• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Faut-il (encore) défendre la « valeur travail » ?

Davy Castel

Publié le 11 octobre 2022 à 05:38

Roussel (pcf) tend la main a la france insoumise

Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français (PCF) et député relance le débat de la « valeur travail »...

Pascal Rossignol

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 2

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 3

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 4

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 5

    Formule 1 : Toto Wolff, des victoires qui valent des milliards

  • 6

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. Si le débat sur la « valeur travail » divise tant, c’est qu’il témoigne de l’intrinsèque polysémie et de l’ambivalence de la notion de « travail ». Par Davy Castel, Université de Picardie Jules Verne (UPJV)

Le débat sur la « valeur travail » a été récemment relancé suite aux propos du secrétaire national du Parti communiste français (PCF) et député Fabien Roussel - qui avait déjà mobilisé ce sujet dans sa campagne électorale - mais aussi dans une moindre mesure ceux du député François Ruffin qui n'ont pas manqué de diviser la gauche française. La députée Sandrine Rousseau a ainsi pris ses distances tout comme Jean-Luc Mélenchon, et d'autres, avec les propos de Fabien Roussel. François Ruffin lui-même a souhaité marquer ses divergences avec ce dernier.

Au-delà des polémiques partisanes, si le sujet divise tant c'est qu'il témoigne de l'intrinsèque polysémie et de l'ambivalence de la notion de « travail », particulièrement lorsqu'il s'agit de comprendre son rôle, à la fois positif et négatif, en matière d'épanouissement individuel et collectif.

Emploi ou activité ?

Une partie de la controverse vient sans doute de la confusion qu'entretient le terme « travail » entre emploi et activité. C'est une vieille litanie qui a traversé les siècles : les sans-emploi sont supposés être inactifs et oisifs. Or, la distinction des deux termes apparaît indispensable pour faire avancer le débat. L'activité, au sens de la possibilité de dédier une partie de son temps de vie à des réalisations jugées socialement utiles, est indispensable à l'épanouissement humain.

Ce besoin de pouvoir être utile, de « faire quelque chose de sa journée et de ses dix doigts » alimente la quête de sens de chaque individu conscient et le conduit à structurer et à chercher à faire bon usage de son temps de vie disponible. Une chose est sûre : se sentir utile conduit à se sentir légitime, reconnu et à « faire société ». Y renoncer, ne pas s'en sentir capable, se percevoir ou être perçu comme inutile, détruit l'estime de soi et nourrit toutes les formes de dépression.

Oui mais voilà : être sans emploi ne signifie pas forcément être inactif. On peut être au chômage et bénévole, on peut être retraité et s'occuper de ses petits-enfants, on peut être parent au foyer et s'occuper de ses enfants afin de les préparer, eux-mêmes, à apporter une contribution utile à la société. À l'inverse, avoir un emploi n'implique pas systématiquement de pouvoir être actif au sens de se sentir utile. Nombreuses sont les situations où les personnes sont « placardisées » et où on ne leur confie rien à faire d'utile ou celles où, bien qu'occupées toute la journée, elles peinent à percevoir l'utilité réelle de leur activité. Ces situations sont d'ailleurs sans doute sous-estimées, tant cela s'accompagne d'un sentiment de honte qui peut conduire les personnes à ne pas en parler et rendre ces situations difficiles à chiffrer. D'importantes études ont néanmoins été conduites à ce sujet et l'Institut national de recherche et de sécurité alerte régulièrement sur l'impact de l'ennui au travail sur la santé et le bien-être.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Défendre le travail et sa valeur ne peut donc simplement se réduire à défendre l'emploi. Cela implique d'agir d'une part pour la reconnaissance de toutes les activités socialement utiles et d'autre part pour la création d'emplois permettant réellement aux personnes d'apporter une contribution à la société.

Le travail entre aliénation et émancipation

Au-delà de sa polysémie, si le travail génère tant de débats c'est également parce qu'il entretient des rapports profondément ambivalents avec l'accomplissement humain : si pour certains l'émancipation passe par le travail, pour d'autres (et parfois pour les mêmes), le travail est synonyme d'aliénation.

Ce qui semble en jeu ici c'est le rapport du travail à la dignité humaine et à l'indépendance. En ce qui concerne les rapports entre travail et dignité, ces derniers sont sans doute trop complexes pour pouvoir affirmer que le travail est la source de toute dignité ou qu'au contraire tout travail est indigne.

La question est essentiellement déterminée par les modalités d'organisation du travail plus encore que par la nature intrinsèque de l'activité réalisée. La clé de voûte réside dans le pouvoir d'agir dont disposent les professionnels pour peser sur les finalités et modalités de leur propre activité ou dont ils sont au contraire privés par des formes d'organisation du travail, empreintes de bureaucratie et de néo-taylorisme, qui les dépossèdent de tout droit de regard sur ces sujets.

Quant au rapport du travail à l'indépendance, il est essentiellement régi par une convention sociale, celle qui consiste à lier les moyens de subsistance à l'exercice d'un emploi, convention qui détermine également en grande partie l'impact du chômage, et de la privation d'emploi, sur l'épanouissement individuel.

Un débat sur le chômage autant que sur le travail

Ce qui apparaît en creux du débat récent sur la « valeur travail » ce sont les représentations de l'impact du chômage sur les vies humaines. Ce dernier produit inévitablement des dégâts sur le bien-être psychologique, et plus globalement sur la santé, lorsqu'il devient synonyme d'inactivité.

Mais comme nous l'avons vu le chômage n'est pas nécessairement synonyme de non-travail au sens d'absence d'activité. Ce qui produit tant de malheur, ce n'est peut-être pas tant que le travail, au sens de l'emploi, manque : ce serait à la fois nier la dimension aliénante de certaines formes d'emploi et considérer qu'en dehors de l'emploi il n'y aurait point de salut possible.

Le chômage produit surtout des dégâts car il est synonyme d'isolement et de stigmatisation, précisément à cause de la confusion entre chômage et inactivité et du procès en inutilité sociale qui est fait à toute personne n'occupant pas d'emploi sans raison que d'aucun jugera « valable » ou acceptable : invalidité, vieillesse, maternité...

Nous ne sommes pas tout à fait sortis de la vision du chômage comme une infirmité qui prévalait jusqu'au XIXe siècle et le passage progressif de l'assistance (seuls les inaptes, infirmes et vieillards, sont aidés, les autres, considérés comme des fainéants ou des profiteurs, doivent se débrouiller seuls) à l'assurance (les travailleurs sont assurés, individuellement et collectivement, contre le chômage perçu comme un risque à travers les cotisations sociales et patronales).

Or, cette représentation du chômage comme une tare dont les individus seraient eux-mêmes responsables conduit inévitablement les personnes sans emploi à se replier sur elles-mêmes (qui voudrait s'exposer sur la place publique en sachant qu'il y sera décrié ?), et donc à être inactives, et à transformer en « profiteurs » des personnes déjà fragilisées socialement et psychologiquement. Le cercle vicieux se referme.

Travail, activité, emploi pour toutes et tous ?

L'analyse des récentes prises de position publiques précédemment évoquées, une fois dégorgées des malentendus et des « buzz » que ces derniers nourrissent, semble aller dans le sens d'une volonté du personnel politique, ou du moins d'une partie de celui-ci, non pas de supprimer la solidarité nationale permettant à la fois la survie individuelle et la cohésion de la société, mais de permettre un égal accès au travail pour toutes et tous et de s'y épanouir.

Cela impliquerait d'abord de ne plus confondre emploi et activité, de ne plus stigmatiser le non-emploi mais aussi de garantir des modes d'organisation du travail permettant d'associer emploi et dignité. L'organisation apprenante, qui vise à structurer l'organisation autour du développement de ses membres, ou encore l'holacratie, qui organise le travail autour d'équipes de travail à la fois autonomes et interdépendantes, constituent des repères utiles dans cet objectif.

Cela reposerait tout autant sur le fait de ne plus nourrir des contre-vérités, comme celle consistant à laisser entendre que les personnes seraient au chômage par choix alors qu'elles le vivent la plupart du temps comme une épreuve, voire comme un traumatisme (auquel s'ajoute le poids stigmatisant de telles contre-vérités).

Cela signifierait également combattre le chômage par le développement de l'emploi de qualité plutôt qu'en réduisant les revenus de remplacement et en contraignant les personnes à accepter la première offre reçue, ce qui fragilise de fait l'idée de dignité par et dans le travail.

En finir avec le terme « assistanat »

Cela appellerait enfin à ne plus nommer « assistanat » ce qui ne relève pas de l'aumône ou de l'assistance publique mais bel et bien de l'assurance, les allocations chômage étant la résultante d'un droit que les personnes ont acquis et auquel elles ont elles-mêmes contribué à travers les cotisations prises sur leur salaire lorsqu'elles étaient en emploi.

Mais ensuite : comment y parvenir ? Comment appliquer, enfin, le droit au travail prévu dans notre constitution ? Faut-il parler de garantie d'emploi ? De garantie d'activité ? Faut-il distinguer moyens de subsistance et emploi ? Faut-il, plutôt, répartir l'emploi à travers la répartition du temps de travail ? Faut-il envisager la rémunération des activités socialement utiles au-delà de l'emploi ?

Les communistes eux-mêmes, à l'origine de cette malheureuse polémique qui révèle en réalité la nécessité du débat proposaient en 2017 la « sécurité emploi-formation » qui consistait déjà à dissocier, d'une certaine façon, emploi, activité et rémunération : gageons que cette proposition, toujours d'actualité, soit source de terrain d'entente.

Par Davy Castel, Maitre de conférences en psychologie sociale et psychologie du travail, Université de Picardie Jules Verne (UPJV).

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Davy Castel

Sur le même sujet

Lucas Lefebvre

OPINION. « Loi Duplomb 2 : protéger le bio, c’est protéger la santé des Français »

Le 16 juillet, sept députés et sept sénateurs se réuniront en commission mixte paritaire sur le projet de loi d’urgence agricole. Un rendez-vous parlementaire de plus ?

Idées & Débats
Maxime Delbarre

OPINION. « Les yeux de nos adolescents ne devraient pas servir de laboratoire aux tendances TikTok »

Se raser les cils, tester des « astuces vue naturelle », acheter des lunettes de soleil bon marché repérées sur les réseaux : ce qui aurait semblé absurde il y a dix ans est aujourd’hui reproduit quotidiennement par des millions d’adolescents. En tant qu’ophtalmologue, je vois émerger une nouvelle menace pour la santé visuelle des jeunes : la viralité.

Idées & Débats
Didier Chataing et Pierre Vion-Lombard

OPINION. « Hausse du SMIC : le paradoxe qui fragilise les emplois de proximité »

La revalorisation du SMIC au 1er juin répond à une nécessité sociale évidente. Mais le gel concomitant des allègements de cotisations patronales crée un effet pervers pour les secteurs très intensifs en main-d’œuvre. Le gouvernement risque de fragiliser précisément les métiers de proximité dont la France a besoin, à commencer par ceux des services à la personne.

Idées & Débats
Xavier Bézio

OPINION. « Congé de naissance : le choc organisationnel que les entreprises n'ont pas vu venir »

Le 1er juillet 2026, une réforme entre en vigueur. Pas dans le bruit. Dans le silence. Et c'est précisément ce silence qui devrait alerter les directions des ressources humaines.

Idées & Débats
Constance Lorenzi

OPINION. « Transformer sous contrainte : comment les entreprises peuvent-elles encore se réinventer dans une économie d’austérité ? »

La transformation des entreprises a longtemps été portée par une forme d’abondance : argent peu cher, croissance relativement stable, budgets d’innovation confortables, multiplication des projets. Dans ce contexte, beaucoup d’organisations pouvaient absorber des transformations lentes ou imparfaitement exécutées.

Idées & Débats
Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats