Lithium de France lève 44 millions d'euros pour explorer le sous-sol alsacien
Olivier Mirguet
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Lithium de France exploitera la ressource présente dans les sous-sols du fossé rhénan.
CARLOS BARRIA
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Lithium de France exploitera la ressource présente dans les sous-sols du fossé rhénan.
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Lithium de France est désormais armé pour financer ses explorations et construire son premier puits de forage. La société basée à Bischwiller (Bas-Rhin), à 30 kilomètres au nord de Strasbourg, a annoncé le 14 mars une levée de fonds de 44 millions d'euros, sous forme d'augmentation de capital souscrite par ses principaux actionnaires.
L'énergéticien palois Arverne Group, fondateur de Lithium de France en 2020, est accompagné par le géant norvégien Equinor (anciennement Statoil), via son fonds Equinor Ventures, et par le producteur norvégien d'aluminium Hydro. Au terme de cette levée de fonds, Arverne reste l'actionnaire majoritaire de Lithium de France avec 55 % des parts. En novembre 2021, un premier tour de table avait déjà permis à l'entreprise de lever 8 millions d'euros.
« Cette levée de fonds va nous permettre de financer nos projets jusqu'au premier forage en fin d'année 2024. La production de chaleur pourrait démarrer dès 2025 et la production de lithium, un an plus tard », calcule Guillaume Borrel, directeur général de Lithium de France.
Le modèle économique de Lithium de France repose sur deux piliers : la production de chaleur et la production de lithium géothermal. Par arrêté ministériel du 22 juin 2022, Lithium de France dispose d'un permis exclusif de recherches de gîtes géothermiques sur un territoire de 171 kilomètres carrés situé au nord de Haguenau.
« Les eaux géothermales constituent une ressource propre et inépuisable en chaleur à usage local, et permettent l'extraction du lithium dont on connaît le potentiel dans le Bas-Rhin », rappelle Guillaume Borrel. L'entreprise compte actuellement 20 salariés. Ses effectifs devraient être multipliés par cinq lors du démarrage de l'exploitation. Les capacités prévisionnelles s'élèvent à 20 mégawatts pour le volet énergétique, et à 1.500 tonnes par an pour le lithium. La production sous forme d'hydroxyde monohydraté permettra son utilisation dans les batteries.
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Olivier Mirguet
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