Pourquoi les médias vont au bras de fer contre les géants de l'IA
François Manens
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OpenAI s'attribue le rôle du bon élève dans l'intelligence artificielle.
Reuters
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OpenAI s'attribue le rôle du bon élève dans l'intelligence artificielle.
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Après avoir fait plier Google et les géants du Net sur la rémunération des droits voisins, la presse en ligne entend régler ses comptes avec les têtes de file de l'intelligence artificielle. Et pour cause : grâce à leurs robots (ou bots) ces derniers collectent sur les sites de presse -ainsi que partout sur le web- des milliers de lignes de texte, qu'ils utilisent ensuite pour entraîner leurs modèles de langage, à l'instar du fameux GPT-4 d'OpenAI, la dernière version de ChatGPT.
« Il n'entre pas dans nos missions de servir gratuitement de nourriture aux algorithmes. En indexant des sites dont les informations ont un réel coût de production, les bots se créent de la valeur pour eux-mêmes à coût nul », dénonce ainsi dans Les Echos Laurent Frisch, le directeur du numérique et de la stratégie d'innovation de Radio France. La radio publique fait partie d'un ensemble d'éditeurs de médias français -où on retrouve notamment Mediapart, France Médias Monde (RFI, France24...), TF1 ou encore Publihebdos (actu.fr)- a avoir pris la décision technique et symbolique de bannir le bot d'OpenAI.
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Leur objectif : trouver un accord financier avec les acteurs de l'IA, afin de rémunérer l'utilisation des articles dans l'entraînement des IA. « C'est la question du partage de la valeur dans l'univers numérique qui se joue », rappelle Pierre Pérot, avocat spécialiste du droit de la propriété intellectuelle et du droit d'auteur au cabinet August Debouzy. Avec d'un côté, un secteur des médias à l'équilibre financier instable, et de l'autre, les géants du Net, qui semblent avoir trouvé dans l'IA une mine d'or.
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