Prix des carburants : une transition impérative

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(Crédits : © Eric Gaillard / Reuters)
OPINION. Les protestations en faveur d'un gel de la taxe carbone s'apparentent certes à un rmécontentement, et il doit être entendu. Il traduit a minima une incompréhension de la politique fiscale du gouvernement. Beaucoup d'évolutions ont eu lieu en peu de temps et la médiatisation du court terme brouille la vision de long terme. Un débat national, global et transparent sur la transformation de la fiscalité doit avoir lieu. Par un collectif de députés et le Réseau TEEM (Transition Écologique En Marche !).

Les protestations se multiplient contre l'augmentation de la taxe carbone et sa répercussion sur le prix des carburants. Elles portent principalement sur l'atteinte au pouvoir d'achat des automobilistes et demandent un « gel de la taxe carbone ».

La transition écologique est un impératif absolu et doit être équitable. Impératif d'abord, car les catastrophes naturelles successives et les scientifiques nous rappellent l'effondrement qui se produira si nous ne réduisons pas nos émissions de gaz à effet de serre. Devoir d'équité ensuite, car si la transition écologique conduit à stigmatiser ou à appauvrir une partie de la population, elle sera rejetée et nourrira le populisme. Ce souci d'équité impose de poursuivre la hausse de la taxe carbone et non de la geler.

La transition écologique implique de changer nos comportements

« La folie, disait Albert Einstein, c'est de penser qu'en se comportant de la même manière, nous pouvons obtenir des résultats différents. » Geler la taxe carbone, c'est enfermer les Français dans l'illusion que la transition écologique est possible sans changement de comportements, et dans une dépendance néfaste à la fois pour l'économie et pour la santé.

Rappelons tout d'abord que 70% de la hausse du prix des carburants depuis un an est liée à la hausse du prix mondial du pétrole, totalement indépendante de l'action du gouvernement français : laisser croire qu'il est possible en France d'encadrer cette évolution est donc illusoire. Nos importations de pétrole et de gaz représentent un déficit commercial de plus de 40 milliards d'euros par an, soit 600 euros par Français qui partent vers la Russie et les pays du Golfe. Notre dépendance au diesel et à l'essence constitue en outre un problème majeur de santé publique. La pollution de l'air générée par les véhicules thermiques contribue aux 48.000 décès prématurés chaque année en France qui sont imputés à l'impact sanitaire des polluants de proximité. Les rapports se succèdent pour pointer le rôle des particules fines et autres polluants issus des gaz d'échappement, dans les maladies chroniques comme l'asthme ou différents cancers.

Rappelons ensuite que l'architecture de la fiscalité écologique n'a pas été créée par Emmanuel Macron mais a été dessinée sous la présidence de Nicolas Sarkozy et mise en place sous la présidence de François Hollande : elle devrait donc faire consensus, et démontre sa pertinence, puisque l'on constate un recul des consommations de carburant de 4% depuis un an.

L'augmentation de la taxe carbone est positive à long terme pour l'économie française et le pouvoir d'achat des Français, dès lors que les recettes sont utilisées pour abaisser d'autres taxations et que des mesures d'accompagnement sont prévues pour les ménages les plus fragiles.

La prime au covoiturage, le développement des mobilités douces, l'augmentation du chèque énergie pour les ménages les plus fragiles, l'aide à l'achat de voitures électriques et l'élargissement de la prime à la conversion d'un vieux véhicule ou d'une vieille chaudière fioul sont des mesures pertinentes. Elles ne touchent néanmoins pas tous les ménages. Complétons-les par des formations à l'écoconduite délivrées par les collectivités et financées par l'Etat. Profitons du contrôle technique automobile pour vérifier les réglages et éviter des surconsommations.

Les protestations en faveur d'un gel de la taxe carbone s'apparentent certes à un mécontentement, et il doit être entendu. Il traduit a minima une incompréhension de la politique fiscale du gouvernement. Beaucoup d'évolutions ont eu lieu en peu de temps et la médiatisation du court terme brouille la vision de long terme. Un débat national, global et transparent sur la transformation de la fiscalité doit avoir lieu. L'enjeu n'est pas une augmentation de 3 centimes d'euros à la pompe, ni une opposition entre urbains et ruraux, c'est la capacité du Gouvernement à transformer notre système fiscal : augmenter la fiscalité écologique pour réduire celle sur le travail ; taxer les produits importés comme le pétrole et moins taxer des produits fabriqués sur notre territoire.

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LES SIGNATAIRES

Jean-Luc Fugit, député de la 11e circonscription du Rhône; Marjolaine Meynier-Millefert, députée de la 10e circonscription de l'Isère; Célia de Lavergne, députée de la 3e circonscription de la Drôme; Jean-Charles Colas-Roy, député de la 2e circonscription de l'Isère ; et le Réseau TEEM (Transition Écologique En Marche !) qui rassemble des experts des questions environnementales et des citoyens engagés pour faire de la transition écologique une réalité. Bettina Laville, Julien Marchal, Sylvie Lemmet, Audrey Zermati, Frederic Mailhos, Florence Trebuchon, Damien Derelle, Marc Girondot, Simon Huffeteau, Cyril Gombert, Katia Lefeuvre, Marine Glon, Yvon Le Maho, Christophe Schramm, Christophe Heraud, Nicolas Obrist.

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Commentaires
a écrit le 16/11/2018 à 18:33 :
La transition écologique dont les signataires de cette tribune essaient de faire (c'est probablement une tentative désespérée...) la pédagogie, c'est celle de la politique de Gribouille, se jeter à l'eau par peur de la pluie. Aucune des solutions envisagées n'améliore quoi que ce soit.
-la généralisation de la voiture électrique à batterie est simplement inenvisageable, ça restera un marché de niche qui ne pourra jamais dépasser quelques % du parc en raison des problèmes de recharge (nombre de bornes, électricité et réseau d'acheminement nécessaires).En plus l'empreinte environnementale des batteries est loin d'être évidente.
-l'interdiction des chaudières à fuel, si c'est pour remplacer par du bois (pellets), la solution la plus économique, on gagne certes en CO2, mais c'est un désastre en termes de Nox (*10 par rapport au fuel) et de particules (*50). Passer du fuel ou du gaz aux pellets, c'est comme passer du GPL à une 504 diesel pour les voitures.
-le haro sur le diesel alors qu'il est maintenant devenu vraiment propre (FAP et catalyseurs SCR/Adblue avec les normes euro 6.b) est aussi un non-sens s'il s'agit de le remplacer par une essence qui rejette 20-30% de CO2 de plus-et en plus les moteurs essence les plus économes sont à injection directe donc rejettent des particules très fines difficiles à filtrer. Quant aux hybrides, certes elles consomment peu en ville mais bien plus que les diesel hors-ville du fait de leur poids. Comme "en même temps" on veut sortir les voitures des villes en y rétablissant l'octroi, l'achat d'une hybride relève de l'aberration.
Un début de cohérence consisterait à revenir sur la baisse de la proportion de nucléaire dans le mix électrique français, d'accélérer sur les transports à hydrogène afin, à terme, d'offrir une alternative viable au diesel et à l'essence, d'interdire le chauffage au bois qui est une vraie catastrophe environnementale, de favoriser les PAC pour le chauffage et de mettre en oeuvre rapidement les moyens d'économies d'énergie les moins coûteux pour les logements (thermostats programmables, combles isolés). Mais aussi de se rendre compte que la transition énergétique est un processus lent, à 60-70 ans, qui nécessite de penser globalement, et qui ne peut s'accommoder des décisions politiques désordonnées auxquelles on assiste et qui n'aboutiront à rien si ce n'est à susciter des colères légitimes.
a écrit le 16/11/2018 à 12:16 :
les députés signataires ont la modestie de ne pas indiquer leur appartenance politique .
pour le reste , toujours les mêmes arguments assénés comme des vérités absolues qu'il est inconcevable de contester , mais heureusement sans effet sur une majorité de citoyens .
petit rappel : la majorité parlementaire" en marche" s'est votée une exonération de hausse de CSG sur ses frais de mandat (plus de 5700 euros mensuel ) soit une économie de 97euro mensuel soit 1164 euro par an . il n'y a pas de petit profit à négliger pour ces élus .par ailleurs , ils ne sont pas touchés par la hausse du carburant puisque totalement défrayés pour leur voiture de fonction ( achat , assurance , carburant ,entretien ) .
la réponse des français ne va pas tarder à s'exprimer , dans les urnes ou alors dans la rue .
a écrit le 16/11/2018 à 10:28 :
Il faut appliquer la note n°6 du CAE. Il faut pour cela avoir une situation économique encore plus dégradée.
a écrit le 16/11/2018 à 6:22 :
Fadaises que ceci

Ce qu'il faut, c'est :
1/ décentraliser en vrai (et pas seulement Paris...), pour que les gens ne fassent pas l'exode au quotidien
2/ donner aux gens les moyens de mobilité "propres" (par exemple, voitures électriques qui se rechargent comme on fait le plein, à partir d'une électricité obtenue vertueusement - éoliennes, solaire, etc... - et surtout pas nucléaire)
Réponse de le 16/11/2018 à 10:44 :
Votre point 2 est tout simplement irréalisable techniquement. J'en ai déjà développé le calcul ailleurs. La seule manière de vraiment réduire l'empreinte environnementale est de renoncer à la mobilité autre que pédestre ou cycliste.
-la voiture électrique individuelle à batterie, si elle devait se généraliser, pose, outre le problème du cycle de vie des batteries, celui de la production de l'électricité et de la création d'un réseau capable d'alimenter les plusieurs millions de bornes de charge rapides nécessaires (les réseaux de distribution domestiques n'y suffisent pas). Trente millions de voitures individuelles qui ne parcourraient que 2-300km par semaine auraient besoin de recharger au moins une fois par semaine leur batterie de 60kWh, ce qui prend au moins 1h de charge rapide par semaine soit au minimum absolu 175000 bornes de recharge qui tourneraient H24 (en fait il en faudrait bien plus, actuellement il y en a une pour 6 voitures ce qui si on conservait cette proportion ferait 5 millions de bornes). La bonne quantité serait sans doute quelque part entre les 2, sans doute autour du million à condition qu'un système d'information performant soit en mesure de guider une voiture vers la borne de charge libre la plus proche. Pour alimenter chacune de ces -minimum- 175000 bornes, sur la base d'une charge en 1h pour 60kWh (en admettant aussi, ce qui est grossièrement faux, qu'aucune énergie n'est perdue sous forme thermique lors de la charge, il faut donc que cette borne puisse délivrer au minimum 60kW ; en multipliant ça par 175000 on obtient 10,5GW (encore une fois largement sous estimé à cause des pertes thermiques, des pertes d'acheminement de l'électricité) à fournir en permanence (ce que solaire et éolien ne peuvent assurer !) il faudrait donc consacrer 7 EPR (minimum !) pour assurer la charge de 30 millions de voitures électriques qui parcourraient 2-300km hebdo. En fait il faudrait bien plus de bornes, et le chiffre de 1 million qui me paraît plus pertinent supposerait en pointe (car elles ne seraient pas utilisées en permanence) de pouvoir y consacrer une quarantaine d'EPR... Faites le compte de ce que ça coûterait à raison de 3 milliards (minimum, si on arrive enfin à les construire sans défauts) par EPR en y ajoutant le prix du réseau nécessaire pour écouler cette puissance. La généralisation de la voiture électrique à batterie, c'est un éléphant blanc qui ne résiste pas à l'analyse-système sérieuse. Et ce n'est pas mieux si on arrive à accélérer la charge des batteries à 10mn, un petit calcul simple montre que la consommation d'une aire d'autoroute un jour de grand départ serait de l'ordre de 75MW, et qu'une autoroute comme Paris Bordeaux aurait besoin au minimum d'un demi-EPR pour couvrir le besoin. Et si on veut maintenir l'usage actuel des voitures individuelles (charge rapide en 10mn, disponibilité à tout instant d'un poste de charge adapté,...) on va plutôt vers un besoin de 5 millions de bornes appelant une puissance en pointe (si toutes sont sollicitées en même temps) de ...1000EPR pour la seule France.
-la mobilité individuelle paraît donc condamnée, une partie du problème peut être résolue, non par la décentralisation, mais par la généralisation du travail administratif (y compris téléréunions) en télétravail. Regardons donc du côté des mobilités collectives. J'ai été surpris il y a quelques mois en lisant dans un bus urbain que chaque voyageur.km correspondait à 196g de CO2, ce qui prouve qu'en termes de réchauffement, faire circuler un bus est pire que faire circuler une voiture par voyageur. Ne mentionnons même pas l'avion, même le train est loin d'être vertueux : trop de lignes non électrifiées (parce que c'est très cher d'électrifier une ligne, impossible à amortir si son trafic n'est pas important) qui imposent l'usage de trains diesel. La mesure minimum est d'utiliser des trains hybrides qui n'utilisent le moteur diesel que sur les tronçons non électrifiés. Enfin n'oublions pas la quantité conséquente de particules qu'émettent tous les trains et métros à cause des frictions (rail-roue-freins).
Parlons maintenant chauffage, là aussi pas de panacée. L'électrique (même PAC) vient encore alourdir le problème de production, le gaz rejette du CO2, le fuel un peu plus de CO2, des particules, des NOx. On nous présente le bois (pellets) comme une solution écologique, rien n'est plus faux. Certes le bilan CO2 est meilleur que le gaz ou le fuel (car le CO2 émis a été auparavant absorbé pour la croissance de l'arbre, si on replante ce qu'on coupe, c'est OK) mais c'est un désastre question particules (un poêle à bois performant fonctionnant 60 heures en rejette autant qu'une voiture en 18000km), une chaudière à pellets émet 5 fois plus de NOx que son homologue à fuel et 10 fois plus qu'à gaz, 100 fois plus de monoxyde de carbone qu'une chaudière gaz ou fuel (et là c'est carrément dangereux s'il y a le moindre problème de cheminée) et 50 fois plus de particules fines. Le bois représente 4% du chauffage en Ile de France et représente 90% des émissions de particules PM10 ! En matière de pollutions et émissions liées au chauffage, il y a effectivement 2 bonnes mesures, favoriser l'efficacité énergétique en commençant par les mesures les moins coûteuses (thermostats programmables, isolation des combles) qui sont assez vite amorties, et SURTOUT interdire le chauffage au bois.
a écrit le 15/11/2018 à 19:21 :
Il faut quitter pétrole et gaz car on continue d'importer 56 milliards d'euros par an d'énergies fossiles, ce qui nous ruine au lieu d'utiliser l'électricité et l'hydrogène que l'on produit en France et ainsi créer des emplois et faire revenir 56 milliards d'euros par an. Ce n'est pas la contribution énergie climat décidée par Hollande en 2015 qui a fait récemment monter les prix mais l'embargo de Trump sur l'Iran. Depuis le prix du pétrole a rechuté.
Réponse de le 16/11/2018 à 9:23 :
Votre disque est rayé.
a écrit le 15/11/2018 à 16:25 :
L'augmentation de la fiscalité dont l'objet est constitutionnellement de financer la force publique ne se justifie pas en l'absence de toute action constructive.Pour changer les comportements, il faut en proposer d'autres qui s'y substituent, proposer des alternatives. L'Etat ne fait rien dans ce sens. Le maigre réseau de bornes électriques est en voie de pourrissement. La distribution de bon d'achat pour des véhicules dont l'entretien est exorbitant est une solution sordide.
a écrit le 15/11/2018 à 15:28 :
Je vais rajouter un dernier commentaire à mon message. Je trouve que le discours politique face à la pollution et au réchauffement climatique est extrêmement décevant et que je ne vois pas comment avoir une position digne de nos gouvernants lors des prochaines COP. Il faut changer......
a écrit le 15/11/2018 à 15:17 :
Mais à combien vous y êtes vous mis!Je ne sais si les autres lecteurs sont plus intelligents que moi mais votre programme pour réduire la pollution et les gaz à effet de serre est inexistant. Je m'étonne que quand on fait de la politique on s'imagine qu'en disant "transition écologique" on a fait un programme. Il serait temps de s'entourer de vrais experts qui puissent nous(et vous) faire avancer et non de représentants des lobbies. Regardez les résultats obtenus en quinze à vingt ans de "transition écologique"on a réussi à faire baisser nos rejets en les exportant, alors comme voulez-vous que l'on puisse croire que l'augmentation des taxes aient le moindre effet autre que remplir les caisses.
a écrit le 15/11/2018 à 15:11 :
Il faut quitter pétrole et gaz car on continue d'importer 56 milliards d'euros par an d'énergies fossiles, ce qui nous ruine au lieu d'utiliser l'électricité et l'hydrogène que l'on produit en France et ainsi créer des emplois et faire revenir 56 milliards d'euros par an. Ce n'est pas la contribution énergie climat décidée par Hollande en 2015 qui a fait récemment monter les prix mais l'embargo de Trump sur l'Iran. Depuis le prix du pétrole a rechuté.
Réponse de le 15/11/2018 à 16:35 :
Troll larem en vue.
Réponse de le 15/11/2018 à 19:22 :
c'est votre seul argument face aux réalités ?
a écrit le 15/11/2018 à 14:26 :
"Par un collectif de députés et le Réseau TEEM (Transition Écologique En Marche !)".

Tiens, on les a pas entendu la-dessus :

Le groupe Total a obtenu le document préfectoral lui octroyant le droit de débuter ses explorations dans les eaux territoriales de la Guyane, s'est réjouit dans un communiqué la collectivité territoriale de Guyane (CTG). Un projet validé en dépit d'une enquête publique aux résultats défavorables.
a écrit le 15/11/2018 à 14:23 :
Depuis le 1er janvier, 100% des hausses, c'est le pétrole vu que les taxes (hors TVA 20%) sont figées 12 mois. Mais la TVA aime bien les produits chers.
Les carburants, c'est bien mais le gaz, pour qui on voit bien la taxe carbone, sur une ligne de facture (2 car à cheval sur 2 années), c'est 20% du kWh HT du gaz 2018, sera à 50% en 2022, et ensuite, Quoi est prévu ensuite, 100%, 200% (les gens venant du fioul vont déchanter, déterrage de citerne, livraison de citerne de gaz, installation, chaudière, ...)) ?
Si je peux trouver un véhicule électrique pour aller à Malmö (puis 12-14 000km, ai repéré quelques prises en Suède, dont des Tesla) en deux jours, j'achète l'année prochaine (contrat extension garantie Peugeot 5 ans en cours, encore 1 an, CT demain, je vais leur demander ce qu'ils ont en catalogue électrique en concession Pijot). Mais à 4,02L gazole/100 sur 78 000km, je la garde en attendant (3,6L à 70km/h courant la haut).
Le principe fait penser au tabac, on fait grimper le prix, l'alternative pédagogique est : "zéro tabac", pas d'autre besoin. Véhicule pétrole : alternative, moteur à pétrole plus récent, moderne, avec régulateur de vitesse pour éviter les radars, mais taxé quand même, et générateur de CO2, encore..... La Transition va être longue et coûteuse par transitions successives, l'esprit devance les faits.
a écrit le 15/11/2018 à 14:01 :
Mesdames et messieurs les membres de ce "collectif".
Une fois de plus vous évoquez le manque de compréhension et la pédagogie insuffisante pour expliquer le rejet massif (85%) de la hausse de la fiscalité des carburants. Au passage, comme vous ne devez pas souvent faire le plein (c'est votre chauffeur, messieurs les parlementaires, qui s'occupe de cette basse intendance), vous ignorez que ce n'est pas une affaire de 3ct/l mais plutôt de 15ct/l depuis que le mouvement de hausse des taxes a repris en 2014 (+2ct/l pour remplacer l'écotaxe, +4ct/l en IdF pour financer les Transports en commun, +6ct/l début 2017 et +6,5ct début 2018, en attendant la hausse de janvier prochain,+20% de TVA sur cette augmentation de la TICPE), ou pire, vous minimisez la hausse subie. De même, votre chef de file ment éhontément quand il affirme que les 3/4 de la hausse provient du baril. Au plus fort de la hausse de celui-ci, la hausse des taxes représentait 40% de la hausse à la pompe sur un an. En quelques semaines le baril a perdu plus de 25%, renforçant ainsi la proportion de la hausse des taxes dans la hausse à la pompe (qui si j'en crois les prix constatés ce matin, doit être maintenant de 60-70%).
Vos mensonges ne sont donc plus recevables et votre verbiage devient inaudible.
a écrit le 15/11/2018 à 13:44 :
"Par un collectif de députés et le Réseau TEEM (Transition Écologique En Marche !)."

Rhaaa je me suis fait encore avoir...

MErci de nous signaler dès la page de garde qui écrit les articles ou pas, il est bien évident que nous n'allons rien apprendre d’intéressant de la part de vulgaires serviteurs idéologiques qui plus est.

C'est comme ces sondages qui sondent ceux de tel ou tel clan "67% des lrem soutiennent Macron"

Ben... ça fait vraiment peu hein !

Et ils n'ont pas honte de nous montrer internet comme générateurs de "fake news"

Au secours.

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