiateurs électriques ou de pompes à chaleur, seuls 1 à 2% bénéficient aujourd'hui de solutions d'effacement. Les programmations pluriannuelles de l'énergie fixent un objectif de 6,5GW en 2028 pour l'effacement résidentiel et industriel. Or, à titre d'exemple, le résidentiel seul peut permettre d'y parvenir. Sous des températures extrêmes (-2,96°C), les chauffages électriques et les pompes à chaleur pourraient potentiellement effacer 12GW.

Surtout, l'avantage n'est pas tant la possibilité de pouvoir couper l'alimentation électrique que de pouvoir la piloter intelligemment. D'après une étude menée par le CSTB (Centre Scientifique Technique Bâtiment) et l'ADEME, des coupures de l'alimentation du chauffage et de l'eau chaude électrique pendant 15 à 20 minutes par heure permettraient de réaliser une économie moyenne de l'ordre de 7 à 8% de la consommation totale journalière d'électricité des foyers.

De plus, les solutions d'effacement limitent fortement les émissions de CO2 puisque lors des pics, elles permettent d'éviter le recours à certaines centrales à gaz. Ou à charbon. Les météos de l'électricité, comme Adapt ou E-FlowerPower, peuvent de leur côté renseigner les foyers sur les heures les plus propices pour minimiser l'impact de leur consommation sur les émissions CO2.

Enfin, ces solutions d'effacement qui prennent la forme de boitiers branchés aux radiateurs sont low-tech, elles nécessitent moins de terres rares et métaux (comme le cuivre ou le cobalt) que les batteries. Elles permettent donc de mieux répondre aux enjeux de criticité des métaux qui s'intensifient avec, par exemple, le développement de la mobilité électrique.

Eviter un "black-out"

Les coupures qu'engendre l'effacement chez l'utilisateur sont brèves, elles n'affectent qu'une partie des appareils de l'habitat et ont un impact très raisonnable sur le confort de l'utilisateur. Nous devons comprendre qu'elles constituent une alternative douce et maitrisée au regard des conséquences que pourrait avoir un réel "black-out", ou des coupures de courant subies chez les particuliers et les entreprises.

L'Australie a subi en 2016 un début de "black-out" en raison de fortes fluctuations sur son réseau. La Californie, l'an dernier, a dû procéder à des coupures tournantes à cause de la trop grande intermittence de ses renouvelables en pleine canicule. La France en janvier, touchée alors par un incident sur réseau électrique européen, avait coupé l'alimentation de seize sites industriels importants pour éviter un "black-out".

De tels incidents vont se multiplier. L'équation est simple : devons-nous anticiper ou subir ? Anticiper impose de se doter au plus vite d'outils de flexibilité, pour enfin piloter plus intelligemment notre consommation d'électricité.

Jacques Arbeille et Pierre Lelong

Sur le même sujet

Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats