Procès : Vivendi envisage déjà de faire appel

Hervé Pisani, un avocat de Vivendi, indique que le groupe de média et de télécommunications fera appel si la "class action" engagée aux Etats-Unis contre lui aboutit à des dommages et intérêts.
(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)

Vivendi  fera appel si la "class action" engagée aux Etats-Unis contre le groupe français de médias aboutit à des dommages et intérêts, a déclaré ce lundi à Reuters Hervé Pisani, un avocat de Vivendi. Selon un avocat des plaignants cité par le Financial Times, la décision du tribunal pourrait être annoncée dès mardi et les réparations financières pourraient atteindre jusqu'à huit milliards d'euros, une perspective qui pèse lundi sur le cours de Bourse de Vivendi.
 

"C'est tout à fait impossible de fixer aujourd'hui une estimation des dommages et intérêts dans l'hypothèse où Vivendi perdrait", a déclaré Hervé Pisani, qui a précisé n'avoir aucune certitude sur la date du jugement dans ce procès ouvert en octobre dernier.
Selon l'avocat, le tribunal devra d'abord se prononcer sur la culpabilité du groupe et seulement dans un deuxième temps statuer sur d'éventuels dommages et intérêts. Une procédure d'appel pourrait durer jusqu'à deux ans, a-t-il ajouté.
 

Des petits porteurs estimant avoir été trompés sur la santé financière du groupe ont lancé la procédure en 2002, accusant Jean-Marie Messier, PDG de Vivendi à l'époque, et Guillaume Hannezo, ancien directeur financier, d'avoir donné une fausse image de la santé financière de l'entreprise.
 

Le double rachat, pour 46 milliards de dollars, de Seagram et de Canal Plus amènera au bord de la faillite un groupe auparavant considéré comme une valeur phare de "la nouvelle économie".
 

Vers 12h35, le titre perdait 2,8% à 20,05 euros, accusant ainsi plus forte baisse du CAC 40, lui-même en hausse de 0,57%, tandis que l'indice DJ Stoxx sectoriel reculait de 0,58%. "Vivendi subit aujourd'hui les craintes sur le résultat de la 'class action' aux Etats-Unis, avec des montants potentiels de dommages plus élevés que ce qui circulait dans la presse jusqu'ici", a indiqué Charles Bedouelle, analyste chez Exane BNP Paribas.

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