Axelle Lemaire : "Le compte entrepreneur-investisseur sera le dernier grand acte du mandat pour l'innovation"

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Il faut mobiliser les business angels, ces particuliers qui sont prêts à prendre un risque financier et personnel pour investir dans des startups, estime Axelle Lemaire.
"Il faut mobiliser les business angels, ces particuliers qui sont prêts à prendre un risque financier et personnel pour investir dans des startups", estime Axelle Lemaire. (Crédits : Reuters)
En déplacement à Tel-Aviv pour le DLD Innovation Festival, qui s'est achevé ce jeudi, la secrétaire d'Etat au Numérique et à l'Innovation s'est confiée à La Tribune sur ses priorités jusqu'à la fin du mandat de François Hollande. Elle dresse également le bilan de la French Tech, réfléchit sur la création d'une fondation pour la rénovation démocratique, et réaffirme son soutien au chiffrement des données, remis en cause par son homologue Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur.

LA TRIBUNE - Comme au CES de Las Vegas en début d'année, la France était la nation étrangère la plus représentée au DLD de Tel-Aviv. L'objectif est-t-il d'imposer la France comme "la" porte d'entrée du marché européen auprès des investisseurs et des médias israéliens, qui ont tendance à percevoir le Royaume-Uni et l'Allemagne comme les deux grands "hubs" d'innovation en Europe ?

AXELLE LEMAIRE - La France est une grande nation d'innovation et de startups et il faut le faire savoir. Les Israéliens se tournent naturellement vers les Etats-Unis, de plus en plus vers la Chine, un peu vers l'Europe. Mais pas beaucoup vers la France, alors qu'il y a une grande communauté française dans le pays. Le défi aujourd'hui est de transformer l'intérêt voire l'affection des Israéliens pour la France, que j'ai pu constater lors de ma visite, en collaboration technologique, en investissements dans les startups, en présence commerciale en France, à la fois pour les startups, mais aussi pour les grands groupes et les entreprises de taille intermédiaire (ETI).

C'est pour cela que l'une des thématiques de ma visite était l'innovation ouverte. J'encourage les grands groupes français à faire de la recherche et développement (R&D) en Israël, pour être en lien avec les innovations de rupture, avec les milieux scientifiques comme le Technion [L'Institut israélien de technologie, l'un des plus importants au monde, NDLR]. Israël produit des prix Nobel à la chaîne et ce n'est pas par hasard. Ce pays cultive les idées, l'importance du savoir, la transmission par l'éducation, plus que les autres. Shimon Peres était d'ailleurs fermement convaincu que l'innovation par la science est source de progrès économique, mais aussi social et sociétal.

Israël a beau être un petit pays dont la superficie équivaut à celle de la Bretagne, il reste une référence mondiale pour l'innovation depuis 50 ans. Que peut-on importer du modèle israélien en France ?

Les deux écosystèmes ont beaucoup de points communs, à commencer par la qualité reconnue de leurs ingénieurs. Mais Israël a de nombreux autres atouts dont il faut s'inspirer. Ici, la culture entrepreneuriale est très prégnante, et pas uniquement chez les startups. La prise de risque et la remise en question pour innover et trouver des solutions aux problèmes quotidiens font partie de l'état d'esprit israélien. Ailleurs, c'est beaucoup moins le cas, et notamment en France, même si les choses évoluent et qu'on arrive de plus en plus à sortir des carcans, des lourdeurs institutionnelles, administratives, fiscales, culturelles et sociales.

Il suffit de regarder deux chiffres très révélateurs. Le premier est la part de la R&D dans le PIB du pays -4,6%-, alors qu'en France, on se situe autour des 2%. Il n'y a pas de secret : davantage de recherche équivaut à davantage d'innovation. Si vraiment on veut faire le pari de construire le futur par l'innovation, alors il faut investir beaucoup plus massivement dans la recherche.

Le montant du capital-investissement dans les startups en Israël est également très significatif. En 2015, 3,6 milliards d'euros ont été investis, dans un pays de 8,5 millions d'habitants qui compte à peine 7.000 startups. C'est colossal. En France, il y a de plus en plus d'argent investi dans le capital-risque, avec des taux de croissance de plus de 100% année après année, mais il a fallu modifier la structuration du financement de l'innovation.

Chez nous, il reposait en général sur les banques. Il a fallu encourager l'investissement privé, pousser à prendre des risques avec, notamment, des incitations fiscales. Grâce à la BPI, qui prend en charge une grande partie du risque, nous avons libéré l'investissement. Désormais, nous nous rapprochons du modèle israélien. Pour la France, créer des ponts technologiques avec des écosystèmes très innovants en Israël, comme par exemple le futur centre de cybersécurité qui se construira dans le désert du Néguev, est très pertinent.

Les relations franco-israéliennes sont compliquées par le contexte géopolitique, comme l'a montré la crise Orange l'an dernier [Stéphane Richard avait déclaré qu'Orange se retirerait d'Israël s'il le pouvait, avant de s'excuser]. Vous avez visité un incubateur palestinien à Ramallah. S'agit-il de montrer que la France n'oublie pas les Palestiniens ?

La France est l'un des partenaires d'Israël les plus neutres. Nous prônons une solution de paix autour de la reconnaissance de deux Etats, ce qui nous permet de parler avec tout le monde. Je n'ai pas le sentiment que la diplomatie ait été très efficace jusqu'à présent pour résoudre les problèmes au Moyen-Orient. Je ne dis pas que l'innovation va changer la donne, mais elle peut l'améliorer. Créer des partenariats économiques est l'une des solutions si on veut dépasser un contexte géolopolitique extrêmement complexe.

C'est pour cela qu'il était très important pour moi d'aller à Ramallah et de rencontrer des entrepreneurs palestiniens, dont certains sont financés par des investisseurs israéliens. Les innovateurs des deux côtés se méfient des jeux des gouvernements et ont à cœur de construire un destin économique commun. Les initiatives telles que cet incubateur palestinien m'intéressent beaucoup. Mon rôle n'est pas de mettre sur la table un agenda des priorités de négociation, mais plutôt d'encourager les coopérations concrètes qui doivent permettre le développement économique des deux parties. Je crois que la société civile et les entrepreneurs peuvent contribuer à créer davantage de collaboration pacifique.

Vous êtes secrétaire d'Etat au Numérique depuis 2014 et vous venez d'obtenir le maroquin de l'Innovation suite au mini-remaniement lié au départ d'Emmanuel Macron. Mais il ne reste que huit mois avant la prochaine élection présidentielle et nous sommes déjà en pré-campagne électorale avec la primaire de la droite puis celles de la gauche. Que pouvez-vous faire en si peu de temps ?

Il faut choisir car effectivement, il reste peu de temps. Parce que j'ai désormais accès au dispositif de financement de l'innovation, le compte entrepreneur-investisseur verra le jour dans le cadre de la loi de finances rectificative avec le ministre de l'Economie et des Finances Michel Sapin, et le secrétaire d'Etat au Budget et aux Comptes publics Christian Eckert.

Depuis 2012, la France a créé, notamment grâce à la BPI, des outils de financements sur toute la chaîne de croissance des startups, de l'amorçage au late-stage, et nous avons développé l'écosystème avec la French Tech et des outils comme le Pass French Tech, le French Tech Ticket et les French Tech Hubs à l'étranger. Les amortissements fiscaux ont permis de renforcer le financement participatif et l'investissement des grands groupes. Mais il y a un trou dans la raquette. Il s'agit de la capacité à mobiliser les business angels. Ces particuliers sont prêts à prendre un risque financier et personnel pour investir dans des startups. Mais aujourd'hui, ils subissent une double-peine sur le plan fiscal quand ils réalisent des moins-values. Le compte entrepreneur-investisseur sera la dernière réponse de ce gouvernement à la création de toute une palette d'outils d'aide au financement de l'innovation.

La force de l'innovation réside aussi dans la capacité d'attraction des talents. Comment rendre la France plus attirante ?

Le principal atout de l'écosystème d'innovation -et je dois marteler ce message car il n'est pas encore vraiment intégré dans les politiques publiques-, c'est les femmes et les hommes qui le composent. Le niveau de qualification est primordial, la qualité des formations et du système d'éducation sont un enjeu fondamental pour développer l'envie d'entreprendre chez nous et attirer les meilleurs talents étrangers. Par les temps qui courent, avec le Brexit notamment, tenir un discours de libre-circulation absolue des personnes dans le marché unique européen n'est pas évident.

Très concrètement, le programme French Tech Ticket doit monter en puissance. [Créé en 2015, il vise à inciter des entrepreneurs étrangers à créer des startups en France grâce à des aides -financières, incubation- et à la création d'un interlocuteur unique pour les démarches administratives, NDLR]. Environ 200 entrepreneurs étrangers, actuellement en cours de sélection, seront accueillis pour la deuxième édition, dont des Israéliens et, je l'espère, des Palestiniens. J'aimerais en accueillir 2.000 dans les années à venir.

L'innovation doit-elle être forcément technologique ?

On entre trop souvent dans les sujets d'innovation par le prisme de la technologie. En tant que nation d'ingénieurs, nous avons tendance à focaliser l'effort public sur les innovations technologiques de rupture, qui se situent dans des cycles longs et mobilisent énormément d'investissements. Or, penser comme cela, c'est définir en amont ce que doit être l'innovation et réduire son spectre. Donc l'innovation technologique, je dis oui. La R&D technologique, oui. Mais les innovations d'usage, les innovations sociales, sociétales, démocratiques, oui aussi ! La loi pour une République numérique, la première avec une consultation citoyenne, était d'ailleurs une expérimentation d'innovation politique.

C'est pour cela que je soutiens le mouvement des Civic Tech, car les outils numériques peuvent se mettre au service d'un projet de transformation. J'aimerais beaucoup, mais ce n'est pas encore une annonce car j'y travaille en ce moment, créer une organisation, un réseau, un espace de rencontres et d'interactions pour l'innovation politique. Car aujourd'hui, il n'existe pas de fondation, ni de structure qui pense la rénovation démocratique. Les organisations d'experts, les startups de la Civic Tech, les chercheurs, les constitutionnalistes, les politistes, les élus dans les différents partis... Tous ces gens travaillent sur cette transformation, mais ils ne se rencontrent pas ! C'est un vrai problème.

Le Conseil National du numérique (CNNum) ne pourrait-il pas tenir ce rôle plutôt que de créer une nouvelle fondation ?

Non, car il faut apporter des garanties de neutralité. Or le CNNum, bien qu'autonome, est nommé par le gouvernement. Il peut encourager tous les mouvements d'innovation, impulser des dynamiques, mais il faut une structure pérenne pour devenir la maison d'accueil des Civic Tech.

Les entreprises Internet, et notamment les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter, font l'objet de critiques sur la modération et le retrait des contenus illicites sur la Toile. Quel doit être leur rôle dans la lutte contre le terrorisme et contre l'incitation à la haine sur Internet ?

Je crois en un nécessaire équilibre. D'une part, il faut respecter la liberté d'expression et protéger les données personnelles. D'autre part, il faut lutter contre les contenus manifestement illicites qui apparaissent en ligne. Cela passe par une réponse européenne forte et qui consiste d'abord à affirmer les valeurs de tolérance, l'état de droit tel qu'il a été défini dans la Convention européenne des droits de l'homme, tout en exigeant des grandes plateformes Internet, notamment les réseaux sociaux, qu'elles agissent de manière plus proactive dans le retrait des contenus antisémites, arabophobes, racistes, d'incitation au terrorisme etc.

Il faut trouver un équilibre des forces, mais la réflexion n'est pas encore arrivée à maturité dans ce domaine. Il faut aussi des meilleures collaborations en cas d'attaque. La cellule d'information du gouvernement et de la préfecture de Paris, la plateforme de signalement Pharos, sont en contact direct et immédiat avec les représentants des réseaux sociaux, pour veiller à enlever les photos des victimes, retirer des hashtags haineux, repérer en amont des incitations au terrorisme. La loi énonce assez clairement les obligations à l'égard de ces intermédiaires, mais il y a encore du travail.

Les outils numériques prennent une place grandissante dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Vous parlez d'un nécessaire équilibre entre la défense des libertés et la sécurité. Mais avec la loi Renseignement de 2015, les lois antiterroristes de 2014 et de 2016, les mesures de l'Etat d'urgence transposées dans le droit commun, qui réduisent les libertés publiques et élargissent le spectre de la surveillance des citoyens, ou encore les attaques récentes contre le chiffrement des données du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, ce rapport de force ne se déséquilibre-t-il pas vers davantage de sécurité au détriment des libertés ?

Absolument, mais c'est d'une question d'une complexité inouïe, il est difficile d'y répondre en si peu de temps [l'entretien devait se terminer, NDLR], d'autant plus que rien n'est noir ou blanc. Je dis qu'il faut préserver les libertés. Vous poseriez cette question à d'autres pays, vous n'auriez pas la même réponse. Malgré les annonces récentes sur le chiffrement [Bernard Cazeneuve a demandé à la Commission européenne de trouver un moyen de forcer les réseaux de communication cryptés comme Telegram à collaborer avec les forces de l'ordre, NDLR], je rappelle qu'il y a dans la loi Numérique un article qui demande à la Commission Nationale Informatique et Libertés (CNIL) de promouvoir le chiffrement, car cette méthode de cryptage des communications garantit la sécurité et la confiance dans l'économie numérique. Cet article a même fait l'objet d'un arbitrage par le Premier ministre. Alors oui, il y a eu des annonces, des intentions exprimées, mais la réalité est que la France soutient le chiffrement.

Vous avez d'ailleurs rencontré, début septembre, des membres du gouvernement allemand à Berlin, en marge du salon informatique IFA. Il fallait éteindre l'incendie allumé par Bernard Cazeneuve ?

Il ne s'agissait pas d'éteindre un incendie mais de comprendre les attentes de mes homologues. Honnêtement, je n'ai pas senti un appétit décisif outre-Rhin pour remettre en cause le chiffrement. La Commission européenne semble aussi être alignée avec cette position. Je ne vois pas comment cette annonce pourrait se matérialiser.

Propos recueillis par Sylvain Rolland

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Commentaires
a écrit le 02/10/2016 à 8:40 :
Suite. Le premier aspect serait favorable à Air France et à Alstom, le deuxième à la SNCF. Mais qui peut le comprendre? Cela permettrait de sauver notre économie.
a écrit le 02/10/2016 à 8:33 :
En matière de fiscalité, il faut tenir compte de deux aspects. D'abord, réduire la fiscalité liée à la production et la reporter sur la consommation; cela réduit les prix des produits en concurrence avec les produits internationaux. Ensuite, taxer l'énergie pour réduire les prélèvements sur le travail. Cela revient à basculer la fiscalité du travail sur la fiscalité énergétique.
a écrit le 01/10/2016 à 13:40 :
Suite. La taxe carbone étant proposée par la droite, et le CICE une idée de la gauche, le conseil constitutionnel n'aurait pas besoin d'être consulté.
a écrit le 01/10/2016 à 13:23 :
Je vous fais part de mon raisonnement: il y a la taxe carbone (sur l'énergie) abandonnée à la suite de l'avis du conseil constitutionnel; puis le CICE qui visait la réduction des charges sociales à la charge des entreprises; lions les deux, en finançant les charges sociales par cette taxe sur l'énergie qui serait utile pour le climat; qu'en pensez vous? Tout ça à niveau constant, donc sans effets sur l'économie.
a écrit le 01/10/2016 à 12:39 :
C'est une bien belle femme et dommage quelle est choisie les idées socialistes , il faut investir dans la rétro- (ingénieurie ) comme font les Russes , les U.S . les Chinois , les Iraniens .
a écrit le 01/10/2016 à 11:44 :
"Il n'y a pas de secret : davantage de recherche équivaut à davantage d'innovation. Si vraiment on veut faire le pari de construire le futur par l'innovation, alors il faut investir beaucoup plus massivement dans la recherche"

Bien entendu et c'est dans tous les domaines pareils, l'économie sans la recherche c'est d'une régression humaine totale.

Maintenant on a confié la recherche, cette énorme responsabilité, ce qui distingue l'humanité des animaux, aux actionnaires milliardaires qui préfèrent soigner leurs dividendes plutôt que d'investir dans cette activité capitale, vitale.

Une recherche public digne de ce nom, avec de véritables moyens alloués, permettrait de remettre en route la recherche privée, stoppée à cause de la marge bénéficiaire de l'actionnaire, se sentant obligée de n'être pas complètement dépassée.

Maintenant il serait temps de se défaire de cette attachement aux remboursements des intérêts de la dette qui plombent les finances publiques paralysant tout le secteur scientifique.

On en revient systématiquement au même problème que tous nos décideurs politiques et économiques, principaux bénéficiaires de celui-ci, évitent systématiquement d'aborder.
a écrit le 01/10/2016 à 7:57 :
Une bonne analyse de la part des commentateurs. Mais tout le monde oublie le role de l'énergie. L'économie, c'est le capital humain et l'efficacité énergétique (le progrès technique). Il faut aussi tenir compte de l'énergie. Jean Tirole propose de mettre une taxe sur l'énergie pour protéger le climat. La note n°6 du CAE propose d'utiliser cette taxe pour réduire le cout du travail. Qu'est ce qu'on attend pour le faire? Mais qui s'intéresse à l'énergie?
a écrit le 01/10/2016 à 6:39 :
Axelle Lemaire est une des rares compétences de ce gouvernement. Mais elle agit dans un domaine que les politiques ne comprennent pas d'autant que l'avenir pour beaucoup se limite à leur prochaine élection. Et puis gagner de l'argent en France c'est un pêché qu'il faut punir par l'impôt. Rappelez-vous les protestations quand Macron a osé dire qu'il faudrait plus de millionnaires en France (millionnaires par l'innovation).
a écrit le 30/09/2016 à 19:01 :
Le compte entrepreneur-investisseur, encore un énième machin imbitable qui va s'ajouter à la tartine fiscale incompréhensible qui permet en cas de contrôle d'être forcément coupable de quelque chose. Un investisseur cherche deux choses: un espoir de rentabilité et de la visibilité. La rentabilité est tuée par des impots trop lourds, la visibilité est inexistante en France essentiellement à cause du fisc, il suffit de voir ce qui se passe en ce moment avec l'assurance vie. Et la cause principale est toujours la même, l'Etat glouton mort de faim, qui cherche en permanence de nouvelles rentrées fiscales. Tant qu'il n'y a pas de réforme structurelle du coût de l'Etat cette situation perdurera, on aura chaque année un nouveau bricolage pour essayer d'appâter les investisseurs et plus tard un contre-bricolage qui annulera les effets du bricolage précédent... La seule solution actuellement viable pour un investisseur est de monter une structure en dehors de France dans un pays stable fiscalement (je ne parle pas de paradis fiscal) et de réaliser des investissements dans des pays avec des caractéristiques similaires. C'est à dire pas chez nous... On peut accabler les socialistes, mais c'est exactement pareil avec la droite puisque l'Etat n'est jamais réformé ni par l'un ni par l'autre et qu'il garde son addiction maladive à la dépense, donc au besoin de rentrées fiscales toujours plus grandes.
a écrit le 30/09/2016 à 18:42 :
"Peres était convaincu que l'innovation est source de progrès social" : Israël reste pourtant un pays de pauvreté et d'inégalités fortes.
la R&D israélienne est largement financée/réalisée par des investisseurs étrangers (OCDE).
l'Armée joue un rôle important a priori, avec 5,4% du PIB dépensé dans la Défense.
Réponse de le 01/10/2016 à 7:45 :
Vous rêvez d'un monde égalitaire

Désolé vous vous êtes trompé de planète

Staline Lénine les chinois les asiatiques etc l égalitarisme a toujours conduit à la dictature et à la misère de tous
a écrit le 30/09/2016 à 16:47 :
les sociallistes francais devraient arreter avec leurs plans foireux et autres guignoleries auxquelles personne ne comprend rien et qui n'interessent personne
ils ont demolli les boites et l'esprit d'entreprise en france
c'est pas grave, c'est un choix
pas la peine de venir avec un pansement pour jambe de bois
ils recolteront le fn, ca sera bien fait pour eux, vu que c'est ce qu'ils veulent
Réponse de le 01/10/2016 à 10:56 :
Puisque vous n'y comprenez rien, dispensez-nous de vos commentaires ineptes.
Et au lieu de pleurnicher, retroussez-vous les manches.
a écrit le 30/09/2016 à 16:25 :
la protections des donnees et la surveillance des mafieux et intescristes de tout poils doit ettre fais, mais internet ce n est pas que cela, les possibilites de connecter le monde entier dans la sagesse des grand penseurs des philosophes dans la valeur des libertes commune pour faire avance la societe dans la bonne direction beaucoup d invention von naitre de cette invention et transforme notre monde , dans les echanges dans le domaine culturel et commerciaux pourrons ses faire dans cette extraordinaire outils que nous devons exploite dans le sens de la paix, et de l humanisme,???/// NOUS AURONS LE DESTIN QUE NOUS AVONS MERITE ///ALBERT EINSTEIN ///

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