Animation : Ankama et Média-Participations créent un nouveau studio

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Le nouveau studio d'animation MadLab, situé à Roubaix, accueillerait près d'une centaine de nouveaux employés, notamment grâce à l'aide de la région Hauts-de-France.
Le nouveau studio d'animation MadLab, situé à Roubaix, accueillerait près d'une centaine de nouveaux employés, notamment grâce à l'aide de la région Hauts-de-France. (Crédits : REUTERS/Danish Siddiqui)
Le créateur de jeux vidéos Ankama s'est associé au géant de la BD Médias-Participations pour créer un studio commun. Objectif : produire du meilleur contenu, tout en développant de nouveaux emplois.

Bonne nouvelle pour le secteur de l'animation en France. Le dernier né des studios de création de dessins animés, MadLab Animations, a officiellement été inauguré jeudi 28 septembre, à Roubaix, dans les Hauts-de-France. Il est le fruit du mariage entre Ankama, la société française indépendante de création numérique et de divertissement, connue pour des jeux comme Dofus ou Wakfu, et Ellipsanime Production, filiale de Média-Participations.

Ce groupe d'édition, de presse et de production de contenu audiovisuel est présent aussi bien dans la bande dessiné et la jeunesse, que dans la presse ou l'animation. Le quatrième plus important groupe d'édition en France, leader européen de la B.D. grâce à de prestigieuses maisons d'éditions tels Dargaud, ou Dupuis, cherche a diversifier davantage ses activités dans les médias. Depuis le succès, en 2004, de son jeu en ligne Dofus (85 millions de comptes ont été crées dans le monde), Ankama investit lui aussi dans plusieurs domaines d'activité, pour espérer devenir un véritable groupe transmédia.

"Plus de contenus avec une qualité internationale"

La création de ce nouveau studio pourrait bien profiter aux deux entreprises. Le projet est né après la cession en 2012 de 29% du capital d'Ankama au groupe spécialisé dans la B.D., suite au départ d'un des trois membres fondateurs. Média-Participations distribue également les éditions Ankama - qui publient surtout des mangas - depuis leur rachat, en mai dernier.

Les deux sociétés justifient cette union par le fait que Média-Participations soit centré sur l'animation - qui possède notamment le premier catalogue européen de dessins animés pour la télévision -, alors que la force d'Ankama réside essentiellement dans les jeux vidéo et la gestion des communautés.

Et pour faire vivre les 1.000 m2 de surface dédiés, le studio a déjà trois séries en projet, dont une pour France Télévisions, qui retranscrira les aventures du chat "Garfield" - une B.D. aussi publiée par le groupe d'édition. Le but serait surtout d'avoir "deux ou trois productions en même temps", afin de "créer des contenus attrayants, ambitieux, avec une qualité internationale" d'après Laëtitia Jaeck, directrice générale adjointe d'Ankama interrogée par La Voix du Nord.

Des moyens et des emplois

Dans cette nouvelle aventure, les deux groupes à la taille différente (1.000 employés pour Média-Participations contre 300 pour Ankama), peuvent compter sur des ressources. Avec en moyenne près de 6 millions d'euros de budget par projet, et des objectifs de productions ambitieux, MadLab emploiera au moins 10 employés permanents, mais aussi 120 intermittents à partir de cette année. Pour Anthony Roux, l'un des fondateurs d'Ankama, les "trois productions programmées vont donner du travail aux intermittents de la région pour quatre ans".

Le projet répond parfaitement aux nouvelles ambitions de la région des Hauts-de-France dans le domaine de l'animation et de l'audiovisuel. En effet, le Conseil régional a doublé, en début d'année, le budget coproduction de Pictanovo, la structure décisionnaire de la politique audiovisuelle de la région, le faisant passer à 7 millions d'euros. La Métropole Européenne de Lille (MEL) participe également à la naissance du projet puisqu'elle injectera, avec la Région, pas moins de 400.000 euros pour le développement du jeune studio. Les mastodontes du divertissement américains, comme Netflix ou Disney, n'ont qu'à bien se tenir !

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