Tours veut essaimer ses Jardins perchés

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(Crédits : V. Liorit/Ville de Tours)
Instigatrice d’un projet d’activité de maraîchage en cœur de ville unique en France, la capitale de la Touraine table sur la création d’autres potagers en hauteur dans l’Hexagone à partir de 2021.

Installé sur le toit des Jardins perchés, un ensemble de quelque 75 logements sociaux en cours de construction dans le quartier de la Milletière à Tours Nord, l'ensemble potager sera mis en plantation fin 2019, conjointement à la livraison du bâtiment. À la clé, une surface de 900 mètres carrés sous forme de serre et d'espace ouvert, à laquelle s'ajoutera une seconde parcelle de 1 200 mètres carrés, placée, elle, au sol de l'immeuble. La superficie minimale pour que l'exploitation confiée à un maraîcher soit rentable doit être en effet de 2 000 mètres carrés. La dimension économique est l'élément premier et original de l'opération. Sélectionné par Tours-Fondettes Agrocampus, le professionnel assurera lui-même la culture et la vente de fruits et légumes aux grossistes, coopératives, ainsi qu'aux particuliers présents dans l'immeuble.

Ce souhait de réintégrer une activité agricole à Tours, qui pourrait permettre à terme de créer des emplois, s'accompagne d'un objectif de végétalisation de l'espace urbain. Les arbres fruitiers situés au sol seront ainsi visibles de la rue. Une façon pour la ville, l'une des premières en France en nombre de mètres carrés végétaux par habitant, de coller à son ADN de cité centrale de la Touraine, jardin de la France. Tours veut aussi par ce biais donner une dimension concrète à cet embryon d'écoquartier, au-delà des matériaux et des sources d'énergie choisis, en général peu visibles à l'œil nu. La consécration consisterait pour la ville de Christophe Bouchet, le maire MoDem, à voir d'autres Jardins perchés essaimer en France, après validation du modèle économique d'ici à un an.

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Commentaires
a écrit le 12/11/2019 à 17:47 :
Pour ma part, je suis assez sceptique sur l'idée qui consiste à avoir une production agricole comestible à des endroits particulièrement pollués.
C'est effectivement une mode qui se développe avec des arguments économiques et une forme de green-washing mais quid de l'aspect sanitaire. Différentes études semblent indiquer qu'il vaut mieux cultiver à l'écart de la circulation automobile.
a écrit le 12/11/2019 à 13:52 :
Toues les villes, notamment en déclin, en déclin ont intérêt à valoriser leurs villes via la nature mais d'abord et avant tout de faire baisser les prix de l'immobilier. Les gens, qui n'ont pas le choix à savoir tous, iront d'abord vivre dans des endroits qu'ils peuvent assumer financièrement que dans des beaux endroits qui leur font envie.

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