La NSA fournit la géolocalisation des portables pour la frappe des drones

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"The Intercept". Voici le nom du nouveau site d'information, produit de l'association de Pierre Omidyar, fondateur d'eBay, et du journaliste d'investigation démissionnaire du Guardian, qui a contribué aux révélations sur le vaste système d'espionnage américain de la NSA, l'agence chargée du renseignement et donc des interceptions de communications.
Pas étonnant donc que pour sa sortie, le site internet s'offre une nouvelle révélation. Dans ce premier article, Glenn Greenwald affirme ainsi que la NSA utilise la géolocalisation des téléphones portables grâce à leur carte SIM pour déterminer la position de personnes qui sont ensuite visées par une frappe de drones.
Des frappes sans que la cible soit identifiée
Une méthode qui aurait été utilisée aussi bien au Pakistan, qu'en Afghanistan ou au Yémen, selon le journaliste, qui dit tenir ces informations de documents de la NSA fournis par l'ancien consultant Edward Snowden et d'un ancien opérateur de drones.
Cette unité de la NSA, appelée GeoCell, serait ainsi à l'origine de frappes sans que la cible soit formellement identifiée mais simplement parce qu'elle utilise le téléphone dont la carte SIM a été localisée. "Il peut s'agir de terroristes ou il peut s'agir de membres de leur famille qui n'ont rien à voir avec les activités de la cible", affirme dans l'article l'ancien opérateur de drones.
La vérité pour 250 millions de dollars
Aussi les talibans en Afghanistan seraient-ils de plus en plus méfiants vis-à-vis de leurs téléphones, n'hésitant pas à changer fréquemment de cartes SIM pour éviter d'être repérés, affirme encore The Intercept.
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Quoi qu'il en soit, cette révélation s'inscrit dans la recherche de transparence du nouvel acteur médiatique. La "mission à court terme" de ce site serait en effet de fournir une plateforme pour dévoiler les informations contenues dans les documents fournis par Edward Snowden sur la NSA. Aussi le milliardaire irano-américain a-t-il indiqué qu'il investirait 250 millions de dollars, dont 50 pour lancer les opérations, dans ce projet qui doit permettre aux journalistes de "poursuivre la quête de la vérité".
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