• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

La France désindustrialisée et nue face au virus, comment y remédier ?

Marc Guyot et Radu Vranceanu

Publié le 06 avril 2020 à 12:44 - Mis à jour le 12 décembre 2024 à 22:41

Marc Guyot et Radu Vranceanu

Marc Guyot et Radu Vranceanu

Reuters

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 2

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 3

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 4

    Alice Taglioni, actrice et pianiste : « J’aurais adoré faire partie d’une bande de copines, mais on me renvoyait sans cesse à ma singularité »

  • 5

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

  • 6

    Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
ANALYSE. Le manque de matériel pour lutter contre la pandémie du Coronavirus a mis à jour notre dépendance à l'égard d'autres pays et a relancé le débat sur la désindustrialisation de la France. Mais pour faire face à un tel défi, il est nécessaire de réunir un certain nombre de conditions. Par Marc Guyot et Radu Vranceanu, Professeurs à l'Essec.

De même que la crise des dettes souveraines en 2010 avait révélé des défauts de conception de la monnaie unique, la crise sanitaire du Coronavirus révèle à son tour les forces et faiblesses des structures industrielles des différents pays de la Zone euro.

S'il est inquiétant que les pays du Sud de l'Europe apparaissent comme peu préparés à affronter une crise sanitaire d'une telle ampleur, il est encore plus perturbant de découvrir que ces pays n'ont pas non plus les capacités industrielles de répondre en urgence à la forte hausse de la demande nationale liée à la pandémie, que cela soit des biens simples comme les masques en tissu, les coton-tige, les blouses de protection, l'oxygène médicale, les réactifs pour les tests ou des biens plus sophistiqués comme les respirateurs utilisés en réanimation.

Un flux de nos industries vers l'Asie

Depuis des décennies, on observe un flux continu et inexorable de fuite vers l'Asie, notamment en Chine, de nos industries. Cette désindustrialisation s'est bien sûr accompagnée de destruction d'emplois et de savoir-faire importants. En France, la contribution de l'industrie manufacturière à la valeur ajoutée totale, est passée de 23,7% en 1980, à 21,1% en 1990, pour chuter à 14% en 2017 (données INSEE). Dans le contexte actuel, les médias mettent en exergue l'histoire de Spéria, cette petite entreprise française productrice de masques respiratoires, passée en 2010 sous le contrôle de l'américain Honeywell, qui l'a finalement fermé en 2018, suite à la suppression des dernières commandes publiques.

Après avoir moqué Donald Trump pour son obsession de ralentir et inverser la dépendance industrielle forte des Etats-Unis vis-à-vis de la Chine (le pays tirant le plus parti de la mondialisation et le moins respectueux du libre-échange), les dirigeants français, notamment le Président de la République, s'empressent maintenant de mettre « le marché » en accusation de leur incurie budgétaire. Mais qu'est-ce-que « le marché » a à voir avec les coupes budgétaires dans la santé, la passation de commandes publiques au moins-disant asiatique et le mépris vis-à-vis des risques pandémiques que l'on sait maintenant avoir été bien documentés depuis les crises SARS et Ebola ? Toute honte bue, le gouvernement dénonce maintenant les dangers de la délocalisation. En visite dans la principale usine française survivante de production de masques sanitaires à Angers le 31 Mars, Emmanuel Macron s'est engagé vers l'indépendance « pleine et entière » en production de masques (c'est-à-dire au retour à la situation de 2012, la période 2012-2020 ayant été, comme chacun, sait une période de libéralisation sauvage en France).

Certains économistes reconnus dans leur domaine suggèrent la mise en œuvre d'une politique agressive de réindustrialisation, comme l'avait rêvée le ministre Arnaud Montebourg en son temps. Ainsi, l'Etat définirait ce qui est « stratégique » et les entreprises concernées, sous contrôle public, pourraient produire à profusion des masques et autres biens identifiés comme stratégiques pour parer les crises à venir. La faiblesse de cette approche réside sur la capacité du planificateur à anticiper la nature (incident nucléaire, catastrophe naturelle, pandémie, crise financière ... ) et la survenue des crises à venir. A notre connaissance, l'être ou l'intelligence artificielle suprême capable de prédire la prochaine crise n'existe pas.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Le planisme se vit dans le contrôle et le dirigisme. Cela pourrait être une forme d'organisation dans un monde prévisible dans lequel ne survient pas de crise inattendue et face à laquelle il ne faut pas mettre en œuvre avec souplesse, rapidité et efficacité des solutions nouvelles. La vision planiste est que la prochaine crise sera la même que la précédente et en conséquence il faut planifier la production nationale et l'entreposage des armes qui ont été utilisées dans cette crise passée.

Le futur danger est par nature inconnu

La solution est bien évidemment ailleurs puisque le futur danger est par nature inconnu. L'urgence est donc la construction d'une structure économique flexible à même de répondre en urgence aux défis, quels qu'ils soient. Or cela n'implique pas plus mais moins de planification et davantage de flexibilité et non l'inverse.

Si disposer d'un appareil industriel efficace et flexible est la marque d'un pays fort, il semble que les pays du nord de l'Europe soient largement mieux lotis que les pays du sud bien que la mondialisation ait frappé tous les pays européens. Si on examine les caractéristiques d'organisation politique de l'Allemagne, de la Suisse ou de l'Autriche, un premier élément immédiatement marquant est que ces pays sont bien moins centralisés que la France. Si on examine maintenant leur organisation économique, ils fonctionnent avec un marché du travail flexible, contrairement aux multiples rigidités qui criblent les marchés du travail français, italien ou espagnol. On peut évoquer comme caractéristiques des pays du sud, un poids disproportionné des syndicats au regard de leur représentativité réelle, des seuils sociaux provoquant une moindre proportion d'entreprises de taille moyenne, un salaire minimum uniforme pour tous les âges et toutes les industries empêchant l'emploi des jeunes et non-qualifiés, une dichotomie CDI/CDD pénalisante générant une frilosité à l'embauche, et un recours excessif à des contrats courts pour mieux exploiter le système d'indemnités de chômage.

La France porte en plus la croix des 35 heures depuis 2001, usine à gaz basée sur une vision simpliste du travail, que les dirigeants successifs n'ont jamais osé abolir. Ces caractéristiques bien connues ainsi que la complexité pesante du droit du travail ont généré une dégradation continue de la compétitivité des firmes françaises, qui se retrouve dans le déficit chronique de sa balance commerciale. Pour les firmes vendant des biens similaires à ceux offerts par la concurrence internationale, le seul choix possible a été la délocalisation ou la disparition. Les firmes non-concurrencées par les importations, notamment les services, ont pu mieux s'accommoder de ces rigidités et de leur manque de compétitivité-prix.

L'anéantissement d'un grand nombre de TPE en France

Ainsi, petit à petit, nous avons assisté impuissants à l'anéantissement d'un grand nombre de TPE en France et à l'essor du Mittelstand en Allemagne, cette frange industrielle de « grandes » TPE orientées vers l'international et qui pèsent 45% du PIB outre-Rhin.

Nicolas Sarkozy avait souhaité suivre l'exemple allemand en matière de fiscalité et basculer sur la consommation une partie des charges sociales pesant sur le travail pour améliorer la compétitivité tout en maintenant stables les recettes de l'Etat. La TVA touchant les produits de toutes les entreprises, françaises ou étrangères, cette politique fiscale aurait permis de supprimer une partie de l'écart de compétitivité avec l'étranger. A son arrivée, François Hollande a supprimé ce projet et mis en place une réduction d'impôts proportionnelle à la masse salariale totale, une incitation claire à la hausse des salaires. Si Emmanuel Macron a fini par découpler le cadeau fiscal de la masse salariale, aucune hausse de la TVA n'a été envisagée.

Construire une base industrielle solide et flexible en France est possible puisque nos voisins l'ont fait. Apprenons de l'Allemagne ce qui profiterait à la France, modernisons notre marché du travail, supprimons ces seuils sociaux mortifères, allégeons le poids de la paperasserie et des tracasseries administratives de façon à permettre à nos entrepreneurs et nos start-up d'exprimer le génie français. Il est grand temps que les gouvernements successifs cessent de se prosterner devant les bénéficiaires d'acquis sociaux d'un autre temps et pensent au bien commun.

Marc Guyot et Radu Vranceanu

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »

  • 2

    OPINION. « Iran : le véritable adversaire de Trump est-il désormais Netanyahou ? »

  • 3

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »

  • 4

    OPINION. « France-Inde, ou la souveraineté à deux »