Attractivité : premier bilan pour l'Espace M

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La Mayenne, qui peine à recruter, orchestre une opération séduction tour Montparnasse.
La Mayenne, qui peine à recruter, orchestre une opération séduction tour Montparnasse. (Crédits : La Mayenne)
Mi-janvier 2019, le département de la Mayenne un ouvert un espace de 520 mètres carrés au 13e étage de la tour Montparnasse.

Une séance de job dating organisé par Orange et Pôle emploi en vue du déploiement de la fibre d'ici à 2021, une rencontre entre l'Ordre des médecins et des internes pour leur proposer des stages en Mayenne, une invitation aux bouchers parisiens en vue du Festival de la viande d'Evron pour les inciter à venir acheter sur cette foire, une remise de Légion d'honneur...

En quatre mois, l'Espace M, ouvert par le département de la Mayenne pour faire du business to business, compte déjà 600 membres réguliers.

« Nous voulions un lieu à Paris pour favoriser l'attractivité de nos activités et permettre leur développement, explique le président (UDI) du conseil départemental, Olivier Richefou. Hier encore, j'ai reçu un SMS de félicitations du carrossier Patrick Gruau. Il était heureux d'y avoir fait un rendez-vous avec un fournisseur. »

Opération séduction tour Montparnasse

La collectivité est à 1 heure 10 de train de Paris, se trouve en stabilité démographique avec 310.000 habitants, mais peine à recruter. Le département n'a certes pas la compétence économique, mais met à disposition des neuf intercommunalités qui la composent ce demi-plateau au 13e étage de la tour Montparnasse.

Les 520 mètres qu'il sous-loue auprès de la société d'intérim Actual contiennent 150 mètres carrés de coworking transformables en espace événementiel, cinq bureaux individuels et deux salles de réunion, l'une pour douze personnes, l'autre pour vingt. L'ensemble aurait actuellement un taux d'occupation moyen de 80%.

La Mayenne dit payer 250.000 euros, soit moins d'un millième de son budget annuel (300 millions d'euros). « C'est parfaitement raisonnable et cela ne nous met pas en difficulté. Je ne vais pas augmenter les impôts locaux ! » assure Olivier Richefou, qui compare ce coût à une campagne d'affichage dans le métro pendant une semaine.

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