Changement climatique : comment Neosylva veut sauver la forêt française
Frédéric Thual
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Neosylva vise la gestion de 100.000 hectares de forêt d'ici 15 ans.
Neosylva
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Neosylva vise la gestion de 100.000 hectares de forêt d'ici 15 ans.
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« Ce n'est pas la fin du monde, mais il est clair que l'on va vers des phénomènes de mortalités de masse comme on n'en a pas connu depuis longtemps. La forêt souffre du changement climatique. Il est certain que les vingt prochaines années verront un dépérissement massif de la forêt et notamment de la forêt française. D'où la nécessité de l'accompagner !», prévient Jean-Guénolé Cornet, fondateur de la startup nantaise Neosylva créée pour aller au chevet de la forêt française.
Sur les 17 milliards hectares de forêts françaises, dont les trois-quarts sont détenus par trois millions de propriétaires privés, Neosylva vise la gestion de 100.000 hectares d'ici quinze ans. « C'est une contribution. Mais, c'est d'autant plus compliqué en France où l'évolution sociologique de la population qui était aux deux tiers ruraux il y a soixante-dix ans est aujourd'hui aux deux tiers urbains. Les gens se sont éloignés des forêts. Une intelligence de la gestion forestière s'est perdue », regrette le forestier entrepreneur, qui vient de lever cinq millions d'euros auprès de vingt-cinq actionnaires historiques (Caisse des Dépôts et consignations, le fonds Everwoood, des entrepreneurs bretons et ligérien de la première transformation du bois ou engagé dans des démarches de transition écologique...).
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C'est la troisième levée de fonds menée par Neosylva depuis sa création en 2018, à Nantes. A l'époque, elle avait levé 200.000 euros. Puis dix fois plus, deux ans plus tard pour investir aux côtés de petits propriétaires forestiers « en impasse de gestion », et contribuer au renouvellement et au suivi de la forêt. Fin juin dernier, Neosylva estimait atteindre le millier d'hectares gérés et vise, avec cette nouvelle levée de fonds les 3.000 hectares de parcelles d'ici à 2025. « Il y aura d'autres levées de fonds à venir, avec des montants croissants au fur et à mesure de notre développement. On s'adapte au rythme de la forêt avec un flux de trésorerie foncièrement négatif pendant au moins encore une bonne vingtaine d'années avant de trouver l'équilibre», indique Jean-Guénolé Cornet, conscient de la tâche à accomplir et satisfait d'avoir une nouvelle fois convaincu la majorité de ses soutiens, pour certains présents au capital de l'entreprise. Une fidélité nécessaire.
Frédéric Thual
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