Pour attirer ceux qui veulent quitter Paris, Reims veut séduire les financiers

Olivier Mirguet
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Immeuble du Crédit Agricole à Bezannes (Marne), juin 2020
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Immeuble du Crédit Agricole à Bezannes (Marne), juin 2020
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L'installation à Reims d'une antenne décentralisée de BPCE Services Financiers, spécialisée dans la mise en conformité des opérations de paiement, confirme le renforcement de l'écosystème banque et assurance dans l'agglomération champenoise. "Reims a déjà créé 3000 emplois exogènes dans la finance depuis 2003. L'implantation du deuxième groupe bancaire français apporte de nouvelles opportunités professionnelles à saisir", se réjouit le maire Arnaud Robinet (LR).
L'agglomération met en avant son offre foncière et son immobilier de bureaux à 30 minutes en TGV de l'aéroport de Roissy. "Nous pouvons offrir sans attendre 250 000 mètres carrés à construire sur le site de la gare TGV de Bezannes", confirme Jean-Yves Heyer, directeur général d'Invest in Reims, l'agence de développement économique créée par la métropole et la chambre de commerce et d'industrie. "Les coûts au mètre carré sont entre trois et cinq fois moins élevés qu'à Paris", calcule Dimitri Ghattas, directeur général de BPCE Services Financiers, qui a piloté son projet d'implantation pendant la période de confinement, cette année au printemps. "Les ressources humaines n'ont créé aucune inquiétude. On a eu tout de suite beaucoup de candidats. Une partie du recrutement s'est effectuée à distance : des analystes junior, des référents ou des superviseurs dans la finance. Il reste une vingtaine de personnes à embaucher fin 2020", annonce Dimitri Ghattas. Les 40 premiers employés rémois en CDI se sont installés dans 500 mètres carrés de bureaux, proches du centre-ville. Ce service de BPCE, qui se consacre notamment à la lutte contre la fraude, comptera à terme une centaine d'employés.
Catherine Vautrin, réélue le 9 juillet à la présidence de la Communauté urbaine du Grand Reims, entend faire de ces relocalisations proches de l'Ile de France un argument prioritaire dans sa stratégie de marketing territorial. "Reims est proche de Paris mais loin de ses tarifs", suggère l'élue locale. "La crise sanitaire incite les groupes financiers à réfléchir à une meilleure organisation. Ils peuvent proposer à leurs salariés de s'installer à 45 minutes de Paris où ils disposeront d'un pouvoir d'achat plus élevé, de logements plus grands et d'un accès plus facile à la nature".
Olivier Mirguet