La NASA a mis au point une expérience à l'automne 2013 permettant de transférer des données à très haut débit vers la Lune. Le taux de téléchargement est nettement supérieur à la moyenne française.
C'est à l'aide de quatre télescopes distincts, basés au Nouveau Mexique et chacun alimentés par un transmetteur laser, envoyant l'information codée sous forme de pulsations invisibles de lumière infrarouge, que les chercheurs ont envoyé un signal de liaison montant vers la Lune. En multipliant le nombre de télescopes, les chercheurs favorisent ainsi la probabilité que le faisceau parvienne à son objectif.
"Communiquer à des débits élevés de la Terre à la lune avec des faisceaux laser est difficile en raison des (près de) 400.000 kilomètres de distance disséminant le faisceau de lumière", reconnaît Mark Stevens, chercheur au MIT cité dans le communiqué.
622 mégabits par seconde
Les données parviennent pourtant à parcourir les 384.633 kilomètres qui séparent en ce jour d'octobre la Terre et la Lune avec un taux de téléchargement de 622 mégabits par seconde. Le téléchargement de données depuis la Lune vers la Terre prend toutefois plus de temps puisqu'il n'est "que" de 19,44 Mbp/s.
Si l'expérience a été menée à l'automne 2013, les conclusions des recherches de l'équipe scientifique seront elles présentées le 9 juin lors de la CLEO 2014, une conférence dédiée aux lasers et à l'électro-optique qui se tient du 8 au 13 juin. Et qui sait, peut-être qu'un jour elle sera retransmise en streaming vers la Lune, voire même Mars, si les prédictions des chercheurs sont justes.