Inde : la consolidation se poursuit dans le mobile

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Le marché indien du mobile est plus que jamais en ébullition. Le géant des télécoms indien Bharti Airtel va acquérir la division mobile de son rival Tata Teleservices, ont-ils annoncé jeudi dans un communiqué commun, contribuant à consolider un marché indien jugé ultra concurrentiel. En s'emparant des 40 millions d'abonnés de Tata, Bharthi améliore sa couverture réseau et son assise sur un marché de 1,25 milliard d'habitants, sous le choc depuis un an de la percée fracassante du nouvel opérateur Reliance Jio.
L'opération, réalisée sans sortie de cash et endettement supplémentaire, doit encore recevoir un feu vert administratif, selon le communiqué. "C'est une étape significative dans la poursuite de la consolidation de l'industrie indienne du téléphone mobile", a souligné Sunil Bharti Mittal, PDG de Bharti Airtel, cité dans le communiqué. Cette fusion est "la solution optimale" pour le conglomérat Tata, a commenté de son côté son PDG Natarajan Chandrasekaran.
Le marché indien vit une guerre de prix et des appels gratuits, depuis le lancement en septembre 2016 de l'opérateur Reliance Jio par Mukesh Ambani, première fortune indienne, solidement adossé à son conglomérat Reliance Industries, qui va de la chimie à l'énergie. En juillet, le lancement d'un smartphone gratuit par Jio avait fait plonger l'action de Bharti Airtel de près de 6%.
En mars, l'opérateur britannique Vodafone avait annoncé la fusion de sa filiale indienne avec Idea Cellular, attendue depuis longtemps, pour prendre à Bharti Airtel la place de leader dans le pays. Le mois précédent, ce dernier s'était emparé de la filiale indienne du norvégien Télénor, désireux de sortir du marché. Tata Teleservices avait été le premier à lancer des services 3G en Inde, via un partenariat de 2008 avec l'opérateur japonais NTT Docomo, qui avait échoué à séduire assez de clients, amenant le japonais à exercer son option de revente de ses parts dans la coentreprise, puis à intenter un contentieux à Tata.
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En juin 2016, une cour d'arbitrage internationale avait condamné Tata à verser 1,17 milliard d'euros de compensations à son ex-partenaire, et le groupe indien avait annoncé en février avoir conclu un accord amiable avec Docomo pour l'indemniser.
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(avec AFP)
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