Coronavirus : la région Ile-de-France au chevet des PME-TPE en difficulté

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D'après une enquête que nous avons menée en janvier, 80% des entreprises indiquent avoir été affectées, et en particulier l'artisanat et le tourisme, explique à La Tribune Alexandra Dublanche, vice-présidente du conseil régional francilien chargée du développement économique et de l'attractivité.
"D'après une enquête que nous avons menée en janvier, 80% des entreprises indiquent avoir été affectées, et en particulier l'artisanat et le tourisme", explique à La Tribune Alexandra Dublanche, vice-présidente du conseil régional francilien chargée du développement économique et de l'attractivité. (Crédits : Reuters)
La Région a décidé de réduire ses délais de paiement et d'octrois de subventions mais aussi de renforcer ses dispositifs existants.

Acteurs privés (Fédération bancaire d'Ile-de-France) et publics (Banque de France, Bpifrance), associations de commerçants, chambres de commerce et d'industrie (CCI),  confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), Medef, pôles de compétitivité... En ces temps de coronavirus et de grèves, la région Ile-de-France a réuni, ce mardi 3 mars, toutes ces parties prenantes pour montrer, encore et toujours, qu'elle se trouve aux côtés des PME-TPE en difficulté.

2.000 PME-TPE pour 400 M€ d'achats publics annuels

"D'après une enquête que nous avons menée en janvier, 80% des entreprises indiquent avoir été affectées, et en particulier l'artisanat et le tourisme", explique à La Tribune Alexandra Dublanche, vice-présidente du conseil régional francilien chargée du développement économique et de l'attractivité. "65% d'entre elles demandent d'avoir un accès facilité à de la trésorerie ou à des prêts à taux réduits."

La Région a donc décidé de réduire ses délais de paiement et d'octrois de subventions mais aussi de renforcer ses dispositifs existants. Il faut dire que 2.000 PME-TPE représentent chaque année près de 80% des achats publics du conseil régional, pour un volume d'au moins 400 millions d'euros sur un total d'un milliard.

Le montant global débloqué n'est pas chiffré

Ainsi, le plafond du fonds régional de garantie, géré par Bpifrance et financé par la Région, va voir son pourcentage relevé de 70 à 80%. Objectif: réduire les cautions supportées par les entreprises défaillantes. "En 2019, 1.400 en ont bénéficié. Pour les banques qui financent ces entreprises, elles sont les mieux à même de les en informer", complète Alexandra Dublanche.

Le prêt croissance TPE, qui s'élève entre 10.000 et 50.000 euros sans caution personnelle, sera, lui, davantage accessible aux sociétés qui en font la demande. Il ne sera en effet plus réservé à celles qui ont au minimum trois ans de bilan comptable, mais à celles qui en ont a minima deux. "Nous voulons élargir le dispositif", commente la vice-présidente de la Région.

Idem avec le prêt "back-up prévention" destiné aux entreprises qui subissent des difficultés conjoncturelles, et dont l'enveloppe fluctue entre 40.000 et 500.000 euros. Le différé de remboursement ne sera plus de un an mais de deux ans. Ce dernier doit toutefois être associé à un autre financement, type apport de capital ou prêt bancaire.

"Nous voulons aider au maximum ceux qui le souhaitent de la façon la plus simple possible", conclut Alexandra Dublanche qui n'a pas chiffré le montant global débloqué pour ces aides. "Si le budget [adopté fin 2019, Ndlr] ne permet pas d'y répondre, nous voterons des subventions exceptionnelles en cours d'année", assure-t-elle toutefois.

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