Roquette affirme son appétit pour les ingrédients cosmétiques
Gaëtane Deljurie, à Lille
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Roquette Beauté
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Roquette Beauté
C'est un centre d'expertise. Dont le lieu d'implantation, près de Paris à La Plaine-Saint-Denis. 600 m2 seront entièrement consacrés à la recherche sur les produits de beauté. Une dizaine de chercheurs pourront y expérimenter de nouvelles formulations, à travers un laboratoire d'application, un centre d'essai avec un espace dédié aux analyses sensorielles et à l'évaluation par différents panels de consommateurs. « Nous avons aussi misé sur le phygital, afin de faire connecter le nouvel espace avec le laboratoire : il est équipé de caméras à 360 ° afin de proposer des démonstrations en live, par exemple », explique Bénédicte Courel, general manager de la branche Cosmetics Business.
Si Roquette, possédant un savoir-faire historique sur l'amidon, s'est lancé dans cet investissement « important », dont le montant n'a pas été dévoilé, c'est bien parce qu'il estime que des parts de marché sont à gagner en matière de cosmétiques naturels, une tendance qui s'est particulièrement accentuée ces derniers mois. Cosmébio, le label de la cosmétique bio, estime que les cosmétiques bio ne représentent actuellement que 6% du marché du marché français mais que la croissance avoisine les 20% depuis deux ans. Pour mémoire, le groupe familial nordiste réalise près 80% de ses 3,7 milliards de chiffre d'affaires pour les marchés pour les marchés de l'alimentation, de la nutrition et de la santé (incluant le secteur pharmaceutique et de ses excipients).
Le lancement de Roquette Beauté il y a deux ans s'est révélé être un succès. Après l'alimentation, les femmes sont de plus en plus nombreuses à scruter la composition d'un produit qu'elles utilisent quotidiennement sur la peau, d'autant plus que les médias les ont alertées sur l'impact des ingrédients allergènes, toxiques et des perturbateurs endocriniens. Sans oublier les interdictions de certaines susbtances. « En deux ans, nous avons doublé notre offre : nous avons débuté par une dizaine d'ingrédients, qui étaient des familles connues et maitrisées par Roquette pour en proposer 20 très exactement cette année », indique Bénédicte Courel, en charge de la branche cosmétique.
Gaëtane Deljurie, à Lille
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