Alcatel-Lucent : les syndicats mobilisés contre « un tsunami social inacceptable »

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
L’annonce de 10.000 suppressions nettes d’emploi, dont 900 en France, fait naturellement réagir les organisations syndicales de l’équipementier français, alors que les représentants du personnel sont réunis ce mardi en comité de groupe européen.

Les représentants du personnel d'Alcatel-Lucent s'attendaient à un lourd impact social depuis l'annonce au mois de juin du plan stratégique « Shift » (changer, bouger) du nouveau directeur général Michel Combes, visant notamment une réduction de coûts d'un milliard d'euros.

Et le sixième plan social de l'équipementier télécoms français depuis sa fusion avec Lucent fin 2006, dévoilé ce mardi matin, se traduit par une « réelle hécatombe », se désole la CFDT, avec 10.000 suppressions (nettes) de postes, dont 900 en France dès 2014 : « la direction générale a la main lourde, très lourde. » C'est « un tsunami social inacceptable » selon la CFE-CGC, qui juge ce plan « de très loin le plus brutal. »

Alcatel employait 10.800 personnes en France en 2008

Si la CFE-CGC assure pouvoir « comprendre la logique économique du groupe », elle réclame des propositions de reconversion et refuse toute fermeture de sites. De même, « la CFDT est consciente de la gravité de la situation financière du groupe et la déplore. Mais ce sont encore les salariés qui paient le prix fort » considère le syndicat, qui s'inquiète que « la place de la France dans le groupe s'affaiblit d'année en année. »

L'équipementier employait 10.800 personnes dans l'Hexagone il y a cinq ans, en 2008, sur 76.248, soit 14% des effectifs mondiaux. D'ici fin 2015, le groupe emploiera 58.000 salariés dans le monde dont 5.900 en France, mais environ 2.000 se trouvent dans des filiales (câbles sous-marins, activité entreprises) dont « le sort est toujours en suspens » et qui pourraient être vendues.

Dans son rôle, la CFDT promet de combattre « cette saignée supplémentaire », revendiquant « un rééquilibrage des charges en faveur de la France », en appelant à l'aide le gouvernement. Idem à la CFE-CGC qui interpelle Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif « il ne suffit pas de déclarer […] que la France dispose de nombreux atouts, grâce à un leader mondial, Alcatel-Lucent, il faut des actes maintenant ! »

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Commentaires
a écrit le 08/10/2013 à 18:31 :
Pourquoi ne pas demander aux fossoyeurs de Alcatel Lucent, Serge Tchuruk en particulier qui a fait tant de mal à l'industrie française en prônant l'esclavage tout comme Louis Schweitzer chez Renautl Dacia
a écrit le 08/10/2013 à 17:35 :
faut pas ce leurrer toutes les sociétés étrangères et surtout américaine reste 10 ans en moyenne une fois qu elle ont récolter le max elle se casses
a écrit le 08/10/2013 à 16:17 :
Les internationalistes syndicaux qui prônent l'ouverture de tout à tous, sont de temps en temps pour un rééquilibrage "national" comme Montebourg veut nous faire croire qu'il défend la relocalisation. On a l'impression nauséabonde d'une bande qui brûle ses dernières cartouches.
a écrit le 08/10/2013 à 14:20 :
Les derniers dirigeants d' ALU ont dressé le constat accablant de ce groupe. Ben W. n'a pas eu le courage d'aller aussi loin et ça lui a couté son poste. M COMBES lui essaye d'aller encore plus loin pour "dégraisser ce mammouth" et pour s'aligner sur les standards de rentabilité de la profession. Si ce plan n'est pas appliqué car l'ETAT et les syndicats veillent(?), alors la socièté va mourir.
a écrit le 08/10/2013 à 13:54 :
Avec les licenciements à Nantes et Rennes c'est pas le moment de faire des dépenses de luxe avec un Aéroport flambant neuf, il semble y avoir d'autre priorités largement plus urgentes... déjà des économies.
a écrit le 08/10/2013 à 13:43 :
Faut pas s étonner 15 ans avec des énarques incompétents a la tête de cette ancienne grande entreprise. On a pas vu manifester les salariés contre sturuck Il est hors de question que l état paye pour tous ces nulos
a écrit le 08/10/2013 à 12:41 :
Et MOntebourg il fait quoi ? Nationaliser voilà la solution pour faire travailler des gens à ne rien faire. Pourvu que les syndicats bloquent la situation pour permettre à la Sté de se détériorer plus vite
Réponse de le 08/10/2013 à 18:03 :
Quand on comprendra que être licencié n'est pas un problème mais une péripétie de la vie professionnel Le problème est de ne pas retrouver un travail c'est sur que quand vous êtes marque syndicaliste vous ne pouvez retrouver que dans la fonction public et aujourd'hui c'est difficile
Réponse de le 08/10/2013 à 19:32 :
Je vous en prie cher Monsieur, faîtes nous part de votre parcours professionnel et de vos multiples rebondissements...Votre niveau de maitrise du Français a certainement du vous ouvrir moultes portes.

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