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Stratégie - La Tribune AURAAgro-alimentaire - La Tribune AURA

Empreinte carbone, bien-être animal... Aoste sur le chemin de la reconquête

Stéphanie Gallo Triouleyre

Publié le 12 mai 2021 à 07:00 - Mis à jour le 01 octobre 2025 à 00:34

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Aoste

"Les saucissons et les salaisons font actuellement l'objet d'essai pour enlever les conservateurs à horizon 2023/2025", explique Philippe Duriez, directeur général du groupe Aoste.

DR

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Chez Aoste, il souffle comme un petit vent de reconquête. Car si les confinements successifs ont eu un effet bénéfique sur la consommation globale des ménages, 2020 s'est traduite par une tempête sur les volumes mais aussi sur les prix. Une occasion de déployer une nouvelle dynamique sur ses marques phares (Aoste, Justin Bridou, Cochonou et César Moroni) et d'affirmer une stratégie tournée vers le bien-être animal et la réduction de son empreinte carbone.

Philippe Duriez, le directeur général du groupe Aoste, ne s'en cache pas : 2021 devra être une année de reconquête, mais cela s'annonce complexe. En 2020, le chiffre d'affaires du spécialiste de la charcuterie était passé de 452 millions d'euros à 462 millions d'euros, mais avec un volume de viande vendue qui s'était rétracté de 3.000 tonnes (52.000 tonnes en 2019 contre 49.000 tonnes en 2020).

"En 2019, nous avons subi une forte hausse du prix de nos matières premières en raison de la peste porcine africaine qui a réduit les cheptels, chinois notamment, et a fait grimper les prix. En 2020, nous avons réussi à répercuter une partie de ces hausses sur nos prix de vente, cela s'est fait au détriment de nos volumes",rappelle Philippe Duriez.

Avant de poursuivre : "Nous espérons repartir à la hausse cette année, mais nous nous trouvons aujourd'hui dans la même situation qu'en 2018/2019 : nous sommes encore confrontés à l'augmentation des prix de nos matières premières. Un nouveau tsunami s'annonce. Nous allons donc devoir renégocier nos prix de vente auprès de nos distributeurs".

Avec sept implantations, - trois en Auvergne-Rhône-Alpes (dont son siège social à Saint-Priest, Aoste en Isère et Saint-Symphorien-sur-Coise entre Loire et Rhône) -, le groupe Aoste emploie 1.400 salariés en France.

Valoriser son engagement

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Dans ce contexte complexe - même si les confinements et restrictions successives ont eu un impact plutôt positif sur les ventes de charcuterie en France (+5% en volume, +10,5% en valeur en 2020 selon les chiffres de l'institut IRI)-, Aoste doit déployer une nouvelle dynamique sur l'ensemble de ses marques phares (Aoste, Justin Bridou, Cochonou et César Moroni), afin de séduire les consommateurs.

Dans cette perspective, l'engagement sociétal et durable du groupe se posera lui aussi comme un argument majeur pour répondre aux attentes des consommateurs. Pour le valoriser, il présente son plan "AGIR" (Acteur Gourmand Innovant et Responsable) avec des objectifs en six actes pour 2040.

Stéphanie Gallo Triouleyre

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