Dans le Nord, une expérimentation vers un recyclage des déchets infectés COVID-19
Laurent Lequien
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Filiale du groupe Santélys, spécialisée dans la santé à domicile, Cosmolys collecte et traite 8.000 tonnes par an de déchets d'activités de soins à risques infectieux (Dasri) - masques, blouses, seringues, liquides etc. - pour le compte d'hôpitaux, de professionnels libéraux, de patients à domicile, de maisons de retraite ou d'industries pharmaceutiques ou agroalimentaires.
A Avelin, près de Lille, l'entreprise expérimente depuis un an un processus pour trier et valoriser, après désinfection, le polypropylène contenu dans du plastique jaune afin de le faire entrer dans la composition de nouveaux emballages pour ces mêmes déchets, comme des fûts en plastique ou des boîtes à aiguilles.
Pour ce faire, l'entreprise, qui emploie 57 salariés sur ce site, a demandé et obtenu en avril 2019 du gouvernement une dérogation pour trois ans, dans le cadre de "France expérimentation", qui autorise à "déroger, à titre expérimental et pour une durée limitée, aux normes qui bloquent le développement" de projets. Le cadre législatif et réglementaire impose en effet d'incinérer ou d'enfouir ces déchets selon des normes très strictes.
Présente dans cinq régions autour de l'Ile-de-France pour un chiffre d'affaires de 7,6 millions d'euros en 2018, Cosmolys collecte des fûts fermés hermétiquement chez ses clients, comme dans ce laboratoire de Lesquin, où un "drive" de test au covid-19 par prélèvement nasal est installé depuis début avril.
Le volume de déchets produits y a augmenté, notamment celui des masques car "habituellement, on prélève sans", rappelle Anne Mainardi, présidente des laboratoires Cerballiance Hauts-de-France.
Laurent Lequien