New York et Paris, tremplins pour Roger Pradier

 |   |  311  mots
Roger Pradier vise l’eldorado américain dans le secteur des lanternes haut de gamme.
Roger Pradier vise l’eldorado américain dans le secteur des lanternes haut de gamme. (Crédits : Roger Pradier)
Spécialisée dans les luminaires extérieurs premium, notamment pour les restaurants et les hôtels, l’entreprise table sur sa récente implantation aux États-Unis et le renforcement de son bureau parisien pour augmenter sensiblement ses recettes d’ici à 2022.

Créée en 2019 à Long Island près de New York, la filiale américaine de Roger Pradier est en train de constituer un réseau de dix agents, d'abord sur la côte Est, puis au Texas et en Californie. Ce dernier commercialisera les collections de luminaires à partir du deuxième trimestre, dès qu'elles seront certifiées à la norme UL, indispensable pour aborder le marché américain.

L'enjeu est central pour la société indroise, qui recrutera un salarié aux États-Unis en 2021 afin de piloter sa force commerciale indépendante. Roger Pradier, déjà présent dans 60 pays, compte ainsi faire bondir de 50% son chiffre d'affaires à l'export. D'ici à trois ans, les recettes internationales passeraient de 2 à 4 millions d'euros pour un total de 6 millions d'euros.

Architectes et grands comptes

Entreprise du patrimoine vivant fondée en 1910, Roger Pradier accélère son développement depuis son rachat par Tristan De Witte, en juin 2017. Cet héritier du groupe belge De Witte-Lieutard, spécialisé dans le bois et le textile, a sensiblement fait croître la PME de 50 salariés en portant notamment le nombre de collections de luminaires à une soixantaine.

Roger Pradier compte également renforcer l'équipe de son bureau show-room parisien, situé dans le IXe arrondissement, qui passera de quatre à huit personnes en 2020. Un responsable grands comptes est notamment en cours de recrutement. Objectif : toucher en direct les architectes et les gros prescripteurs de mobiliers d'extérieurs, en se passant ainsi des intermédiaires.

Tristan De Witte, qui a acquis précédemment Securlite (luminaires pour logements sociaux) et qui vient de racheter une société francilienne spécialisée dans l'aménagement des terrasses de restaurants, mise désormais sur les synergies entre les trois structures pour consolider sa croissance. Son groupe, Rivalen, a pesé 25 millions d'euros en 2019 et vise 30 millions d'euros d'ici à trois ans. Il emploie actuellement 150 salariés.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :