Merkel, Macron : le match du "quoi qu'il en coûte"...

 |   |  1075  mots
(Crédits : AXEL SCHMIDT)
POLITISCOPE. Face à la Covid-19, l’Allemagne a lâché les vannes comme jamais ! Après avoir mieux géré la crise sanitaire que la France, avec trois fois moins de morts que la France, elle pourrait bien mieux préparer la reprise de l'économie. Par Marc Endeweld, journaliste (*).

Décidément, l'Élysée est passé maître dans l'art du teasing. Après la nouvelle intervention télévisée d'Emmanuel Macron du 14 juin, sur la suite du déconfinement, les Français sont restés un peu sur leur faim ! Ils attendaient un grand dessein, une stratégie d'ensemble pour faire repartir le pays et son économie... Ils devront encore attendre jusque vers la mi-juillet. Histoire que les élections municipales permettent d'y voir plus clair ? Certes, on nous annonce de grands chambardements, mais aucun indice nous permet actuellement de percevoir dans quelle direction la France s'achemine.

Un new deal qui ne dit pas son nom

Sans attendre quel va pouvoir être l'ordonnancement du prochain jardin à la française, la crise du Covid-19 aura déjà amené à un grand bouleversement économique... chez notre voisin allemand. Outre-Rhin, la chancelière Angela Merkel, et l'ensemble des forces politiques, ont décidé d'abandonner l'orthodoxie budgétaire, jusqu'alors un véritable totem. Si l'on se penche sur les annonces gouvernementales depuis mars, on mesure l'importance des décisions prises. C'est même un véritable new deal lancé à bas bruit. L'Allemagne, pourtant timide à lancer un grand plan européen de relance de l'économie, a d'ores et déjà décidé de lâcher les vannes pour sauver sa propre économie. Sans que l'on n'y prenne garde, Merkel n'a pas hésité à faire sienne la maxime macronienne du « quoi qu'il en coûte » face à la Covid-19. En pratique, sans le crier sur les toits, Merkel fait du Roosevelt.

Les Allemands ont ainsi frappé vite et fort. Dès le 9 mars, les autorités allemandes ont débloqué 12,8 milliards d'euros sur quatre ans pour financer des investissements dans les infrastructures. Neuf jours après, une nouvelle enveloppe de 38 milliards d'euros a été annoncée au niveau fédéral. Un programme de soutien « illimité » aux entreprises est alors lancé. Dans ce cadre, la banque nationale de développement (KfW) va jouer un rôle important en fournissant des liquidités aux entreprises touchées par l'épidémie de Covid-19, car « il n'y a aucune limite supérieure au montant des prêts que la KfW peut émettre », est-il alors annoncé.

Mais c'est à peine cinq jours plus tard que l'Allemagne enfonce le clou. Le 23 mars, le social-démocrate Olaf Scholz, le ministre des Finances d'Angela Merkel, présente un plan de sauvetage complet de l'économie allemande, incluant une...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 22/06/2020 à 16:52 :
A court terme pas de soucis pour la dette puisque de facto, elle est devenue perpétuelle avec des taux d'intérêt bas, ou même nul.Nous entrons dans un système de Ponzi , où il suffira, d'emprunter à nouveau aux échéances, ce que d'ailleurs nous faisons depuis longtemps. En quelque sorte, nous avons piégé les allemands et leur rigueur budgétaire , qui sont obliger de manger leur chapeau , car il ne peuvent plus faire machine arrière , où alors l'euro explose. La France a donc intérêt à continuer à emprunter un maximum jusqu'à l'explosion de cette bulle , qui remettra toutes les pendules à l'heure.
a écrit le 22/06/2020 à 11:57 :
Cette dette publique est délirante. Cela va très mal finir.
a écrit le 20/06/2020 à 17:06 :
un virus annoncé depuis plusieurs mois ! Nous avons affaire à une armée de vrais polichinelles en 2 mois tout s'écroule comme dans un château de paille ! C'est une faillite incroyablement bien montée ! Châpeau bas ! Faites vos jeux, rien ne va plus.....
a écrit le 20/06/2020 à 11:08 :
politique du chacun pour soi dans cette Europe! un échec.. mais ignorent la pureté de la vérité
a écrit le 19/06/2020 à 19:08 :
Il suffit de proposer aux Etats qui le souhaitent un saut qualitatif fédéral , c'est l'Europe noyau ou des projets. Les autres resteraient dans le deuxième cercle .... à moins qu'ils veulent faire comme les anglais. Nous voyons tous les jours les limites de cette EU trop grosse et disparate. Commençons par refuser les opt outs dont l'Irlande, le dk, la Suède et certaines pays de l'est bénéficient. Une EU recentrée. Pourquoi se prendre la tête avec ceux qui ne veulent pas au lieu d'avancer avec ceux qui veulent ??🇪🇺
a écrit le 19/06/2020 à 16:21 :
Mais ne plus pouvoir appeler un chat un chat est totalement paradoxal.

François Fillon parlait en septembre 2007 d'une France en faillite.

Que dire aujourd'hui ?

Surtout, qui aura le courage, l'honnêteté, l'honneur..de le dire aux français ?

Le futur s'annonce très très noir pour les jeunes générations. A la menace de sécession d'une partie de la France s'ajoute une situation des finances publiques catastrophiques.
a écrit le 19/06/2020 à 12:03 :
"Quoi qu'il en coûte!!" Sachant que celui qui a prononcé ces mots n'y perdra pas un centimes bien au contraire! Cela nous rassure!!
a écrit le 19/06/2020 à 11:38 :
Il ne faut surtout pas se leurrer avec l'attitude de l'Allemagne .A circonstances exceptionnelles ,mesures exceptionnelles .Attendons que la situation redevienne à peu pres normale economiquement en Europe ,et vous verrez les allemands revenir à leur exigences de maitrise budgetaire ce en quoi ils auront raison ;On verra donc ressurgir le conflit entre états du nord et du sud,entre cigale et fourmis ,le futur appartiendra aux etats qui empruntent aux taux les plus bas et la France à tout interet à garder l'excellence de sa signature .A la fin de la crise ,le debat sur le niveau de la dette va se poser partout et les agences de notation n'auront pas forcement envie de faire des cadeaux partout il en va dde leur credibilité ...........
a écrit le 19/06/2020 à 9:02 :
LOL !

Vous avez vu surtout cette fixette de vouloir baisser les salaires ?

Quoi qu'il en coûte pour les citoyens de leurs pays ils iront jusqu'au bout de leur servitude envers les mégas riches, ils feront tout pour remplir les paradis fiscaux de ces derniers toujours plus toujours plus vite !

Voilà la véritable définition du "quoi qu'il en coûte".

Vous êtes journalistes, des professionnels des mots normalement, vous ne devriez plus tomber, surtout à l'époque d'internet, dans des pièges sémantiques aussi grossiers dont nous accable une classe dirigeante dorénavant sans imagination, sans idée, sans vie.
a écrit le 19/06/2020 à 8:28 :
quand ca allait l'Allemagne a mis des reserves de cote, avec une dette/pib de 60%
la france de hollande a jete l'argent par la fenetre et s'est felicite de n'avoir fait aucune reforme, sauf le mariage pour tous
la france coule, quand ca va aller au tas on sait deja qui va venir se plaindre
Réponse de le 19/06/2020 à 13:01 :
On voit déjà les chialeuses comme vous qui geignent constamment,allez chialez ailleurs,on vous a assez entendus.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :