Commerce maritime : Piriou construira un géant des mers à voile pour l'armateur Towt
Nathalie Jourdan
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Le navire embarquera des palettes et des barriques, il abritera également cinq cabines passagers. De quoi générer un revenu complémentaire.
Piriou
Oubliés les vieux gréements. Pionnier du transport de marchandises à la voile, l’armateur breton va multiplier par plus de vingt sa capacité d’emport grâce à un navire qui sera construit par le chantier naval Piriou et opérationnel d'ici deux ans. Basé au Havre, ce voilier de commerce de nouvelle génération desservira trois continents.
Le choix de Piriou n'étonnera pas grand monde. Le chantier de Concarneau est connu pour exceller dans la construction de « mouton à cinq pattes pour la marine marchande » comme le rappelle son directeur des ventes, Stéphane Burgaud.
Dans le cas présent, l'expression semble bien choisie. Croisement improbable entre un voilier et un cargo, le deux mâts, qui sera opéré par sept marins, mesurera 81 mètres de long et plus de 60 de haut pour une capacité d'emport de 1.100 tonnes de marchandises : soit environ vingt fois ce qu'embarquent les goélettes affrétées par Towt depuis 2011.
Signe particulier ? Contrairement aux navires à propulsion mixte (vélique + thermique) qui arrivent sur le marché, lui sera propulsé à la voile 90% du temps, exception faite des manœuvres réalisées grâce à un moteur diesel de très faible puissance. De quoi revendiquer un bilan carbone exceptionnel. « Le gain en CO2 est phénoménal », insiste Stéphane Burgaud.
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Quant à ses performances, elles seront bien supérieures à celles des goélettes d'antan, promet Alain Tobie, co-fondateur du cabinet d'architecture naval nantais H&T qui l'a conçu.
«Les technologies modernes permettent de créer un navire beaucoup plus efficace que les voiliers de transport de marchandises d'avant l'avènement des énergies fossiles, avec des matériaux plus durables, des voiles plus hautes et la mécanisation de la navigation, du chargement et du déchargement».