• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

L’entreprise, une « oasis de résonance » ?

Benoît Meyronin

Publié le 20 août 2019 à 06:50

Photo d'illustration

Photo d'illustration

Pixabay / CC

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 3

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 4

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 5

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 6

    « L'effort concerne tout le monde » : David Amiel, ministre des Comptes publics, alerte sur le budget

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
IDEE. Et si l’entreprise était un lieu de résonance, au sens où l’entend Hartmut Rosa dans son ouvrage éponyme ? Par Benoît Meyronin, Grenoble École de Management (GEM)

La thèse de l'ouvrage du philosophe et sociologue allemand Hartmut Rosa qui est paru l'an passé (Résonance : Une sociologie de la relation au monde, Les éditions La Découverte, 2018, Paris) peut se résumer comme suit :

Tout, dans la vie, dépend de la qualité de notre relation au monde, c'est-à-dire de la manière dont les sujets que nous sommes font l'expérience du monde et prennent position par rapport à lui, bref : de la qualité de notre appropriation du monde.

Cette résonance implique selon l'auteur une « capacité de résonance », c'est-à-dire « une faculté de sympathie et d'empathie », qui « crée et signale une demande d'interaction et de coopération ». L'auteur soutient in fine que « l'intégralité ou l'échec des rapports au monde constitue le fondement d'une vie réussie ou ratée » : La « vie bonne » serait ainsi « le résultat d'une relation au monde caractérisée par l'instauration et le maintien d'axes de résonance stables, grâce auxquels les sujets peuvent se sentir portés et protégés dans un monde accueillant et responsif ».

Ainsi sommairement synthétisée (mais avec ses mots), la question de la résonance n'est pas sans échos dans la sphère managériale. Sans prétendre ici à les évoquer tous, loin s'en faut, je voudrais plus simplement esquisser une « vision » de l'entreprise comme lieu de résonance - en lien avec ce qui m'anime sur le sujet de l'éthique du care et de sa concrétisation en entreprise.

L'entreprise serait-elle une forme de narration et de « trace » ?

Il est intéressant de constater que dès l'introduction, H. Rosa s'appuie sur des références et des personnages littéraires pour illustrer son propos. Dans le sillage de la position d'Howard S. Becker pour qui les œuvres de fiction (mais pas seulement) peuvent tout autant que les travaux issus des sciences humaines & sociales rendre compte de notre monde, notre auteur prend donc le parti de recourir à ce type de détours, mobilise d'autres formes de représentations du monde, d'autres narrations.

Il est ainsi significatif d'observer, parmi les chefs d'entreprise (fondateurs ou cofondateurs, donc, de leur société), combien cette dimension narrative est essentielle : toujours, ils aiment raconter « leur » histoire, à la première personne, une histoire qui donne sens et identité à l'objet social qu'ils ont créé et façonné. Ils ressentent un puissant besoin de dire qui ils sont à travers ce qu'ils ont réalisé, de raconter cette histoire, avant d'en arriver au sujet même qui est censé occuper les échanges. Ce « il était une fois une entreprise » tranche alors avec les histoires tronçonnées des grands groupes, fruits de fusions - acquisitions frénétiques dans lesquelles la lumière des origines s'est perdue...

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

A ces formes de narration s'ajoute toujours la question de la trace, ce « désir de laisser une trace de son passage dans le monde et de marquer une différence par son existence [qui] se laisse aisément interpréter comme un désir de résonance. A travers les enfants, à travers les « œuvres », le monde peut être amené à répondre à notre propre existence : celle-ci continue de vibrer même après la mort ».

Les entreprises « de fondateur » ont donc ceci de particulier qu'elles mobilisent une forme singulière de résonance avec le monde. A l'inverse, on peut penser que les grandes entreprises ont parfois perdu cette forme de résonance - il est ainsi symptomatique pour moi d'avoir assisté à une discussion autour de cette question lors d'une journée d'atelier avec un géant de la biopharmarcie : qui savait qui étaient exactement les trois scientifiques dont les patronymes composent aujourd'hui le nom de l'entreprise ? Qui pouvait dire finalement ce qui distinguait l'entreprise (dans son histoire, ses innovations, ses valeurs, etc.) de ses concurrentes au-delà des produits ?

Dans ce cas précis, une absence de narration - à l'inverse de la société UPSA dont une vaste frise raconte, au siège de l'entreprise, l'histoire (et met en valeur les grandes réalisations au profit de la santé humaine) - semblait troubler les participants. Si des axes de résonance existent, ce sont les fils ténus qui relient des personnes à des personnes dans un quotidien partagé, celui du travail, et non une histoire qui « fait résonance » et permet ainsi de retisser une autre forme de relation au monde.

On peut alors se demander si, pour ces grandes entreprises, peuvent se concrétiser des « poches de résonance » via leurs fondations notamment, via leurs démarches RSE, via aussi l'engagement sociétal de leurs salariés (et que le mécénat de compétence peut aider à traduire), afin que la relation au monde s'y joue dans un horizon plus vaste - répondant ainsi à la demande des salariés eux-mêmes.

L'entreprise comme « non-lieu » ou « oasis de résonance » ?

La thèse de l'anthropologue Marc Augé est bien connue : « Les non - lieux, ce sont aussi bien les installations nécessaires à la circulation accélérée des personnes et des biens (voies rapides, échangeurs, aéroports) que les moyens de transport eux-mêmes ou les grands centres commerciaux ».

Or, à la manière d'une Annie Ernaux pour qui un centre commercial peut devenir le lieu d'une expérience authentique, « un grand rendez-vous humain » et même un lieu qui « atteint la dignité de sujet littéraire », pour H. Rosa « même les fragments de monde tendanciellement inhospitaliers et hostiles tels que les déserts, les paysages enneigés ou les stations - service peuvent devenir, sous certaines conditions, de véritables oasis de résonance. » Pour lui, ce qui compte en effet n'est pas tant « le type d'activités » que « l'attitude au monde et l'expérience du monde qu'elle implique » - et la résonance, en ce sens, peut s'éprouver dans les contextes les plus variés - entreprises comprises.

S'il est vrai que « la qualité d'une communauté tout autant que la réussite ou l'échec de la vie individuelle pourrait peut-être se mesurer à la manière et à la fréquence avec laquelle on y rit et y pleure », alors l'entreprise, ce lieu de vie singulier dans lequel le « bien-être » des équipes et les services du quotidien (conciergerie, salles de sport, restauration, crèches...) prennent une place de plus en plus importante (« marque employeur » oblige), alors une entreprise où « l'on rit et où l'on pleure » tend à devenir - toutes proportions gardées - le signe d'une entreprise où il fait « bon vivre ».

H. Rosa nous rappelle ici, d'une certaine manière, que l'entreprise demeure un espace-temps fondamentalement ouvert sur les émotions, les affects, les moments de convivialité... Les salariés valorisent cet espace-temps dans un monde où, nous dit l'auteur, « la signification du travail comme sphère de résonance vitale pour les sujets modernes » semble être - et je partage pleinement cette vision - une évidence.

En ce sens, le monde de l'entreprise peut être - ou non - une telle oasis et les dirigeants peuvent alors s'inspirer de cette vision (de l'entreprise comme « oasis de résonance ») pour (re)nourrir leurs politiques RH/RSE, leurs stratégies de marque employeur/expérience collaborateur ou encore leurs logiques de site (les lieux de vie des équipes) - car penser l'entreprise en ces termes ouvre à n'en pas douter des pistes de travail passionnantes.

The Conversation _______

Par Benoît Meyronin, Professeur senior à Grenoble Ecole de Management, Grenoble École de Management (GEM)

 La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

Benoît Meyronin

Sur le même sujet

Constance Lorenzi

OPINION. « Transformer sous contrainte : comment les entreprises peuvent-elles encore se réinventer dans une économie d’austérité ? »

La transformation des entreprises a longtemps été portée par une forme d’abondance : argent peu cher, croissance relativement stable, budgets d’innovation confortables, multiplication des projets. Dans ce contexte, beaucoup d’organisations pouvaient absorber des transformations lentes ou imparfaitement exécutées.

Idées & Débats
Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats