La France désindustrialisée et nue face au virus, comment y remédier  ?

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Marc Guyot et Radu Vranceanu.
Marc Guyot et Radu Vranceanu. (Crédits : Reuters)
ANALYSE. Le manque de matériel pour lutter contre la pandémie du Coronavirus a mis à jour notre dépendance à l'égard d'autres pays et a relancé le débat sur la désindustrialisation de la France. Mais pour faire face à un tel défi, il est nécessaire de réunir un certain nombre de conditions. Par Marc Guyot et Radu Vranceanu, Professeurs à l'Essec.

De même que la crise des dettes souveraines en 2010 avait révélé des défauts de conception de la monnaie unique, la crise sanitaire du Coronavirus révèle à son tour les forces et faiblesses des structures industrielles des différents pays de la Zone euro.

S'il est inquiétant que les pays du Sud de l'Europe apparaissent comme peu préparés à affronter une crise sanitaire d'une telle ampleur, il est encore plus perturbant de découvrir que ces pays n'ont pas non plus les capacités industrielles de répondre en urgence à la forte hausse de la demande nationale liée à la pandémie, que cela soit des biens simples comme les masques en tissu, les coton-tige, les blouses de protection, l'oxygène médicale, les réactifs pour les tests ou des biens plus sophistiqués comme les respirateurs utilisés en réanimation.

Un flux de nos industries vers l'Asie

Depuis des décennies, on observe un flux continu et inexorable de fuite vers l'Asie, notamment en Chine, de nos industries. Cette désindustrialisation s'est bien sûr accompagnée de destruction d'emplois et de savoir-faire importants. En France, la contribution de l'industrie manufacturière à la valeur ajoutée totale, est passée de 23,7% en 1980, à 21,1% en 1990, pour chuter à 14% en 2017 (données INSEE). Dans le contexte actuel, les médias mettent en exergue l'histoire de Spéria, cette petite entreprise française productrice de masques respiratoires, passée en 2010 sous le contrôle de l'américain Honeywell, qui l'a finalement fermé en 2018, suite à la suppression des dernières commandes publiques.

Après avoir moqué Donald Trump pour son obsession de ralentir et inverser la dépendance industrielle forte des Etats-Unis vis-à-vis de la Chine (le pays tirant le plus parti de la mondialisation et le moins respectueux du libre-échange), les dirigeants français, notamment le Président de la République, s'empressent maintenant de mettre « le marché » en accusation de leur incurie budgétaire. Mais qu'est-ce-que « le marché » a à voir avec les coupes budgétaires dans la santé, la passation de commandes publiques au moins-disant asiatique et le mépris vis-à-vis des risques pandémiques que l'on sait maintenant avoir été bien documentés depuis les crises SARS et Ebola ? Toute honte bue, le gouvernement dénonce maintenant les dangers de la délocalisation. En visite dans la principale usine française survivante de production de masques sanitaires à Angers le 31 Mars, Emmanuel Macron s'est engagé vers l'indépendance « pleine et entière » en production de masques (c'est-à-dire au retour à la situation de 2012, la période 2012-2020 ayant été, comme chacun, sait une période de libéralisation sauvage en France).

Certains économistes reconnus dans leur domaine suggèrent la mise en œuvre d'une politique agressive de réindustrialisation, comme l'avait rêvée le ministre Arnaud Montebourg en son temps. Ainsi, l'Etat définirait ce qui est « stratégique » et les entreprises concernées, sous contrôle public, pourraient produire à profusion des masques et autres biens identifiés comme stratégiques pour parer les crises à venir. La faiblesse de cette approche réside sur la capacité du planificateur à anticiper la nature (incident nucléaire, catastrophe naturelle, pandémie, crise financière ... ) et la survenue des crises à venir. A notre connaissance, l'être ou l'intelligence artificielle suprême capable de prédire la prochaine crise n'existe pas.

Le planisme se vit dans le contrôle et le dirigisme. Cela pourrait être une forme d'organisation dans un monde prévisible dans lequel ne survient pas de crise inattendue et face à laquelle il ne faut pas mettre en œuvre avec souplesse, rapidité et efficacité des solutions nouvelles. La vision planiste est que la prochaine crise sera la même que la précédente et en conséquence il faut planifier la production nationale et l'entreposage des armes qui ont été utilisées dans cette crise passée.

Le futur danger est par nature inconnu

La solution est bien évidemment ailleurs puisque le futur danger est par nature inconnu. L'urgence est donc la construction d'une structure économique flexible à même de répondre en urgence aux défis, quels qu'ils soient. Or cela n'implique pas plus mais moins de planification et davantage de flexibilité et non l'inverse.

Si disposer d'un appareil industriel efficace et flexible est la marque d'un pays fort, il semble que les pays du nord de l'Europe soient largement mieux lotis que les pays du sud bien que la mondialisation ait frappé tous les pays européens. Si on examine les caractéristiques d'organisation politique de l'Allemagne, de la Suisse ou de l'Autriche, un premier élément immédiatement marquant est que ces pays sont bien moins centralisés que la France. Si on examine maintenant leur organisation économique, ils fonctionnent avec un marché du travail flexible, contrairement aux multiples rigidités qui criblent les marchés du travail français, italien ou espagnol. On peut évoquer comme caractéristiques des pays du sud, un poids disproportionné des syndicats au regard de leur représentativité réelle, des seuils sociaux provoquant une moindre proportion d'entreprises de taille moyenne, un salaire minimum uniforme pour tous les âges et toutes les industries empêchant l'emploi des jeunes et non-qualifiés, une dichotomie CDI/CDD pénalisante générant une frilosité à l'embauche, et un recours excessif à des contrats courts pour mieux exploiter le système d'indemnités de chômage.

La France porte en plus la croix des 35 heures depuis 2001, usine à gaz basée sur une vision simpliste du travail, que les dirigeants successifs n'ont jamais osé abolir. Ces caractéristiques bien connues ainsi que la complexité pesante du droit du travail ont généré une dégradation continue de la compétitivité des firmes françaises, qui se retrouve dans le déficit chronique de sa balance commerciale. Pour les firmes vendant des biens similaires à ceux offerts par la concurrence internationale, le seul choix possible a été la délocalisation ou la disparition. Les firmes non-concurrencées par les importations, notamment les services, ont pu mieux s'accommoder de ces rigidités et de leur manque de compétitivité-prix.

L'anéantissement d'un grand nombre de TPE en France

Ainsi, petit à petit, nous avons assisté impuissants à l'anéantissement d'un grand nombre de TPE en France et à l'essor du Mittelstand en Allemagne, cette frange industrielle de « grandes » TPE orientées vers l'international et qui pèsent 45% du PIB outre-Rhin.

Nicolas Sarkozy avait souhaité suivre l'exemple allemand en matière de fiscalité et basculer sur la consommation une partie des charges sociales pesant sur le travail pour améliorer la compétitivité tout en maintenant stables les recettes de l'Etat. La TVA touchant les produits de toutes les entreprises, françaises ou étrangères, cette politique fiscale aurait permis de supprimer une partie de l'écart de compétitivité avec l'étranger. A son arrivée, François Hollande a supprimé ce projet et mis en place une réduction d'impôts proportionnelle à la masse salariale totale, une incitation claire à la hausse des salaires. Si Emmanuel Macron a fini par découpler le cadeau fiscal de la masse salariale, aucune hausse de la TVA n'a été envisagée.

Construire une base industrielle solide et flexible en France est possible puisque nos voisins l'ont fait. Apprenons de l'Allemagne ce qui profiterait à la France, modernisons notre marché du travail, supprimons ces seuils sociaux mortifères, allégeons le poids de la paperasserie et des tracasseries administratives de façon à permettre à nos entrepreneurs et nos start-up d'exprimer le génie français. Il est grand temps que les gouvernements successifs cessent de se prosterner devant les bénéficiaires d'acquis sociaux d'un autre temps et pensent au bien commun.

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Commentaires
a écrit le 07/04/2020 à 20:02 :
Les enjeux ne se jouent pas juste au niveau de la France ; les enjeux sont au niveau mondiale , mais vu la liberté de certains de contrôler les masses , la société en devenir inquiète plus qu’elle ne rassure , en fait la France a pu faire des erreurs stratégiques... mais l’OMS ne sert à rien ? car après la grippe espagnole : ils avaient pas mal de données , ils «  auraient pu prévoir des stocks nécessaires «  en cas de pandémie mondiale : c’est leur rôle non ?

La désindustrialisation de la France a été voulue , c’est comme ça ( ça fait partie d’une stratégie)
Nous sommes en non retour d’un fonctionnement d’un état isolé , les états sont obligés de se regrouper pour faire face à l’avenir

Et j’espère «  des sociétés hybrides « 
Le numérique qui accepte l’ancien comme l’ancien qui accepte le numérique »
Ne pas comprendre ceci est comme
«  foncer droit au mur « 
a écrit le 07/04/2020 à 17:34 :
Il est certain qu'il faut une relocalisation urgente de nos entreprises et de nos sources d'énergie en France. La délocalisation a surtout profité à la Chine mais aussi à d'autres pays dont nous sommes totalement dépendants. Il est important de mettre la France en sécurité alors qu'elle est désormais en état d'insécurité permanente. Cette fois c'est le coronavirus qui nous a porté un coup presque mortel mais la prochaine fois un virus ou un autre danger nous détruira définitivement. La France a d'énormes capacités qu'il faut de nouveau exploiter (les produits agricoles, le charbon etc.).
a écrit le 07/04/2020 à 15:08 :
Je ne sais si cette information est vraie, à vérifier. Il semblerait que la Chine lie la livraison de masques à la France avec en contrepartie l'obligation pour la France de laisser Huwei s'introduire en France avec sa 5G et exploiter le réseau de télécommunications Français.
Si tel est le cas de ce chantage, il montre clairement la stratégie des chinois. Nous bouffer.
Honte à nos dirigeants si ils acceptent un tel deal. La communauté Européenne doit faire front, au travail les fonctionnaires de l'UE.
a écrit le 07/04/2020 à 12:56 :
La TVA est déjà de 20%. Vous voulez arriver à 50% ?
A ce niveau d'imposition (20%), il y a déjà énormément de black. Si vous l'augmentez, vous allez encore augmenter le black !
Réponse de le 07/04/2020 à 16:02 :
...sauf si les charges sociales sont à la baisse, ce qui fait que, d'un part, les entreprises n'auront pas plus intérêt à faire du black qu'aujourd'hui, et d'autre part, les salariés n'auront pas plus intérêt à se priver de sécurité sociale, retraite, assurance chômage,etc si les charges salariales ne sont plus écrasantes !!!
a écrit le 07/04/2020 à 11:06 :
L'analyse des auteurs sur les causes des faiblesses des PME française est tout à fait pertinente : charges excessives, complexités administratives, manque de souplesse, gréves à répétition sur des avantages acquis d'un autre age... etc..etc...
Si nous n'avons pas réussi le développement de nos PME à l'international aussi bien que d'autres, il est plus que temps de changer quelque chose dans notre système économique grippé. Les raisons sont connues et il faudra mettre plus d'huile à l'avenir.

Encore une fois, dans une crise majeure comme celle ci, notre système de santé est dépendant des techniques, équipements, matériels, molécules, médicaments développés à l'étranger par des sociétés étrangères qui ont déposés des brevets, fabriquent chez eux, et que nous devons respecter.
Aucune société française ne maitrise les technologies de Scanner ou d'IRM, idem pour de nombreuses molécules activement utilisées pour le traitement du Covid et de très nombreuses autres pathologies.
Et on va TOUT faire nous même ? LOL...

Faire systématiquement le procès de la "mondialisation" et prétendre mettre des droits de douanes partout, relocaliser l'industrie des équipements de santé etc etc...est populiste et idiot par les temps qui courent. La "Mondialisation" nous aidera à sortir de cette crise et beaucoup plus vite !

Les français veulent tous vendre des Airbus mais combien de containers de chemises ou de masques doit-on acheter au Bangladesh ou au Vietnam pour qu'ils PAYENT un seul Airbus ?. Ha ça devient trop compliqué, là...m'embrouille pas trop la tête avec les calculs et les finances, on s'en fout...!
Réponse de le 07/04/2020 à 16:10 :
@LeLoup : j'approuve l'essentiel de votre commentaire.
Par contre, il est vrai qu'il existe des secteurs qui ne souffrent pas d'être perdu par un pays, car ils sont stratégiques !!!
L'inde produit les molécules nécessaires à la production de médicaments susceptibles de soigner le COVID-19 : l(Inde vient de décider tout simplement d'interdire l'exportation de ces molécules ! Il est grand temps de considérer qu'on ne peut compter sur la production chinoise ou indienne en la matière !
Le médical est stratégique, le militaire est stratégique, le transport est stratégique, le nucléaire est stratégique, les communications également (on est totalement dépendants des GAFA, et imaginer une coupure pure et simple d'internet parce que Trump l'aurait décidé ...!!)
Il n'a qu'à voir le comportement des Japonais chez Renault-Nissan, ou des Hollandais chez AirFrance-KLM pour comprendre qu'il faut cesser d'être les grands naïfs que nous sommes ...!!
a écrit le 07/04/2020 à 10:37 :
La mission de réindustrialisation de la France s’annonce comme étant particulièrement difficile en raison du droit européen sur le concurrence interdisant les aides d’État aux entreprises, interdisant de favoriser dans les marchés publics les entreprises ayant une implantation en France. La France a l’Euro, elle ne peut pas déprécier sa monnaie, mais elle pourrait baisser la pression fiscale ou sociale sur les entreprises pour tenter de rendre la production industrielle localisée en France capable d’affronter la concurrence externe. Mais la crise actuelle ne va faire qu’accroître fortement le niveau d’endettement de la France. Comment pourrait-elle faire dans ce contexte, vu la nécessité de maîtriser des déficits budgétaires, pour baisser la pression fiscale sur les entreprises au point de les rendre viable dans le contexte hyper-concurrentiel dans lequel la France se trouve ?
Les entreprises françaises ont appris à solutionner le problème d’un coût du travail trop élevé en France en délocalisant leurs activités hors de France, il y a aussi celles qui devaient fermer purement et simplement. C’est pour cela qu’on constate aujourd’hui que la France n’a plus d’indépendance industrielle.
a écrit le 07/04/2020 à 9:32 :
"Un futur danger est par nature inconnu" Peut être mais il est prévisible (c'est le cas de l'aéronautique, du spatial, du nucléaire, Etc). Par exemple, si vous avez une douzaine de pandémies en 100 ans la probabilité est très grande d'en connaître une pendant votre vie et par fonction il appartient aux dirigeants de prévoir, c'est leur boulot. La même remarque s'applique aux équilibres financiers, industriels, Etc. Comment y remédier, interrogeons nous sur la faillite de nos élites.
a écrit le 07/04/2020 à 9:21 :
Et si cela passait simplement par une EU plus intégrée, une ré industrialisation, un gouvernement confédéral qui serait plus démocratique et une vraie protection de nos intérêts,???
Réponse de le 07/04/2020 à 9:52 :
C'est une évidence.
Il faut rapatrier nos usines de Chine qui alimentent la machine dictatoriale de Xi. Imposer la restitution de nos entreprises volées par les USA. Imposer un régime fiscal commun pour mettre fin à l'hypocrisie des élites hollandaises. Etc.
a écrit le 07/04/2020 à 9:12 :
Ces deux professeurs enseignent dans l'une des écoles de commerce les plus sélectives de France. Cet établissement voit dans ses rangs de futurs cadres dirigeants d'entreprises qui seront : 1°en CDI, 2° extrêmement bien rémunérés, et 3° représentés par un syndicat, le MEDEF, qui, comme il est si bien dit dans la tribune, a "un poids disproportionné au regard de sa représentativité réelle" (oui, quand on sait l'influence du MEDEF, qui représente une infime, INFIME partie des citoyens de ce pays, il y a de quoi retourner la critique que l'on fait aux syndicats de travailleurs). Bref : on n'a pas fini de se voir prescrire des remèdes mortels par des savants qui, pour fous qu'ils soient, ne le seront jamais assez pour s'appliquer à eux-mêmes les recettes désastreuses qu'ils nous vendent.
a écrit le 07/04/2020 à 8:43 :
C’est quand même marrant: cet article élude 2 points qui sont entre les mains de l’état et qui fonctionnent très bien: barrière douanière et monnaies. Je ne suis pas de l’Essec, mais il est significatif que l’Inde, les USA et la Chine aient recours aux barrières douanières pour protéger leur industrie. De la même manière, une fluctuation saine de notre monnaie permettrait un ajustement rapide de notre productivité par rapport à l’Allemagne. Mais ça, ce n’est pas envisageable par les 2 auteurs apparemment. Combien de temps cela va prendre avant que d’autres voies prometteuses soient explorées? Une élection? Un changement d’élite? Au diable les rentiers de la mondialisation. La démonstration de cet article ne protège pas spécialement les intérêts français, mais elle milite fort pour les intérêts d’un nombre minoritaire d’entre eux.
Réponse de le 07/04/2020 à 11:54 :
En 2000, il n'y avait pas besoin de protections douanières pour nous protéger.
Le mal était fait avec les lois Maury applicables autoritairement à ttes les E., accompagnées, il faut le rappeler, par un coût exorbitant pour le budget de l'Etat.
Tandis que les lois Harz sous le gouvernement Schroder musclaient le tissu économique allemand, nos E. s'echinaient sous le contrôle de syndicats de combats vindicatifs et coercitifs, à essayer de pondre des usines à gaz en matière d'organisation du travail, tt en consommant un tps et des ressources précieuses mises à mal par des grèves dures à répétition.
L'hécatombe industrielle qui a suivi, on la connait et remplit les pages et rapports des experts sur ce pt.
Par ailleurs, l'euro nous a protégé d'une déroute financière pdt la crise de 2008 suivi de la crise des dettes souveraines ds l'UE en 2010, qui a vu la dette française s'envoler de plus de 600 mds.
Et je vous rappelle les dévaluations successives de notre monnaie de singe pour adapter notre productivité pdt les années Mitterrand et payer ttes les "avancées sociales".franco françaises.
a écrit le 07/04/2020 à 8:19 :
c'est une vieille histoire comment a 'ton pu laisser les politiciens vendre des pans entier de l'industrie.française
vge Boussac, jupe Thomson ,et combien d'autre et la métallurgie ,l'imprimerie,
et que dire des chambres de commerce quand ceux qui siège n'on seulement pas le droit de se porter acquéreur sur leur département mais pas sur celui qui est proche
ils sen tape de la France seule le pognon compte regarder un ex premier ministre qui a donne un emploi fictif a ses proches et prône la plus grande rigueur pour tous sauf lui
a écrit le 07/04/2020 à 4:55 :
Meme en "investissant" massivement en France il manquera l'essentiel. La main d'oeuvre formee et efficace, a ce jour manquante. Il faut a minima dix annees pour arriver a un resultat concret. Autant dire que c'est foutu.
Le pays une fois la crise passee restera un grand parc a touristes.
En attendant les taxes et impots vont pleuvoir.
Réponse de le 07/04/2020 à 9:48 :
oh, un troll des matins.
a écrit le 07/04/2020 à 0:11 :
Si M.Macron inaugure une usine de coton-tige, j'exige que vous me teniez au courant, ça lui va si bien...

Je doute que ce qui est implicite nécessite autant de remou. Après, ça fait des années qu'on vous le dit et que le déficit commerciale vous le dit...

Quand M.Macron est arrivé au pouvoir, il a passé son temps à humilier les français. Je n'avait pas compris qu'il parlais des industriels. Ou alors je mélange tout, peut-être...
a écrit le 06/04/2020 à 22:52 :
Oui, le grand gagnant idéologique de cette affaire, c’est l’état-nation hobbesien, dans sa version post-1945. En quelques semaines, les néolibéraux eurolâtres ont été réduits- ou plutôt se sont réfugiés eux-mêmes- dans un silence prudent. Les institutions européennes ont tellement peur d’être remises en question qu’elles ont annoncé avec tambour et trompette la levée de toute une série de restrictions à l’action des états, restrictions qui quelques semaines auparavant étaient pourtant considérées absolument indispensables à la préservation du bon ordre et du mode de vie européen.

Aujourd’hui, les états dépensent sans tenir compte des critères de Maastricht, ils régulent leurs marchés en s’asseyant sur les règles de libre circulation et du marché unique, ils prennent le contrôle de leurs frontières comme si Schengen n’existait pas. Et ce n’est pas neutre : pour une génération politique élevée dans la sacralité des traités européens, réaliser qu’on peut parfaitement piétiner les hosties sans que la punition divine se manifeste, c’est une découverte initiatique.

Ceux qui ont goûté à l’ivresse de la souveraineté se laisseront-ils demain imposer des politiques au nom des évangiles européens ? La question mérite d’être posée.
a écrit le 06/04/2020 à 22:06 :
Quel réquisitoire !! Tt y est ( charges excessives pesant sur le travail, rigidité du marché du W, seuils sociaux interdisant l'accroissement de taille des E.), même les 35 h qui ont plombé ds les années 2000 des pans entiers ds l'industrie mécaniques faiblement robotisés et dc à fort TX de MO disparus ou délocalisés par des firmes comme Renault ( électroménager, équipements ménagers, matériaux de construction et industrie du bois, ss traitants automobiles, low cost et bas de gamme automobile).
Seuls sont restés des secteurs de hte technologie comme l'aéronautique, le spatial, le luxe où prime la qualification de la MO, l'agroalimentaire et les industries de process ( pétrochimie, sidérurgie et chimie de spécialité, pharmacie) initialement très automatisés, l'industrie militaire fortement protégée et subventionnée par les cdes de l'Etat.
Bref, un article qui enfonce le clou , quitte à faire une entorse au politiquement correct.
Réponse de le 06/04/2020 à 22:50 :
La crise Covid percute de plein fouet le mensonge d' une oligarchie euro-mondialiste, qui, en installant cette UE biberonnée au néolibéralisme allait faire le bonheur des peuples, propagande et mensonge basés sur la très ..prometteuse libre circulation des biens et des capitaux, article 63 du TFUE. Cette soumission du pays aux traité de l' UE et aux articles a seule en réalité permis, un, les délocalisations, et deux, d' externaliser le tout, pas le superfétatoire mais l' indispensable, ici dans le sujet qui nous occupe, les masques, les tests, les médecins les réduisant en mode "jivarien" , les hôpitaux en les explosant en mode article 106.

L' UE c' est d' abord ça, la perte de souveraineté du tout et de la démocratie afférente -car attachée à la première- et la mesure factuelle de ses funestes conséquences..
Réponse de le 06/04/2020 à 23:50 :
Sauf que là, l'article fait référence à un mal franco français initié par des décennies d'errements de politique intérieure, UE ou pas et que dc votre ritournelle europhobe est plutôt hors sujet.
Réponse de le 07/04/2020 à 11:00 :
Comme un arbre qui cache la forêt, certain ne s'aperçoivent pas que notre politique intérieure est conditionné de l'extérieur afin d'uniformiser la zone euro! C'est pour cette raison que, quel que soit le pouvoir en place, rien ne s'améliore!
a écrit le 06/04/2020 à 20:26 :
C'est comme ça.
La mort fait partie de la vie.
a écrit le 06/04/2020 à 20:07 :
Et oui, ces 2 personnes sont le reflet de la FRANCE de l'incompétence au galop. Ce sont leurs recettes ultra-libérales qu'on applique depuis 40 ans et qui ne marchent pas. Ce n'est pas grave ! Il faut juste en remettre une dose.
Ce n'est pas par ce qu'on fait presque 2 fois moins de Recherche et Développement qu'en ALLEMAGNE, que notre système éducatif prend l'eau, qu'on n'a pas de produits innovants ? Et ils sont conçus comment les produits ?

Et pour les 35 h, ils ne savent pas que l'industrie allemande est aux 32 h. Ce qui compte, c'est le coût horaire. Et là, on est mal placé, mais la faute à qui ?

Nous sommes un pays où on ridiculise ceux qui ont fait de vrais efforts pour baisser le déficit public et le coût horaire du travail (CICE), à savoir HOLLANDE Et tout ceux qui ne sont capable que de faire des dettes et de détruire la base de ce qu'il faut faire, on les porte au pinacle. Notre budget de Ret D va très légèrement baissé par rapport au PIB cette année, alors qu'il est déjà faible.

Nous avons dépensé depuis l'accession au pouvoir de M. MACRON près de 25 milliards d'euros de baisse d'impôts pour les particuliers (pour acheter des produits chinois),
Et des baisses d'impôts axés essentiellement pour les plus aisé qui n'en avaient pas forcément besoin.

Qu'a-t-on fait pour investir dans l'avenir : rien !

Si on suit les conseils de ces 2 personnes, le sous-développement nous tend les bras.
Mais la crise montre qu'on a déjà fait un grand pas en avant dans ce sens. Surtout qu'il y a un risque non négligeable que le déficit explose. Le spread avec l'ALLEMAGNE (dont on ne parle pas), a déjà fortement augmenté.

Mais ceci n'intéresse pas nos 2 experts.
Réponse de le 07/04/2020 à 10:00 :
Comment se fait il que les pays du nord en général plus libéraux que les pays latins du sud ainsi que la Suisse et l'Autriche sans sortent mieux ???
a écrit le 06/04/2020 à 18:40 :
Avant de dire que nous avons laissé délocaliser nos usines, disons que nous nous sommes d'abord laissé volontairement dépouillés de notre propriété. Combien de toutes ces boîtes à l'origine bien Française, au nom encore bien Français appartenant au CAC 40 ou SRD120 nous appartiennent réellement ? Bien peu, car il ne suffit pas que le siège de la société soit en France, que le Pdg soit Français, il faut aussi que les propriétaires soient majoritairement Français.Une société n'appartient qu'à ses propriétaires et les propriétaires de nos boîtes sont en majorité étrangers.Nos Pdg sont des cadres supérieurs très bien rémunérés exécutant ce que souhaitent les propriétaires. Quand tout roule bien, les dividendes vont dans les poches des propriétaires et quand ça va mal, le rapport de force fait que les arbitrages se font à nos dépends. Or les mots actions dividendes, profits sont en France des gros mots. Nous préférons mettre notre épargne dans les livrets sécurisés (16 milliards l'an dernier et 4 milliards en Janvier et Février) rapportant des clopinettes que de les investir dans l'industrie. Nous avons ainsi fait le choix de se faire piller nos entreprises. Nous sommes des capitalistes sans capitaux. Comme nous n'avons pas de fonds de pension qui auraient pu investir dans nos sociétés industrielles, nous sommes condamné à philosopher à longueur de journées et à constater les dégâts en cherchant les boucs émissaires du côté politique à qui nous défions tout changement et qui pour se faire élire sont tous prêts à nous brosser dans le sens du poil et nous flatter les oreilles.
a écrit le 06/04/2020 à 18:28 :
En appliquant avec souplesse et intelligence la préférence nationale pour les marchés publics, soit 25% de l'économie du pays, avec tous les grands travaux, on garde le cœur de l'industrie sur place.

Le mécanisme des plans stratégique n'est pas un synonyme de dictature. Ça a été le mode de fonctionnement de la France jusqu'en 1975. La période la plus faste pour le pays .
L'Etat stratège a décidé des grandes orientations en matière de développement des infrastructures (autoroutes, TGV..), de la politique énergétique (nucléaire, hydroélectricité)..

Et depuis la démission de l'état des années 80 et 90, on va de mal en pis.
On surpaye des services de base, des pans entiers de notre économie, de notre technologie, de nos emplois et nos salaires ont été délocalises, l'Etat ne peut plus rien faire sans en référer à l 'Europe...
Réponse de le 06/04/2020 à 22:48 :
La France des 30 glorieuses, d'avt 75 était à moderniser, car très arriérée avec des infrastructures obsolètes ( le " 22 à Asnières") et seules des E. d'Etat ou para publiques pouvaient consentir des investissements pharaoniques associés à de faibles rentabilités, se transformant par la suite en rentes de situation (eau, assainissement, autoroutes, parkings...) où l'usager surpaye désormais les services ( le cas des péages autoroutiers pour des installations amorties depuis des lustres, est à ce point édifiant).
Cette dynamique reste tjrs valable de nos jours. D'ailleurs, le nucléaire et l'hydraulique d'EDF vont être nationalisés et l'Etat a repris à sa charge l'essentiel de la dette de la SNCF en contrepartie de la suppression du statut des cheminots..
La mondialisation et la délocalisation st le fait des multinationales à financements internationaux privilégiant prioritairement le court terme qui ont bousculé leurs chaînes de valeurs initialement centrées sur l'Europe ou l'Amérique du Nord jusqu'à la fin des années 80 au profit de la Chine, des pays asiatiques et d'Afrique du Nord.
Vague de fond, dt le déclencheur essentiel est à rechercher à mon sens, ds la politique ultra libérale de dérégulation financière des années 80 initiée ss Reagan et Thatcher.
a écrit le 06/04/2020 à 18:06 :
Tous ceux qui pleurent sur la désindustrialisation de la France sont-ils prêts :
- A acheter Français même si c'est plus cher ? Entre deux barquettes de fraises, tous les primeurs savent que la moins cher va partir 5 fois plus vite.
- A baisser les charges sociales dont le premier poste est la retraite ( 270 milliards ) soit 15 % de plus qu'en Allemagne qui a pourtant plus de retraités ?
- A travailler plus et plus longtemps ? En nombre d'heures travaillées , les français travaillent 18 % de moins que l'Allemagne ou les Pays-bas.
.
Rassurons-nous, en nombre de manifestations, de blocages, de grèves, de gilets jaunes, de révolutionnaires de salon et d'experts en yakafaukon, on est bien les champions du monde.
Réponse de le 07/04/2020 à 10:34 :
Ca n'est qu'une manière de voir les choses. Pas la seule. Payer plus cher du made in France quand on a les poches mieux remplies, ce n'est pas si grave. Ca aussi il faut bien le dire à un moment donné: quand des salariés travaillent dans l'industrie, ils sont mieux payés et cotisent plus. C'est sur que les banques et les assurances gagneraient moins. Le commerce est une manière d'enrichir les commerçants, les assureurs et les banques, pas un pays. Et je pense que la gestion des 30 dernières années l'a amplement démontré. Le pays s'est appauvrit pendant que les plus grandes fortunes se sont créées dans le commerce.
a écrit le 06/04/2020 à 18:03 :
Il faut préalablement en chercher réellement les raisons. Surtout si comme moi vous avez vu se délocaliser l'avenir (les technologies).

Alors je ne crois pas que ceux qui ont fait de l'argent par ce biais seront ceux qui apporterons une solution.

Et au vue de la situation de constater comme la techno, que des évidences de services sont la, mais semble t'il que ceux qui ont les clefs en fait n'étant pas visionnaires ne peuvent voir que ce qu'ils et elles peuvent voir.

Alors Cassandre est souvent de retour. J'ai compris que l'innovation n'est pas l'apanage du pays de son compréhension et son sens de l'anticipation.

Alors je fais comme les autres, je regarde en chemin que je sais ou est mon chemin.

Et au vue de ce que je pouvais recevoir avant crise d’opportunités créatives existant disons que je laisse a ceux de "l'élite" de comprendre comment ils sont dans le zion....

Il y a eu de formé tout les plus intelligents dans les grandes écoles et pas dans la recherche, donc pas a s'inquiéter !!!
a écrit le 06/04/2020 à 17:33 :
pour garder notre industrie voir relocaliser, il est une chose première, nécessaire indispensable et incontournable.. avoir la volonté de la faire; ce que nos gouvernants n'ont pas , nos chefs d'entreprise non plus à la différence de l'Allemagne qui défend ses intérêts en priorité cela fait 30 ans que cela dure, les lois soi-disant défavorables n'y sont pour rien, il manque la volonté... ce pays est foutu.
a écrit le 06/04/2020 à 17:20 :
Pour complémenter cet article, je suis un senior et ma mémoire est encore bien présente. Un président d'un grand groupe Français et pour ne pas le citer ALCATEL, en son temps à déclarer : Nous souhaitons être très bientôt une entreprise sans usines.
Voilà le résultat, nous sommes devenus un pays que l'on peut qualifier du tiers monde.
Aujourd'hui nous sommes obligés de mandier chez les chinois, bientôt on fera de même pour la nourriture. Vite des actions concrètes de nos dirigeants privé et public.
STOP au massacre.
a écrit le 06/04/2020 à 17:19 :
Avec JUPPE, nous avons nationalisé la SECU, avec MACRON, nous allons nationaliser la RETRAITE; un président d'ALCATEL inventait une entreprise sans USINES. Tous trois avaient en commun d'être énarques et inspecteurs des "finances; ils n'ont pas laissé un souvenir ému. La seule usine dont la France peut s'enorgueillir est l'ENA, mais il semble que ses produits soient invendables… sauf au Canada, il fut un temps.
a écrit le 06/04/2020 à 17:14 :
Depuis 1979 l'Europe a délocalisé sans cesse son génie industriel au profit des pays du tiers monde.Sans re localisation agressive, les européens seront les futurs pauvres de la planète.
a écrit le 06/04/2020 à 16:26 :
On a bien noté que depuis notre appartenance a l'Union, les sociétés française ont changés de nom afin de se développer a l'international et perdre toute racine "France"!
Que "la régionalisation" doit aboutir a l’affaiblissement de la communauté française au profit d'une union fédérale!
Que la TVA dites sociale était contraire a "la concurrence libre et non faussé" établie dans la zone européenne et ainsi mieux fustiger inutilement les 35h!
a écrit le 06/04/2020 à 16:24 :
Faire faire les choses en Chine, c'est toujours moins cher, réellement ou de moins en moins au fil du temps ? Une fois dépendant totalement d'eux on se retrouve démunis. Un fabricant de masques français tournant au maximum en ce moment dit qu'il produit pas beaucoup plus cher que ce qu'on peut acheter la bas, mais parfois 1-2 centimes ça "compte" (trop ?) pour certains (la faute aux tableurs ? Une macro et passe en rouge tout fournisseur un petit peu, voire presque pas plus cher qu'un autre, peu importe la qualité ou les délais de livraison).
a écrit le 06/04/2020 à 16:09 :
Vous vous rendez compte quand même que nos médias de masse en sont à parler de "velléité protectionniste" ?

Rien que ça... En fait c'est juste que l'on ne veut pas que les chefs d’États s'occupent de leur pays on veut laisser faire l'économie mais surtout la finance, des gens sans État, sauf américain par défaut parce que le plus fort, le plus rassurant donc, plus puissante mais totalement incompétente car incapable de voir plus loin que le bout de son nez.

On laisserait guider le pays par la logique d'entreprise nous trouverions certainement une voie intéressante puisque l'entreprise à besoin à tout prix du citoyen mais l’État soumis à la finance, deux entités floues aux contours non définis, ne peut que mener au désastre mais comme s'auto-alimentant condamné à générer des désastres à perpétuité.

Le néolibéralisme est un cercle vicieux, un véritable nihilisme.
a écrit le 06/04/2020 à 15:58 :
Au lieu de lire monnaie "unique" il s'agit de comprendre "monnaie commune" car chaque pays a gardé sa banque centrale pour permettre un retour en arrière!
a écrit le 06/04/2020 à 15:52 :
D'accord avec l'article, j'audite l'industrie en France et dans le monde et je vois les ravages des délocalisations en région surtout, là où la Datar avait fait de l'aménagement du territoire.
Le souci, ce sont nos dirigeants. Qu'ils soient de gauche ou de droite, ils pensent exactement de la même façon car ils sortent des mêmes écoles. Ils ont la même structure de pensée. Après la promotion Voltaire (Hollande), ce sont les amis de DSK et Macron au pouvoir. Prenez Valérie Pécresse, Anne Hidalgo, Philippe et Macron. 4 parties ou mouvements différents et pourtant, les mêmes idées.
Conclusion, virons les avec quelques procès pour les Philippe et Macron pour atteinte à la santé des français par leur incompétence. Ensuite mettre des dirigeants d'autres horizons. Les extrèmes (considérés extrèmes suivant Macron et les journalistes) sauront peut etre mieux gérer le pays.
Réponse de le 06/04/2020 à 17:37 :
Si vous pensez à la blonde, oubliez. Elle n'arrive même pas à gouverner son parti et il est en faillite.... Et pourtant ce n'est pas faute d'argent européen !
En plus ils sont sous le coup de dizaines d'instructions judiciaires pour avoir tendance à confondre les porte-monnaies.

L'UMP/LR est en faillite financière et morale, elle a une ardoise de plusieurs dizaines de millions. Des grandes gueules dès qu'on parle rigueur budgétaire mais des gros nuls en pratique.

En face, il faut surement discerner gauche et gauche. Au sein du PS, les visions de Hollande dernière version, Valls, Le Drian ne sont pas celles de Montebourg (le plus prophétique des ministres de l'industrie et du commerce qu'on ait eu depuis longtemps), Taubira, Ayrault...

Pour ce qui est de la gestion, le parti le mieux géré de France est le PCF qui a su adapter son train de vie à ses résultats électoraux et rentabiliser son patrimoine immobilier en louant la place du Colonel Fabien.

Dommage, en dépit d'une situation qui remet en lumière la réalité de la lutte des classes, il n'arrive pas à se faire entendre. Probablement l'effet cannibale de Mélenchon sur les partis de gauche.
Réponse de le 07/04/2020 à 0:35 :
Les extrêmes !!
En politique, c'était pas brillant avec les habitués alternant de droite ou de gauche, mais on faisait avec. Qcqs manifs de mauvaise humeur et tt rentrait ds l'ordre ou presque ( Juppé, Devaquet, Villpin, Fillon, Macron...).
Avec les extrêmes, comme dirait le regretté Coluche, " c'est nouveau, ça vient de sortir !"
A droite, on reprendrait tte notre souveraineté engloutie par l'UE, comme ils disent, avec les délices franchouillards de retrouver notre regrettée monnaie de singe et le bonheur partagé de se faire plumer, façon Argentine, par ts les requins de la finance qui n'attendent qu'une occasion de se refaire par les tps qui courent: But à atteindre : Une France guérie de la mondialisation / effets secondaires obtenus : une France ruinée et mourrue.
A gauche de la gauche, il faut prêter l'oreille pour entendre qcq chose, du genre: nationaliser tt ce qui peut l'être et faire casquer ts ceux qui profitent d'une manière ou d'une autre, avec comme idée conductrice : " plus tu peux gagner, moins tu gagnes". Y a d'la joie !!
Réponse de le 07/04/2020 à 12:13 :
Ah mais si j'ai bien compris, les extrêmes ds ce pays, c'est une sorte de "Rideau de Fer" à la française, monté soit de Droite à Gauche, soit l'inverse...Vive la demondialisation heureuse !!
a écrit le 06/04/2020 à 15:50 :
la france y remedie en faisant la chasse au grand capital, qui va ailleurs donc, comme prevu.........
puis elle vote un droit du travail imbitable, avec une jurisprudence ubuesque, et dont la taille laisse reveur
puis des goodyears qui brulent leur usine en rigolant sous les applaaudissemnts de ceux qui croient que les sales capitalistes vont repayer pour une usine neuve, apres avoir verse 2 ou 3 millions d'indemnite de licenciement a chaque cgtiste
puis on te vote des lois florange, dailymotion, eckert, sapin, on en passe et des meilleures, tellement la liste est longue
pour etre sur de la trajectoire segolene royal explique qu'un investissement n'a pas a etre rentable ( c'est ce qu'elle a fait en refilant par les suite ses dettes a l'auitaine), et montebourg promet a tous ces capitalistes de la pharma de leur faire payer leur ultraneocapitalisme ultramedef
cerise sur le gateau, les usinesne doivent plus dire qu'elles fabriquent des produits, ca c'est du racisme
non, avec la loi pacte, il faut expliquer qu'on est a but non lucratif , comme une scop, mais avec l'argent des autres, et que donc on va plutot faire du social et sauver la planete..........
voila, he ben bonne chance pour faire revenir les gens, ce qui se passe, c'est que 84% des jeunes ne reprennent pas les boites des parents car ils ne sont pas plus idiots que ca! ( et ca reduit les inegalites dans le travail et la prise de risques)
a écrit le 06/04/2020 à 15:43 :
Baisse drastique de la fiscalité générale.Sinon ce n'est pas la peine d'inventer de nouvelles usines a gaz.

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