Dans un contexte de taux historiquement bas, les Français ont accéléré la concrétisation de leur projet, et la crise sanitaire a révélé de nouveaux comportements immobiliers. D'après les Notaires de France qui ont dressé un bilan de 2021, le prix au m2 médian des appartements anciens en Bourgogne-Franche-Comté est en hausse de +5,7% sur un an, tandis que le prix de vente médian des maisons anciennes croît de +2,3%. Dijon et Besançon - qui ont le statut de préfecture de région et d'ancienne préfecture de région - restent les plus attractives du point de vue des universités, de l'emploi, et des services. Toutefois, côté Franche-Comté, les secteurs moins dynamiques connaissent également un marché en hausse. Au second trimestre 2021, tous types de biens confondus, les volumes de ventes comparés à ceux de l'année précédente ont augmenté́ : de +16% dans le Doubs, de +19% dans le Jura, de +20% dans la Haute-Saône, de +17% dans le Territoire de Belfort. « Dans ces quatre départements, les volumes de transactions enregistrés cette année sont les plus importants de la décennie écoulée », remarque maitre Gilles Hassler, notaire à Belfort, Président de la chambre interdépartementale des notaires de Franche-Comté.
L'étude distingue deux types d'acquéreurs. D'abord, ceux qui avaient un projet actif avant l'épidémie. Et ensuite ceux qui ont pris leur décision avec la crise sanitaire. « Ceux-là se sont rendu compte qu'ils n'étaient pas forcément logés comme ils le souhaitaient. Certains ont eu envie de plus d'espace et de verdure et ont décidé de passer d'un appartement à une maison. Grâce à la généralisation du télétravail, d'autres, enfin, ont plutôt choisi de s'éloigner des hypercentres pour avoir plus grand. On observe ainsi des relocalisations, notamment vers nos villages, petites villes et nos villes moyennes », constate maitre Gilles Hassler. Selon l'étude des Notaires de France, les acquéreurs de 2021 (tous biens confondus) en Franche-Comté sont, pour un tiers, âgés de 30 à 39 ans, de catégorie socio-professionnelle intermédiaire. « À Besançon, nous avons quelques cas de Parisiens mais plutôt pour des résidences secondaires, en vue de s'y installer en cas de nouveaux confinement ou pour s'évader le week-end (Paris n'est qu'à 2h30 de TGV, ndlr) », confie maitre Benoit Mohn, notaire à Besançon.