Préparons, enfin, " le monde de demain "

 |  | 855 mots
Lecture 4 min.
(Crédits : Christian Auboyneau)
« Il est urgent de penser le monde d’après, dans toutes les disciplines en dialoguant avec la jeune génération ». Telle est l’ambition de la VIème édition des Rencontres Capitales, qui se tiendra du 19 au 21 novembre 2021, après son annulation en 2020, à cause de la pandémie. Cette nouvelle édition, à l’initiative de l’Institut de France et avec le concours de la Bibliothèque Mazarine et des académies, sera le temps des retrouvailles pour, ensemble, penser notre futur non confiné.

Ces Rencontres Capitales, dont La Tribune est partenaire, réuniront plus de 150 intervenants et près de 10 000 spectateurs pour écrire la feuille de route de demain.

Les partenaires et mécènes de cet événement ont tous à cœur de soutenir cette nouvelle édition pour préparer le monde de demain. « L'impact positif sur la planète et la société, c'est encourager les rencontres de sens entre la jeunesse, dans sa diversité, et les plus grands scientifiques et penseurs. Ce que permettent ces journées, très qualitatives. Être éveillés, c'est être encore plus actifs demain, car dans ces Rencontres se forgent coopérations, engagement et idées d'actions concrètes » commence par souligner Valérie Gaudart, directrice du pôle Culture et Communauté d'Engie.

Cette édition des Rencontres Capitales se déroulera dans un contexte très particulier, où, plus que jamais, il est important de questionner l'après. « La crise COVID nous a douloureusement rappelé que la santé était un enjeu central de nos sociétés. En tant que fondation d'une entreprise de santé, nous souhaitons participer aux débats pour contribuer à valoriser le travail de nos partenaires qui, comme nous, s'emploient à réduire les inégalités » souligne Valérie Faillat, Déléguée générale de la Fondation Sanofi Espoir. Pour Emmanuel Charlet, Directeur associé de Fidexi, « Depuis plus de 30 ans, Fidexi développe des projets à fort impact sociétal. Ce mécénat illustre les préoccupations qui sont les nôtres et en cette période mouvementée, aux enjeux complexes, nous sommes plus que jamais convaincus que le débat ouvre la voie à l'action ».

Ces propos illustrent bien la vocation initiale de l'évènement, né en 2011 pour incarner le grand débat d'idées de Marseille Capitale européenne de la culture. Depuis lors, dans cet esprit prospectif et constructif, se sont succédés des thèmes de débats engagés et accessibles à tous : « S'indigner ! » en 2011, puis « Un autre monde ? » en 2013. Après une journée de débats à l'université Louis Lumière de Lyon, toujours en 2013, les Rencontres Capitales ont trouvé leurs nouveaux quartiers à l'Académie des Sciences et au Palais de l'Institut de France, en 2016. Une première pour ce lieu, à l'occasion du 350ème anniversaire de l'Académie des Sciences. Jamais, jusqu'à présent, l'Institut de France ne s'était ouvert, à ce point, au débat public. Comme à Marseille, un auditoire multigénérationnel en quête de repères a répondu présent, conduisant ainsi le Palais de l'Institut à accueillir, en 2018, une nouvelle édition. Cette dernière a rassemblé plus de 5000 participants autour de débats passionnants, animés par des journalistes de renom, sur des sujets à la fois scientifiques, économiques, politiques, sociétaux, culturels, philosophiques, éthiques...

« Quel lieu représente mieux que l'Institut de France le foisonnement intellectuel et la rencontre entre tous les savoirs ? En dix ans, les Rencontres Capitales se sont imposées comme l'un des espaces de débat qui permettent d'éclairer le présent et de construire l'avenir. Rares sont les cadres propices au dialogue entre le mathématicien et le chef d'entreprise, entre le sociologue et le médecin, entre le politique et le biologiste, entre le compositeur et le physicien, ou entre le philosophe et l'économiste ! » souligne Sybille de Gastines, Directrice de la communication de l'Institut de France.

Lieu de dialogue et d'échanges citoyens entre les disciplines, les Rencontres Capitales le sont également entre les générations. Elles rassemblent des milliers de jeunes engagés, curieux et ouverts sur le monde, acteurs majeurs du nouveau millenium.

Cynthia Fleury, lors du premier rendez-vous préparatoire à l'édition 2021, a parfaitement défini les profondes mutations à venir de ce millenium notant que nous y sommes maintenant entrés ! A Christophe Mouysset, Directeur partenariats et relations recruteurs de Kedge, de préciser : « notre rôle en tant qu'école est de donner à [ses] étudiants la conscience du monde dans lequel ils vivent et de les préparer à ses enjeux. [...] Nous encourageons les experts, scientifiques, politiques, artistes, praticiens à partager, leurs savoirs, leurs visions, leur sensibilité et leurs convictions, pour forger des opinions par l'ouverture d'esprit et le débat. Pour devenir meilleurs nous transformons cette conscience en action avec nos étudiants, pendant leur parcours à l'école, pour un impact dans leur vie personnelle et professionnelle. ».

En route pour sa prochaine édition, avec ces grandes interrogations, les Rencontres Capitales lancent dès maintenant le débat avec une deuxième séance préparatoire ce 31 mars. Y participeront, Nicolas Bouzou et Charles Pépin qui poseront la question de l'après crise : En sortira-t-on meilleurs ?

 « Face aux enjeux sociaux et sociétaux qui découlent de la crise du Covid, les Rencontres Capitales peuvent apporter des réponses importantes. Il faut que les gens adhèrent et que la société accepte des transformations. Il faut un temps de consultation et les Rencontres Capitales sont là pour ça » conclut Catherine Raynaud, directrice des affaires publiques de Pfizer et secrétaire générale de Pfizer Innovation France.

Baptiste Grüss

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :