Facebook choisit Paris pour installer son prochain laboratoire d'intelligence artificielle

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Facebook ouvre son troisième laboratoire consacré à la recherche sur le traitement automatique du langage, la reconnaissance du langage ou d'images.
Facebook ouvre son troisième laboratoire consacré à la recherche sur le traitement automatique du langage, la reconnaissance du langage ou d'images. (Crédits : © Dado Ruvic / Reuters)
Le réseau social a annoncé l'ouverture d'un bureau à Paris consacré à la recherche sur l'intelligence artificielle, le troisième après New-York et la Californie.

Facebook, le réseau social qui compte désormais 1,4 milliard d'utilisateurs a annoncé mardi 2 juin dans un communiqué l'ouverture d'un laboratoire de recherche consacré à l'intelligence artificielle à Paris."Nous avons choisi Paris (...) parce que ce pays abrite des chercheurs parmi les plus talentueux de la planète", assure ainsi Facebook.

Six personnes font déjà partie de l'équipe FAIR, pour "Facebook artificial intelligence research"du bureau parisien situé avenue de Wagram dans le 17e arrondissement. Tous seront sous la direction de Florent Perronnin qui a travaillé dans les laboratoires de Xerox à Grenoble, et de Panasonic en Californie. Le réseau social précise qu'une douzaine de personnes devrait travailler dans le laboratoire parisien, avec au total "entre 40 et 50 personnes", en comptant les doctorats et post-doctorats, dont 20 à 25 chercheurs permanents, précise l'AFP.

 Un laboratoire en partenariat avec l'Inria

Facebook voit dans Paris une communauté de chercheurs dynamiques. Le réseau social va d'ailleurs travailler avec l'INRIA, un institut public de recherche dédié aux sciences du numérique :

"Nous avons un accord de collaboration avec l'INRIA, un institut de recherche de premier plan à Paris qui donne de nouvelles possibilités d'études en association avec des professionnels de la recherche talentueux, des doctorants, des post-doctorants", indique le groupe dans un communiqué.

 Un programme lancé par un chercheur français

Paris a donc été préférée à Londres. Une surprise ? Pas si sûr. Fin 2013, Facebook avait débauché un Français, Yann LeCun, spécialiste de l'apprentissage par les machines à l'Université de New-York pour diriger le programme de recherche consacré au sujet. Le directeur technologique de Facebook, Mike Schroepfer, ne tarissait pas d'éloges à son égard dans le communiqué de la New York University annonçant le recrutement du chercheur, pionnier dans ce domaine :

"Un des penseurs les plus respectés dans son secteur, Yann (LeCun) a mené des recherches révolutionnaires en "deep learning", une branche de l'intelligence artificielle consistant à simuler le fonctionnement du cerveau humain pour analyser des données".

Deux sites aux Etats-Unis

Le réseau social de Mark Zuckerberg, créé en 2004, a déjà ouvert  deux sites dédiés à la recherche sur l'intelligence artificielle dans son quartier général de Menlo Park en Californie et à New-York. Des laboratoires qui doivent permettre, selon Mike Schroepfer "d'affiner la reconnaissance d'images permettra de donner aux internautes toutes les infos qu'ils veulent, de les trier en fonction de leurs centres d'intérêt", précise le directeur technologique du réseau social.

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Commentaires
a écrit le 03/06/2015 à 18:57 :
Donc, pour les Américains on viendrait installer de l'intelligence artificielle là où elle n'est pas naturellement présente ?
a écrit le 02/06/2015 à 21:21 :
Le mot d'ordre à la mode en France c'est le verbe "réinventer". Ce verbe est suivi d'une pléthore d'autres qui glorifient l'avenir et celui-ci, pour certains, s'annonce radieux, magnifique. Ces derniers temps, de temps durs d'ailleurs, on voit le plus souvent aux médias c'est l'utilisation (systématique, je dirais) des verbes "simplifier", "purifier", "booster", "moderniser", "révolutionner", "innover"….. et j'en passe. On se croyrait en pleine Renaissance européenne du XVIème siècle ! et pourtant….

Mêmes des partis politiques changent leur nom pour faire passer le sentiment d'un renouveau, de quelque chose de vièrge, de pur, comme si le fait de changer uniquement l'étiquette ferait d'une piquette un bon vin. Dans les titres de presse et de l'audiovisuel, les bobards fleurissent, tous rêvetus de ce même esprit cocardier ("Il n'y a point comme nous !") mais, que tel les vagues dans l'océan, disparaissent avec la même intensité qu'ils surgissent. Moins réjouissant, cependant, c'est que derrière tout ce patchwork de faux-semblants on décèle les mêmes vieilles habitudes, immuables habitudes qui se traduisent par la critique acerbe toujours dirigée aux mêmes cibles, la malveillance à l'égard de tout ce que les autres font mieux que nous. À cet égard, pas de renouveau mais de perpétuité !

Pour cela, dans cette loufoque irréalité, il est fort judicieux de se remettre aux paroles de Jésus quand il dit "Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d'étoffe neuve ; autrement la pièce neuve tire sur le vieux tissu et le déchire davantage. (Marc 2, 18-22). Réfléchissons-y et revenons sur terre, la chute sera moins dure.
a écrit le 02/06/2015 à 19:33 :
Beaucoup de centres de R&D s'installent en France. Peu d'emploi mais a forte valeur ajoutée. L'étape suivante est le centre de production qui offre géneralement plus d'emplois.
a écrit le 02/06/2015 à 19:13 :
boboland : capitale de l'intelligence façaubouc c'est hidalgo qui doit jubiler
Réponse de le 02/06/2015 à 19:49 :
L'intelligence artificielle n'aura pas de difficulté à vous battre !
Réponse de le 03/06/2015 à 7:38 :
bien vu
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