Les éleveurs de volailles de chair et poules pondeuses affrontent une hausse exponentielle et sans précédent de leur coût de production.
"Parallèlement, l'ensemble des autres charges connaît également une croissance importante, tant pour l'énergie que le transport ou la main d'œuvre..." En 2021, la production agricole a subi, comme toutes les autres, la hausse du prix des matières premières.
"La hausse de la production agricole est surtout marquée pour la production végétale, en particulier celle des céréales (+ 46,2 %), stimulée par la poussée conjuguée du volume et des prix. Dans le même temps, les consommations intermédiaires des agriculteurs augmentent de 2,8 %, du fait essentiellement du renchérissement des prix de l'énergie et de l'alimentation animale" commente l'Insee.
Dans un communiqué de presse, le Synalaf regrette "ces hausses ne soient pas prises en compte par la grande distribution."
Le syndicat national exhorte donc les différents acheteurs à revaloriser leur prix d'achat :
"Pour le consommateur, qui plébiscite ouvertement les signes officiels de qualité, cette majoration équivaudrait à un surcoût solidaire. On estime qu'il s'agirait d'augmenter le prix des poulets Label Rouge et Bio de 0,70 euros par poulet, celui des œufs Label Rouge de 0,12 euros par boîte de 6 œufs et celui des œufs bio de 0,30 euros par boite de 6 œufs, afin de garantir le revenu des éleveurs."
Pour faire face aux charges, en Auvergne, les éleveurs ont depuis longtemps mis en place une stratégie vertueuse. Dans le souci d'offrir une traçabilité totale des intrants, la filière garantit une alimentation à base de céréales et soja cultivés uniquement sur le territoire français. L'ensemble des céréales (maïs, blé et orge) et le soja qui composent l'alimentation des Volailles Fermières d'Auvergne proviennent uniquement de France.