Action de groupe : UFC-Que Choisir s'attaque à Google

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(Crédits : Arnd Wiegmann)
L'association française va assigner devant la justice Google pour violation du RGPD, le règlement européen sur la protection des données. Elle espère obtenir une indemnisation de 1.000 euros par plaignant au titre de "violation de la vie privée".

Google est dans le viseur de l'UFC-Que Choisir. L'association française devrait assigner ce mercredi le géant américain devant le TGI de Paris pour violation du fameux RGPD (Règlement général sur la protection des données), révèle Le Parisien. Entré en vigueur il y a plus d'un an, le RGPD renforce la protection des données personnelles des citoyens ainsi que les obligations en la matière des professionnels et des entreprises.

L'UFC-Que Choisir, soutenu par "200 consommateurs", lance donc une action de groupe pour tenter d'obtenir la mise en conformité de la firme de Moutain View au RGPD. "Nous ne contestons pas le modèle économique de Google, mais il doit, comme les autres, se soumettre à la loi et demander très clairement aux consommateurs l'autorisation d'utiliser leurs données personnelles, ce qui est très loin d'être le cas", explique au Parisien Raphaël Bartolomé, responsable de service juridique de l'UFC.

En effet, selon l'association, les règles de confidentialité de Google dénombrent pas moins de 5.700 mots, 100 liens et 54 renvois. Or, le RGPD instaure la notion de consentement "explicite". L'utilisateur doit donner un accord non ambigu pour la collecte et l'exploitation de ses données - ce qui implique des conditions d'utilisation facilement compréhensibles et des termes clairs. S'il refuse, il devra tout de même pouvoir accéder au site concerné, dans la mesure du possible.

Une indemnisation de 1.000 euros par plaignant

L'UFC-Que Choisir espère du juge civil qu'il imposera à Google de se plier à la réglementation du RGPD afin d'obtenir un réel consentement sur le traitement des données personnelles. L'association veut aussi réclamer 1.000 euros par plaignant pour "violation de la vie privée" au titre de l'indemnisation du préjudice.

Le géant américain a déjà écopé en janvier d'une amende de 50 millions d'euros de la part de la Cnil, le gendarme français des données personnelles. En s'appuyant sur le RGPD, la Cnil reprochait également à Google un "manque de transparence, une information insatisfaisante et une absence de consentement valable" pour l'exploitation des données personnelles de ses utilisateurs. La firme de Mountain View a fait appel.

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Retrouvez le Dossier RGPD de La Tribune :

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Commentaires
a écrit le 30/06/2019 à 14:41 :
cette société est entrain de faire n’importe quoi :

Bien sur qu’il faut un consentement pour accéder aux données

De l’autre coté : il existe des organisations internationaux comme .. myspy ( sur le web)ou il est possible avec un «  compte Apple et code » de bloquer des numéros n’importe lesquels ( soit disant pour protéger les enfants ) logiciel qui sert de «  surveillance et de blocage d’entré et de sortie de numéros » à l’insu des numéros ciblés :


Ce sont des «  techniques de manipulations et qui peuvent aller jusqu’à la perversité « !!
Atteinte à la liberté de «  vie » .

Ce genre de site devrait être interdit et sanctionné ;

C’est comme un parent pervers qui ne veut pas que «  son adolescent «  soit autonome , derrière son dos , programme «  sa vie » et «  ses contacts »( exemple)
C’est un crime ça


Surveiller les autres, bloquer les appels émetteurs alors qu’il n’y aucune panne déclaré est de la «  manipulation »( ce sont des délits , des assassinats psychologiques des histoires de vie humaines)

Les logiciels qui permettent cela est «  une atteinte » à la liberté et à la vie des humains ( ces outils sont des armes de crimes)

A méditer...avant qu’il soit trop tard.
a écrit le 27/06/2019 à 10:37 :
Il existe bien d'autres moteurs de recherche que Google, au lieu d'essayer de soutirer de l’argent ils peuvent aussi changer de fournisseur

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