La station de bus qui sert à tout, même à attendre le bus

C'est un test : la première station de bus pour boire un café ou manger un morceau va être installée le 22 mai. Si, d'ici octobre, la RATP en est satisfaite, la station expérimentale du boulevard Diderot pourrait être développée dans la capitale.

2 mn

Copyright Reuters
Copyright Reuters

Elle est boulevard Diderot, juste à côté de la Gare de Lyon, nuit et jour, et elle fait tout. « Elle », c'est la station de bus expérimentale, que la RATP va tester de mai à octobre avant son installation éventuelle dans les rues de Paris. La révolution est que ce mobilier urbain ne sert pas uniquement à attendre le bus à l'abri. La station a été pensée comme un lieu public. Metalco Mobile Concepts, l'entreprise de mobilier urbain qui a travaillé avec la RATP a fabriqué cette station conçue comme un lieu pour boire un café, recharger son téléphone, commander des plats à emporter, louer des vélos électriques, ou, carrément, de se faire chauffer un petit plat en attendant le bus.

Toute l'Europe travaille sur le bus du futur

Cette station qui, comme le disent ses publicitaires « va sortir le mobilier urbain du carcan des habitudes et des idées reçues » et fait « apparaître le mobilier urbain comme un vecteur de lien social », n'est pas seule en Europe. La Commission européenne a en effet lancé il y a un an le programme «European Bus System of the Future » (EBSF) pour développer le bus urbain innovant. 7 villes européennes travaillent sur le sujet et servent de test ( Bremerhaven, Brunoy, Budapest, Gothenburg, Madrid, Rome et Rouen) et les unions professionnelles de transports. Le but ? tout refaire ! Du design des bus au réseaux urbains, de l'information des passagers aux systèmes de régulation du trafic. Man Truck & Bus a ainsi remis un autobus urbain de 18.75 mètres de long à la société de transport en commun de Budapest pour le tester pendant plusieurs mois dans la capitale hongroise pour acquérir des connaissances pour la conception future de systèmes de bus urbains efficaces et écologiques. En Suede on en teste un autre au ras du sol sans marche d'accès. A Nanterre c'est Veolia qui, avec 22 autres sociétés, développe l'architecture télématique des données pour les bus, un immense back office pour calculer en temps réel tous les parcours, trajets et vitesse, capable de faire converger toutes les données de tous les sytèmes de transport de toutes les collectivités. La standardisation maximale et centralisée de tous les systèmes d'information.

2 mn

Banque des Territoires | Partenaires

Les territoires qui se renouvellent face à la crise

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaires 3
à écrit le 18/05/2012 à 15:00
Signaler
Il existe de nombreux projets dans le même style à Paris, il y a vraiment des choses intéressantes. A voir ici : http://www.paris.fr/mobilierurbain

à écrit le 09/05/2012 à 15:39
Signaler
A Londres on sait grâce à Internet ou son IPhone l'heure du passage du prochain bus. Il faut aussi généraliser la mise à niveau des trottoirs avec les bus. Cela se fait de plus en plus. A Bâle les chaussées deviennent des arrêt en étant surélevées et...

le 09/05/2012 à 16:21
Signaler
on peut le faire aussi dans les bus il suffit de flasher la grille horaire sur l'arrêt de bus. c'est le cas depuis 4 ans à Paris. A Amsterdam pour entrer et sortir du bus vous devez badger et attendre que le portique s'ouvre

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.