Politique économique : la France est-elle sous le diktat de Bruxelles ?

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Comment Pierre Moscovici, qui était responsable des Finances hier dans le gouvernement français, peut être aujourd'hui crédible en père fouettard de la Commission européenne ?
Comment Pierre Moscovici, qui était responsable des Finances hier dans le gouvernement français, peut être aujourd'hui crédible en père fouettard de la Commission européenne ? (Crédits : © Francois Lenoir / Reuters)
[Replay 28'] La Tribune publie chaque jour des extraits issus de l'émission "28 minutes", diffusée sur Arte. Aujourd'hui, la France est-elle sous tutelle de Bruxelles ?

MISE AU POINT
Par Sandrine Le Calvez

La France a désormais jusqu'en 2017 pour ramener ses finances publiques aux chiffres voulus par Bruxelles. Le retour à un déficit inférieur à 3 % du PIB a en effet été prolongé de deux ans, mais sous plusieurs conditions.

RETROVISEUR
Par Marc-Antoine de Poret

1983 : le tournant de la rigueur et le contrôle des changes
En 1983, le déficit budgétaire de la France se creuse, et François Mitterrand lance la politique de rigueur. Mais son réajustement de politique économique voit naître les "déçus du socialisme".

 DEBAT
Pour en débattre, l'économiste Benjamin Coriat, l'économiste et chargée de recherche au CNRS Anne-Laure Delatte, et la directrice de l'Institut français pour la recherche sur les administrations publiques Agnès Verdier-Molinié.

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Commentaires
a écrit le 15/03/2015 à 17:12 :
Les fonctionnaires sont là pour appliquer les décisions des élus, et non l'inverse. Tout le monde semble l'oublier.
Il est vrai que nos politiques ont souvent les deux casquettes.
a écrit le 15/03/2015 à 11:35 :
Déficit publique, euro Waterloo… les choses s'enveniment entre Bruxelles et Paris.
a écrit le 15/03/2015 à 8:01 :
Elle l'était, mais ne l'est plus et ceci paradoxalement grâce à la montée du FN. Les caciques de Bruxelles ont tellement peur de la montée des eurosceptiques en Europe qu'ils ont renoncé à "punir" les dérives budgétaires des états. Cette fuite en avant sera à terme destructrice, mais pour les décideurs de l'UE, il faut durer pour péréniser les rentes de situation en laissant les suivants gérer le désastre !
a écrit le 15/03/2015 à 5:47 :
La France obéit. Il ne lui reste qu'à taxer et donner des leçons de morale, ce sont ses seuls derniers pouvoirs...
a écrit le 15/03/2015 à 0:00 :
En absence d'une structure fédérale ou au moins d'organes de coordination politique, l'union monétaire a été basé sur certains critères clé pour inciter ses membres à viser individuellement une politique économique garantissant une stabilité monétaire. Assouplir ces critères clé risque d'éliminer la volonté des états-membre d'arriver à ce but d'origine. La règle des 3% ayant été introduit au départ par M. Delors en tant que ministre des finances, les partenaires de la France peuvent attendre de sa part une reconnaissance de ce but sans éqivoque. Mieux serait que ça se passe sans "appui" de Bruxelles.
a écrit le 14/03/2015 à 23:07 :
Les engagements sont tellement durs à tenir...rendez-vous compte, il faudrait changer nos habitudes.... impensable, non ? Bruxelles rappelle juste les règles de bonne gestion que la France s'est engagée à respecter. Si le pouvoir politique pouvait arrêter avec ses manies de placer des copains partout, de refuser des travaux pharaoniques engagés par les régions et limiter/contrôler leur endettement, nous n'en serions peut être pas la. Ces élus font n'importe quoi et ils ne sont responsables de rien ! heureusement que l'Europe est la pour leur rappeler que les caisses sont vides et que le mammouth doit maigrir...
a écrit le 14/03/2015 à 19:54 :
la France est-elle sous le diktat de Bruxelles ? avec la photo de Pierre Moscovici,! c'est marrant je trouve !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
a écrit le 14/03/2015 à 19:26 :
3% ça veut dire quoi?
rien en plus c'est nous qui avons dicté cela. Pourquoi pas 5% voir 7%?
En période de vache maigre l'état doit dépensé pour éviter la révolte.
Mais bon ces politicards sont bien protégé et vive bien.
qui viennent vivre 1 mois chez les pauvres.
Les rois sont tombé les nantis ça viendra l'histoire se répètent.
Réponse de le 14/03/2015 à 19:45 :
3% cela correspond a la stabilisation du ratio dette/pib compte tenu du potentiel de croissance de Economies. Largué Melenchon?!
Réponse de le 15/03/2015 à 18:48 :
Avec une croissance durablement faible et un niveau de dette proche du PIB, 3% ça correspond à une augmentation de ce ratio d'autant ce qui n'est pas acceptable. En réalité il n'est pas acceptable de continuer à financer nos transferts et dépenses d'exploitation récurrentes par de la dette. Il est temps de gérer correctement nos opérations de services publics d'une part, et de les faire vraiment payer aux usagers d'autre part. Aujourd'hui on ne fait ni l'un ni l'autre et ça n'a pas grand chose à voir avec l'Europe...
a écrit le 14/03/2015 à 17:41 :
Tous les pays de la Z.E jouent le jeux du contrat de co-propriete de la devise unique, sauf la France, pour laquelle ,comme d'hab, le respect des règles c'est facultatif.
Par ailleurs la Commission est sous l'autorité des gouvernements des pays européens. Les budgets et les reformes sont contrôlées par les services de la Commission certes, mais in-fine ils sont soumis aux exécutifs des différents pays (qui ont le dernier mot)
a écrit le 14/03/2015 à 17:11 :
M Macron a affirmé il y a peu sur un plateau belge que trop de rigueur budgétaire était de nature à favoriser les populismes. A-t-il oublié que nos impôts le rémunèrent pour une fonction qui exige des vertus de rigueur de gestion, au bénéfice de l'intérêt général du pays et non pas de son intérêt partisan ?
Réponse de le 14/03/2015 à 22:08 :
Tellement juste cette remarque
a écrit le 14/03/2015 à 16:54 :
meuh non madame Le Calvaire !!! Votre titre est un néoplasme de premier classe madame!!!
a écrit le 14/03/2015 à 16:43 :
Donc si je comprends bien, en gros, depuis qu'on essaye de faire de la "rigueur", ca va de plus en plus mal, c'est bien ca ?
Pourquoi changer, dans ce cas ...
a écrit le 14/03/2015 à 16:31 :
Si la France était sous diktat de Bruxelles, il y aurait une troika pour mettre en ordre les finances de la maison France, car pour le moment il n'y a rien qui joue ! Sapin et Macron auraient déjà pris la porte depuis longtemps.
Réponse de le 14/03/2015 à 17:04 :
il y a peu de temps , Sarko avait doublé le déficit du pays , vous l'auriez déjà
oublié ? Macron vient de chez Rotschildd et ne déplaît pas à Bruxelles ......
a écrit le 14/03/2015 à 16:11 :
Votre titre n'a aucun sens pour moi, et ne fait qu'entretenir la méconnaissance qu'ont les français sur les causes profondes de ce qui nous arrive.
La France a signé des traités qu'elle ne respecte pas. Personne ne l'obligeait à signer ni même à faire partie de l'Europe.
L'Europe ne fait que rappeler à la France de respecter ses engagements, comme le ferait tout signataire d'un contrat que l'autre partenaire ne respecterait pas.
Heureusement d'ailleurs que nous avons ce chien de garde... Car sinon ce serait la gabegie intégrale et la faillite assurée à moyen terme.
a écrit le 14/03/2015 à 16:01 :
Si Diktat il y avait, nous serions sanctionnés depuis 10 ans. Or Bruxelles ne cesse de faire les gros yeux sans jamais sanctionner.
Et pourquoi ces remontrances ? Parce que nous nous endettons chaque anee aussi irresponsablement.
Donc non, il n'y a pas de Diktat, la relation Paris - Bruxelles est celle du mauvais eleve avec son professeur. Mauvais eleve qui a accepté les regles du jeu en toute connaissance mais tergiverse a travailler et refuse la sanction logique quand elle se presente, stop a l'hypocrisie, Bruxelles defend le citoyen face a l'irresponsabilité de ses gouvernants.
Réponse de le 15/03/2015 à 18:55 :
La France n'a pas besoin de professeur. Elle doit librement et souverainement ramener maintenant son déficit à zéro sans rendre de compte à personne c'est tout...Car c'est juste de la gestion normale. On peut s'endetter mais pour investir de façon exceptionnelle ou quand on traverse une crise temporaire. Rien de tout cela aujourd'hui.
a écrit le 14/03/2015 à 15:51 :
YESSS ! ben bon quoi de neuf ?
a écrit le 14/03/2015 à 15:07 :
La question est de savoir pourquoi nos partis politiques non plus de programmes?
a écrit le 14/03/2015 à 14:35 :
évidence meme! voila ce qui conforte le FN

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