Allô la Terre ? Ici la Lune, on a le "Wifi"

La NASA a mis au point une expérience à l'automne 2013 permettant de transférer des données à très haut débit vers la Lune. Le taux de téléchargement est nettement supérieur à la moyenne française.
Laszlo Perelstein

2 mn

Le procédé a permis à la Lune de disposer d'une connexion entrant avec un débit de 622 mégabits par seconde. (Photo : NASA)
Le procédé a permis à la Lune de disposer d'une connexion entrant avec un débit de 622 mégabits par seconde. (Photo : NASA) (Crédits : NASA)

Dans l'espace, personne ne vous entendra crier, mais vous pourrez un jour tweeter.  Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology's (MIT) et de la NASA sont parvenus pour la première fois à établir un échange de données à travers l'espace, a rapporté fin mai le site de publication scientifique The Optical Society

C'est à l'aide de quatre télescopes distincts, basés au Nouveau Mexique et chacun alimentés par un transmetteur laser, envoyant l'information codée sous forme de pulsations invisibles de lumière infrarouge, que les chercheurs ont envoyé un signal de liaison montant vers la Lune. En multipliant le nombre de télescopes, les chercheurs favorisent ainsi la probabilité que le faisceau parvienne à son objectif.

"Communiquer à des débits élevés de la Terre à la lune avec des faisceaux laser est difficile en raison des (près de) 400.000 kilomètres de distance disséminant le faisceau de lumière", reconnaît Mark Stevens, chercheur au MIT cité dans le communiqué. 

622 mégabits par seconde

Les données parviennent pourtant à parcourir les 384.633 kilomètres qui séparent en ce jour d'octobre la Terre et la Lune avec un taux de téléchargement de 622 mégabits par seconde. Le téléchargement de données depuis la Lune vers la Terre prend toutefois plus de temps puisqu'il n'est "que" de 19,44 Mbp/s.

Une vitesse toutefois très largement supérieure au débit moyen en France, qui était de 6,6 Mbits/s fin 2013 d'après une étude publiée par la société américaine spécialisée dans le cloud Akamai. Mais surtout, qui dépasse de très loin celle d'une communication sur fréquence radio, allant 4,800 fois plus vite que la plus rapide jamais mesurée, rapporte le communiqué. 

Si l'expérience a été menée à l'automne 2013, les conclusions des recherches de l'équipe scientifique seront elles présentées le 9 juin lors de la CLEO 2014, une conférence dédiée aux lasers et à l'électro-optique qui se tient du 8 au 13 juin. Et qui sait, peut-être qu'un jour elle sera retransmise en streaming vers la Lune, voire même Mars, si les prédictions des chercheurs sont justes.

Laszlo Perelstein

2 mn

Sommet du Grand Paris

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaires 4
à écrit le 04/06/2014 à 11:12
Signaler
@ bsr Nous sommes en retard encore une fois... dans un pays où les espaces sont beaucoup plus petits qu'aux Etats-Unis... Peut-être que de meilleures infras développeraient le business en province, le télétravail mais non il est plus utiles de s...

à écrit le 04/06/2014 à 7:38
Signaler
Bonjour, Si vous consultez le rapport 2013 de la société akamai, vous noterez également que la vitesse moyenne maxi de connexion aux États Unis est de 14.4mbs, donc bien inférieure à la moyenne française. Il aurait été intéressant de le mentionner p...

le 04/06/2014 à 10:10
Signaler
France 6.6 Mbs Etats Unis 14.4 Mbs Oui la France a "encore" un retard . . .

le 04/06/2014 à 11:34
Signaler
Il suffit de lire les stats européennes pour constater que le France est à la ramasse sur ce terrain là aussi. Orange est plus prompt à verser des dividendes qu'à l'investir, à moins que de l'argent public soit mis sur la table... lààà faut voir...^^

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.