Régulation des « cookies » : une victoire à la Pyrrhus de la CNIL ?

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(Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
OPINION. La Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL), en charge notamment de veiller à la protection des données personnelles, vient de gagner une bataille. Une grande partie des dispositions restrictives qu'elle s'apprête à prendre sur les cookies a été jugée légale par le Conseil d'Etat, le 19 juin. Cependant, la CNIL a peut être plus à perdre puisque d'autres moyens seront utilisés pour suivre la navigation des internautes. (*) Par Laurence Daziano, membre du Comité scientifique de la Fondation pour l’innovation politique.

La protection des données personnelles est un enjeu majeur dans une société de plus en plus digitalisée. Cette protection passe notamment par le consentement des internautes à donner accès à leurs informations personnelles pour pouvoir naviguer sur certains sites ou accéder à la lecture de certains contenus. Avec ces informations, les éditeurs ou responsables de contenu proposent des informations et des publicités plus ciblées. Par exemple, en tapant « chaise longue », l'internaute aura non seulement la définition de la dite chaise mais pourra également voir apparaître des publicités pour acheter des chaises longues.

En France, la régulation de la protection des données des internautes a été confiée à la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) qui vient d'être confortée par deux décisions du Conseil d'Etat...

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Commentaires
a écrit le 27/06/2020 à 10:29 :
Firefox, Microsoft et autres font attention à ces cookies et en chasse la plus grosse partie, sauf celles qui leur rapportent du fric on s'en doute bien néanmoins le ménage est quand même assez bien fait car ils y gagnent également à virer la concurrence quand on sait un minimum paramétrer un pc. Sur les téléphones, passoires à données, forcément ça doit être plus compliqué seul un système d'exploitation linux nous permettrait de ne pas perdre totalement la main sur nos données.

Mais comme vous dites si on leur interdit un truc ils vont en trouver un autre, plus discret et plus efficace générant au final encore plus de risques pour le pillage de nos données. Pas de solutions idéales techniques du fait de la porosité tacite d'internet, le mieux est de former les citoyens au numérique maintenant il est bien évident que c'est pas la génération des LREM et autre RN toujours campées au 19 ème siècle qui est capable de mettre en place une pédagogie scolaire efficace car neutre et objective en la matière.

Tant que nous serons en oligarchie en déclin il semble bien difficile de trouver des protagonistes compétents pour nous faire enfin avancer.
a écrit le 27/06/2020 à 10:08 :
Il convient de noter que la délibération de la CNIL ne porte pas sur les seuls « cookies » mais s'applique « aux opérations de lecture ou écriture dans le terminal d'un utilisateur (notamment aux cookies et autres traceurs) ». Elle s'applique donc sans doute aussi au « fingerprinting » et à bien d'autres solutions technologiques ayant le même objectif.

D'autre part, si le Conseil d'Etat a bien annulé l'interdiction générale et systématique des « cookies walls » cette pratique reste discutable au regard du RGPD, et les recommandations de la CNIL et du CEPD conduiront sans doute à sanctionner les « cookies walls » au cas par cas.

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