Vers la sobriété médiatique ?
Jonathan Curiel
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Astrid di Crollalanza
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Astrid di Crollalanza
La course à l'innovation a toujours été l'une des caractéristiques du monde médiatique. Toujours de nouveaux programmes, toujours plus. Il faut se différencier de la concurrence, ne pas stagner. Dans une hyper offre médiatique, la course à l'innovation est un moyen d'émerger dans le grand marché de l'attention. Attention, nouveauté ! Les projecteurs sont braqués sur un programme ; il peut espérer être remarqué, regardé ou entendu, du fait de l'effet « nouveauté » qui permet de rompre avec le ronronnement ambiant. Télévision, radio, plateformes, réseaux sociaux, chacun y va de sa propre stratégie pour la promouvoir au maximum et lui donner de la résonance. Tel Sisyphe avec son rocher, un média ou réseau social doit pousser de nouveaux contenus sous peine de vivoter et d'agoniser. Les plateformes comme Amazon, Netflix et consorts en jouent beaucoup : elles égrènent de manière régulière et événementielle leurs nouvelles séries, nouveaux films et nouveaux documentaires à grand renfort de communication.
Par ailleurs, la quête de la petite phrase et du buzz existe toujours ; elle reste un combustible médiatique incontournable même si l'on peut le regretter, mais on peut noter tout de même :
- Une demande de temps long et d'apaisement. Le succès des podcasts en atteste ; le développement d'émissions télévisées et radiophoniques de débats pédagogiques et intelligents en atteste ; la demande pour des programmes documentaires, d'investigation et des fictions qui s'appuient sur le temps long pour apporter une valeur ajoutée réelle au flux d'informations frénétique dont il ne nous reste généralement pas grand-chose, en atteste.
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écrit justement Milan Kundera dansLa Lenteur
.Jonathan Curiel