• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Salon du Bourget : la menace sino-russe plane sur le duopole Airbus-Boeing

Oihab Allal-Chérif

Publié le 17 juin 2019 à 07:30 - Mis à jour le 05 mars 2026 à 13:10

Le C919 est loin d'être le seul projet de l'industrie aéronautique chinoise.

Le C919 est loin d'être le seul projet de l'industrie aéronautique chinoise.

CHINA STRINGER NETWORK

L'essentiel de l'actualité

vendredi 12 juin

  • Téhéran ne cèderait pas le contrôle du détroit d'Ormuz
  • SpaceX prêt à un décollage historique à Wall Street
  • Hausses de minima salariaux
  • Premier traité international sur les travailleurs des plateformes
  • Adoption d'une revalorisation des bourses étudiantes
Voir plus

Le Quotidien Numérique

13 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Votre Livret A va bientôt rapporter plus et voici pourquoi

  • 2

    EEF, l’épicier qui grandit dans l’ombre de Grand Frais

  • 3

    Guerre et déficit : l’Arabie saoudite sacrifie la mégapole de Neom pour ses priorités stratégiques

  • 4

    Inflation à 2,4 % : pourquoi l’été 2026 sera pourtant impossible pour des millions de Français

  • 5

    « Un petit peu en 1918 » : la course contre la montre de l’armée française pour maîtriser l'IA

  • 6

    La BCE serre la vis à Revolut et remet en cause son modèle d’innovation rapide

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
IDEE. Après un début d’année difficile pour les deux géants de l’aéronautique, les perspectives sont très incertaines. Pendant ce temps, l’alliance sino-russe prépare son offensive. Par Oihab Allal-Chérif, Neoma Business School

Airbus et Boeing arrivent au Salon du Bourget 2019, qui s'ouvre le lundi 17 juin, avec un solde négatif de commandes depuis le début de l'année, ce qui peut être considéré comme une conséquence de la compétition acharnée entre les deux leaders de l'aéronautique. Si les relations restent cordiales entre ces deux avionneurs qui se souhaitent même leurs anniversaires, la stratégie de chaque groupe reste en effet principalement influencée par celle de l'autre et guidée par la volonté d'éliminer l'adversaire.

Airbus et Boeing ont connu des difficultés importantes en 2019. Pour Airbus, l'abandon du programme A380 a témoigné d'une erreur stratégique majeure. Ce jumbo-jet construit pour détrôner le Boeing 747 et qui avait été présenté comme l'avenir d'Airbus, s'est vendu trois fois moins que prévu et n'enregistrait plus de commandes. Le PDG de l'époque, Tom Enders, a lui-même admis que le plus gros avion du monde avait au moins dix ans de retard.

Des signes de faiblesse de part et d'autre

Par ailleurs, si l'A320 Neo rencontre aujourd'hui un certain succès avec 60 % du marché des moyen-courriers, le groupe européen produit à plein régime et n'est pas capable d'augmenter la cadence en raison de goulets d'étranglement. Airbus doit donc trouver une solution pour augmenter son volume de production et réduire ses délais de livraison.

Enfin, un autre danger vient des États-Unis qui menacent l'Europe de représailles douanières. En cause, les subventions perçues par Airbus qui fausseraient la compétition avec Boeing. Dans l'un de ses fameux tweets, Donald Trump annonce :

« L'Organisation mondiale du commerce estime que les subventions de l'Union européenne à Airbus ont eu un impact négatif sur les États-Unis, qui vont maintenant appliquer des droits de douane sur 11 milliards de dollars de produits de l'UE ! L'UE profite des échanges commerciaux avec les États-Unis depuis de nombreuses années. Ça va bientôt s'arrêter ! »

Quant à Boeing, les deux crashs d'un 737 Max - best-seller développé pour concurrencer l'A320 Neo et qui représente 60 % de son chiffre d'affaires - ont conduit à une interdiction de vol mondiale. En cause : le dysfonctionnement du MCAS, dispositif destiné à éviter un décrochage en pilotage manuel, qui était pourtant connu depuis 2017, et la défaillance du capteur d'angle d'attaque signalée plus de 2000 fois depuis 2004 sur d'autres modèles. Les 737 Max continuaient pourtant à voler, même s'ils avaient failli être cloués au sol dès 2018.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Le plan de modifications proposé par Boeing n'a pas convaincu la FAA (Federal Aviation Administration), qui l'a rejeté. En conséquence, des commandes ont été annulées ou repoussées et le volume de production réduit. Des compagnies aériennes ont en outre demandé des compensations financières. Il est trop tôt pour dire si le discrédit sera durable, mais les pertes sont d'ores et déjà estimées à 1 milliard de dollars. Un chiffre qui devra probablement être revu à la hausse, car il n'intègre pas les indemnités aux familles des victimes, qui commencent à porter plainte, et aux compagnies aériennes.

Un nouveau concurrent sino-russe

Mais pendant que les deux leaders de l'aéronautique tentent de résoudre leurs problèmes, un autre concurrent émerge dans l'ombre de leur affrontement, porté par l'alliance Chine - Russie. En effet, le groupe chinois Comac (Commercial Aircraft Corporation of China) et le consortium Russe UAC (United Aircraft Corporation) se sont associés le 22 mai 2017 dans le joint-venture CRAIC (China-Russia Commercial Aircraft International Corporation) afin de lancer conjointement sur le marché des avions aussi performants, mais moins chers que ceux d'Airbus et de Boeing.

Voulue par les présidents Xi Jinping et Vladimir Poutine, cette alliance fait partie d'une démarche stratégique majeure de collaboration sino-russe. L'amitié entre les deux présidents, renforcée depuis leur rencontre à Saint-Pétersbourg le 8 juin, les amène aujourd'hui à faire front commun contre les États-Unis et la politique commerciale du gouvernement de Donald Trump.

Avec 1 500 Airbus en service en Chine, ce marché est primordial pour le constructeur européen. C'est aussi la Chine qui achetait le plus de 737 Max, et dont trois compagnies aériennes viennent de demander des compensations financières à Boeing. D'ici à 2025, le trafic aérien chinois dépassera celui des États-Unis et deviendra le plus important au monde. Le reste de l'Asie du Sud-Est se développera à un rythme encore plus rapide, avec une estimation de plus de 7 % de croissance par an pour les 30 prochaines années. Des milliers d'avions seront donc nécessaires pour satisfaire la demande. CRAIC pourra proposer une offre locale compétitive, disponible dans des délais courts et avec des coûts opérationnels 10 à 15 % inférieurs.

Ainsi, le CR929 sera un concurrent direct de l'A350 et du B787. Doté d'un budget de 20 milliards de dollars, cet appareil est prévu pour entrer en service entre 2025 et 2028. La cabine est conçue par la Chine et les ailes par la Russie. La fin des phases de design et de sourcing, qui privilégient les entreprises et les fournisseurs locaux, est prévue d'ici quelques mois. L'objectif est d'atteindre rapidement 10 % du marché avec ce premier avion, mais ce n'est qu'un début, le temps de monter en puissance et de développer d'autres modèles.

Si le japonais Mitsubishi et le brésilien Embraer semblent loin de constituer de réelles menaces, nul ne peut douter des ambitions sino-russes de remettre en cause l'hégémonie d'un duopole qui, de leur point de vue, n'a que trop duré.

Cette situation ne peut qu'encourager les deux groupes à se diversifier et préparer l'avenir en développant chacun de leur côté de nouveaux produits et services. Airbus et Boeing misent par exemple sur le transport de passagers par drone, qui attisent la convoitise de nombreuses multinationales dont les prototypes s'affrontent déjà dans les salons. Un marché d'avenir sur lequel on trouve déjà beaucoup d'acteurs... chinois.

The Conversation _____

Par Oihab Allal-Chérif, Full Professor, Information Systems, Purchasing and Supply Chain Management, Neoma Business School

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

Oihab Allal-Chérif

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. IPO de SpaceX : « La souveraineté ne se décrète pas, elle se finance »

  • 2

    OPINION. « Le backlash de la RSE n’a pas lieu », par Nils Pedersen, Marion Alzetto, David Meyer et Guillaume Leblond

  • 3

    OPINION. « Réagir et anticiper, les défis de l’industrie de la défense européenne »

  • 4

    OPINION. « Commerce agentique : vers la fin de l’hégémonie de Walmart et d’Amazon ? »