French Tech : Pixium autorisé à commercialiser son oeil bionique en Europe

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Pour creuser son trou, Pixium Vision mise sur la qualité technologique de son système, censée être supérieure à celle de son concurrent américain Second Sight.
Pour creuser son trou, Pixium Vision mise sur la qualité technologique de son système, censée être supérieure à celle de son concurrent américain Second Sight. (Crédits : Pixium Vision)
Le système de Pixium Vision stimule artificiellement la rétine déficiente et lui redonne une vision des formes et des mouvements pour aider des personnes à recouvrer la vue. La startup fait face à la concurrence de l'Américain Second Sight, qui commercialise déjà son propre système depuis plusieurs années.

Le marché européen s'ouvre à Pixium Vision. La startup française a annoncé lundi 25 juillet avoir obtenu le marquage CE, dernière étape qui permet d'obtenir une mise sur le marché de son dispositif médical, faisant grimper son titre en Bourse de 4,61% à 11h07.

Pixium vision pouvait déjà implanter son système de vision bionique. Il avait d'ailleurs annoncé le 24 février le succès d'une première implantation sur un patient de 58 ans de son implant épi-rétinien Iris II. Mais grâce à l'obtention de cette autorisation de mise sur le marché européen, le groupe va pouvoir implanter son appareil à plus grande échelle. Mieux : Pixium Vision peut désormais déposer les dossiers de demande de remboursements nationaux. Un second souffle attendu pour une société dont la trésorerie commence à s'essouffler (passée de 31 millions d'euros au premier semestre 2015 à 16 millions d'euros au premier semestre 2016).

Dans les faits, le système de Pixium Vision appelé Iris II stimule artificiellement la rétine déficiente et lui redonner une vision des formes et des mouvements. L'appareil est équipé d'une caméra intelligente qui reproduit le fonctionnement de l'œil humain.

Pixium Vision en retard sur son concurrent américain

Le principal concurrent de la société française est l'Américain Second Sight. Ce dernier a pris quelques longueurs d'avance sur le marché. Sa prothèse épirétinienne, l'Argus II a obtenu le marquage CE en Europe en 2011 et l'autorisation de la FDA américaine en 2013. En janvier 2016, il annonçait avoir déjà implanté dix-huit patients en France, pays ou son système d'œil bionique est intégralement remboursé depuis 2014. Il en a implanté 75 dans le monde en 2015, contre 29 l'année précédente. La société américaine se revendique "leader mondial en terme de nombre de patients traités avec des implants rétiniens".

Pour creuser son trou, Pixium Vision mise sur la qualité technologique de son système, censée être supérieure à celle de son concurrent. "Le capteur ne prend pas de clichés successifs, composés principalement d'informations redondantes, mais visualise à chaque instant avec ses pixels asynchrones, l'ensemble des évènements nouveaux", avance la société. Elle estime également que son implant épi-rétinien équipé de 150 électrodes "en a presque trois fois plus que ce qui se fait actuellement".

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