Philippe Duriez, le directeur général du groupe Aoste, ne s'en cache pas : 2021 devra être une année de reconquête, mais cela s'annonce complexe. En 2020, le chiffre d'affaires du spécialiste de la charcuterie était passé de 452 millions d'euros à 462 millions d'euros, mais avec un volume de viande vendue qui s'était rétracté de 3.000 tonnes (52.000 tonnes en 2019 contre 49.000 tonnes en 2020).
"En 2019, nous avons subi une forte hausse du prix de nos matières premières en raison de la peste porcine africaine qui a réduit les cheptels, chinois notamment, et a fait grimper les prix. En 2020, nous avons réussi à répercuter une partie de ces hausses sur nos prix de vente, cela s'est fait au détriment de nos volumes",rappelle Philippe Duriez.
Avant de poursuivre : "Nous espérons repartir à la hausse cette année, mais nous nous trouvons aujourd'hui dans la même situation qu'en 2018/2019 : nous sommes encore confrontés à l'augmentation des prix de nos matières premières. Un nouveau tsunami s'annonce. Nous allons donc devoir renégocier nos prix de vente auprès de nos distributeurs".
Avec sept implantations, - trois en Auvergne-Rhône-Alpes (dont son siège social à Saint-Priest, Aoste en Isère et Saint-Symphorien-sur-Coise entre Loire et Rhône) -, le groupe Aoste emploie 1.400 salariés en France.
Dans ce contexte complexe - même si les confinements et restrictions successives ont eu un impact plutôt positif sur les ventes de charcuterie en France (+5% en volume, +10,5% en valeur en 2020 selon les chiffres de l'institut IRI)-, Aoste doit déployer une nouvelle dynamique sur l'ensemble de ses marques phares (Aoste, Justin Bridou, Cochonou et César Moroni), afin de séduire les consommateurs.