Imagreen chasseur de têtes pour les ténors de l'environnement

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Les 3 fondateurs d'Imagreen.DR
Les 3 fondateurs d'Imagreen.DR
Créée il y a deux ans, Imagreen est un cabinet de conseil en recrutement et d'ingénierie spécialisée commence à se faire un nom auprès des leaders des énergies renouvelables, du traitement de l'eau et de la gestion des déchets. Son objectif : devenir le Michael Page du secteur de l'environnement.

Elle trouve les perles rares dont ont besoin les Véolia, Sita, Paprec et autres industriels spécialisées dans les métiers de l'environnement. Créée il y a deux ans par trois jeunes ingénieurs d'affaires issus d'un cabinet d'ingénierie généraliste, Imagreen dispose déjà d'un fichier de plus de 3000 CV documentés sur des experts dans le traitement de l'eau, la gestion des déchets, la construction propre, les énergies renouvelables et le transport propre. Elle recrute pour le compte de ses clients ou leur détache des cadres de haut niveau sur des missions de longue durée. Pour son président et fondateur, Justin Longunesse, « Imagreen est en quelque sorte le Michael Page du secteur de l'environnement ». La comparaison est osée mais pas si farfelue qu'il n'y paraît.

L'Allemagne, puis la Grande-Bretagne

Fin 2011, Imagreen pouvait déjà se targuer d'un chiffre d'affaires de 2 millions d'euros. En juin 2012, sur les cinq premiers mois de l'année, elle affichait déjà pour 1,7 millions d'euros d'activité réalisés à 20 % par du recrutement et à 80 % par de la délégation de personnel. Et si elle est pour l'instant intervenue uniquement sur le territoire français, elle vient d'ouvrir un bureau en Allemagne où elle compte déjà comme client le spécialiste de l'éolien Repower. « Nous voulons devenir le leader européen du partenariat RH exclusivement dédié aux métiers de l'environnement. La Grande-Bretagne sera notre prochaine étape », avance Justin Longuenesse.

Détachement d'ingénieurs chez les clients

Sur les 28 salariés que compte Imagreen, 19 sont des ingénieurs détachés chez les clients. A ce titre, la société s'apparente à une entreprise d'intérim. Un qualificatif que ne rejette pas Justin Longuenesse dans la mesure où comme les sociétés d'intérim, Imagreen est en mesure de trouver des compétences temporaires pour ses clients. « Mais en tant qu'adhérent de la fédération Syntec, nous suivons pour nos salariés la convention collective applicable au personnel des cabinets d'ingénieurs conseils. Les ingénieurs que nous plaçons ont un contrat en CDIc (Contrat à Durée Indéterminée de chantier) le temps que dure leur mission ». Une formule qui répond aux attentes des grandes entreprises organisées en mode projet sur de longues périodes dont la durée ne peut être qu'estimée au départ.

Totale liberté pour les clients

Le CDIc étant plus flexible que le CDD (Contrat à Durée Déterminé), cette formule satisfait toutes les parties. Davantage même qu'un CDI classique aux dires de Justin Longuenesse. « Les grosses entreprises d'ingénierie généralistes comme Alten, Altran ou Assystem sont souvent contraintes de faire accepter à leurs ingénieurs n'importe quelle mission dans la mesure où elles doivent continuer à les payer qu'ils soient ou non détachés chez un client. Avec le CDIc nous n'avons pas cette contrainte. Mais comme il est dans notre intérêt avoir un bon enchainement de nos collaborations, nos ingénieurs trouvent vite à s'employer sur un nouveau projet qui trouve grâce à leurs yeux. Et pour le plus grand bénéfice de nos clients qui ont été choisis en toute liberté par nos ingénieurs. Avec cette façon de procéder, chaque partie nous voit comme des apporteurs d'opportunités professionnels».

Une population triée sur le volet

Un tableau qui paraît presque idyllique mais qui ne concerne bien sûr qu'une population d'experts payés à prix d'or. Chez Imagreen, les ingénieurs se retrouvent à travailler aussi bien à Hong Kong qu'en Amérique du Sud, sur un projet de construction de station de traitement de l'eau au Bahreïn ou dans l'éolien offshore. Mais la moitié des effectifs détachés de la PME sont aujourd'hui affectées dans des entreprises du secteur ferroviaire. Même s'il s'agit de transport propre, ce ne sont pas des métiers de l'environnement à proprement parler. Imagreen qui cherche à se distinguer de ses concurrents généralistes a quand même du ouvrir son champ d'action. Serait-ce le temps de monter en puissance ?
 

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